Tokyo 2020 - Team USA a-t-il changé depuis la défaite face à la France ?

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JEUX OLYMPIQUES - Un premier choc en ouverture pour lancer le tournoi, un autre, plus important, pour l'or : Français et Américains ne se quittent plus. Il y a deux semaines, les Bleus avaient battu les Etats-Unis (83-76) mais ceux-ci ne ressemblent plus tout à fait à l'équipe désorganisée qu'ils étaient alors. Kevin Durant et les autres ont bien progressé.

Kevin Durant face à Nicolas Batum

Crédit: Getty Images

25 juillet - 7 août. Si comme nous, vous vous êtes plongés dans les Jeux Olympiques, ces 13 jours ont pu vous paraître une éternité. Pour les Français et les Américains, la perception du temps a, sans doute aussi, été distendue. Et pour cause, chacune des deux équipes a, depuis, disputé quatre rencontres, s'est qualifiée pour les quarts, les demies puis la finale. Autant de temps pour progresser donc. Et les Américains, battus en ouverture par des Français qu'ils retrouvent pour l'or ce samedi, en ont bien profité. C'est peu de dire qu'ils en avaient bien besoin.
"Ça ne va pas être facile de jouer les Américains. Ça va être une équipe vraiment différente de celle que l'on a jouée il y a deux semaines". "On avait envie de les rejouer à nouveau. On sait que ce sera un tout autre match que la première fois et beaucoup difficile car les Américains sont montés en puissance". Nicolas Batum comme Vincent Collet pourraient être taxés d'enfoncer des portes ouvertes ou plus encore de faire de la langue de bois mais difficile de leur donner tort.

Une deuxième période effrayante en demie contre l'Australie

De sa performance décevante devant la France à sa démonstration de la seconde période (55-33) en demi-finale contre l'Australie, l'équipe américaine a changé. Tout n'est pas parfait, loin de là, et c'est pourquoi les Bleus peuvent et doivent y croire mais Gregg Popovich, le sélectionneur américain, a travaillé pour faire de son addition de stars un collectif. En à peine deux semaines, c'est une petite performance. "Cette équipe de Team USA est bien coachée, relève notre consultant et ancien international Fred Weis Cette équipe a commencé à travailler sur un vrai collectif. On l'a vu en demi-finale. Même s'ils sont dominés pendant une période, ils peuvent mettre un coup d'accélérateur. Ils travaillent dur maintenant, en équipe. C'est un peu long à l'allumage mais cette équipe a de la ressource avec un grand coach qui peut apporter des choses tactiques intéressantes."
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Un Fournier de rêve, un finish de feu : le résumé de la folle victoire des Bleus

Video credit: Eurosport

A ce titre, la demi-finale face à l'Australie est intéressante. Avant la pause, les Américains sont apparus sans solution pour contourner la bonne défense des "Boomers". Si le score était alors de 45-42 en faveur de l'Australie, c'est avant tout grâce aux exploits individuels de Durant et les autres. Mais ceci ne marche qu'un temps et dans le troisième quart c'est une équipe totalement différente qui est entrée sur le parquet. Fini les écrans hauts et le jeu en périphérie, Team USA a agressé les intervalles pour enfin trouver des lignes de passe et des enchaînements. Ensuite, avec des shooteurs comme Durant (23 pts), Booker (20 pts) et les autres, les points pleuvent. A titre de comparaison, les Américains ont shooté à 36% contre la France mais à 51% en demie devant l'Australie.

Booker-Middleton, facteurs X

Différente tactiquement, l'équipe américaine le sera aussi dans sa composition. Arrivés tardivement pour cause de Finales NBA, Devin Booker, Khris Middleton et Jrue Holiday sont désormais bien installés dans les rotations. Face aux Bleus, Middleton avait très peu joué (5 min), Booker un peu plus (20 min) mais leur temps de jeu a sérieusement grimpé puisqu'ils ont respectivement passé 20 et 28 minutes sur le parquet en demie. A l'inverse, Damian Lillard joue moins (de 27 à 17 min) tout comme Bam Adebayo (25 minutes contre les Bleus, 13 face à l'Australie).
La moindre utilisation du pivot du Heat interroge alors que l'équipe de France avait justement insisté sur le point faible des Américains, le jeu intérieur. Gregg Popovich semble vouloir assumer de jouer "petit", donnant ainsi une identité plus marquée à sa formation. Attention cependant, l'équipe de France est la deuxième meilleure équipe du tournoi aux rebonds (43 prises par match) et Vincent Collet pourrait bien choisir d'appliquer le même plan. Après tout, si le Team USA a beaucoup changé, l'équipe de France a quant à elle continué à faire ce qu'elle maîtrise si bien.
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