JO Milan-Cortina 2026 | Le digne successeur de Martin Fourcade et Quentin Fillon Maillet ? Eric Perrot, le présent lui appartient

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Le voici face à l'événement dont il a tant rêvé, avec le statut auquel il a tant prétendu. Tout frais numéro un mondial, Éric Perrot aborde les Jeux Olympiques de Milan-Cortina entouré d'énormes attentes. Sûr de sa force et de ses ambitions, le Français a, jusqu'ici, respecté le plan qui doit lui permettre de devenir le digne héritier de Martin Fourcade et Quentin Fillon Maillet.

Biathlon, ski alpin, patinage... Quelles chances de médailles françaises ?

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Éric Perrot a une tradition à perpétuer. En 2018, à Pyeongchang, Martin Fourcade avait amassé trois des cinq médailles d'or de la délégation. Quatre plus tard, à Pékin, Quentin Fillon Maillet avait récolté plus d'un tiers des breloques françaises. C'est donc au tour du nouveau fleuron du biathlon tricolore d'apporter une contribution majeure aux Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026.
Ce n'est pas nous qui le disons, mais lui. Depuis qu'il a décroché sa première victoire en Coupe du monde, il y a deux ans, le Peiserot n'a cessé de clamer qu'il comptait briller sur la scène olympique. Le biathlète de 24 ans dit ce qu'il fait. Et jusqu'ici, il fait plutôt bien ce qu'il dit. Dès l'entame de cette saison 2025-2026, Perrot avait projeté une montée en puissance jusqu'aux Jeux.
Bingo : lors de la dernière épreuve de la dernière étape disputée avant le grand rendez-vous italien, le Français a pris la tête du classement général et aligné, sur l'Individuel puis la mass start, ses deux meilleures performances de l'hiver. "J'ai pu valider plusieurs points très importants en vue des courses à haute tension où il y aura des ambitions élevées, a-t-il confié lors d'une visioconférence. Notamment au tir."

Beaucoup de certitudes pour lui, beaucoup de doutes pour les autres

Ses derniers passages face aux cibles (deux 20/20 consécutifs) et sa capacité à temporiser lors des moments décisifs ont effectivement beaucoup impressionné. Depuis le début de l'année, ses temps de ski ont été plutôt rassurants. "Je n'ai pas eu à faire plus d'efforts que cela à Nove Mesto, ce qui explique peut-être que mes chronos soient un tout petit peu en baisse par rapport aux deux étapes précédentes, a-t-il noté. Mais en tout cas, le niveau a augmenté depuis le début de la saison. C'était ma volonté."
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Mass start, masterclass : Perrot éblouissant et en jaune !

Video credit: Eurosport

Bref, tous les comptes sont bons et la jauge de confiance est pleine. "Mais je n'ai pas envie de m'endormir sur ces bons résultats-là, a averti l'actuel n°1 mondial. Quand on a confiance et qu'on a réussi de bonnes performances sur les trois dernières courses, ça donne envie de faire la même chose en produisant moins d'effort. Mais évidemment, ça fonctionne moins bien. J'essaie de rester très alerte là-dessus."
Sa dynamique demeure tout de même bien plus envieuse que Tommaso Giacomel, en grande difficulté au tir juste avant de disputer ses Jeux à domicile. Et les habituels favoris norvégiens (Botn, Dale-Skjevdal, Christiansen, Laegreid...) eux, n'ont pas obtenu plus de certitudes tout au long d'un hiver marqué par la mort de Sivert Bakken, et perturbé par des virus.
Si on peut gagner une course, pourquoi pas en gagner six ?
"Tommaso a été pour le moment mon plus grand rival pour le classement général et je sais que ça le sera jusqu'au bout de l'hiver, a observé le biathlète tricolore. Il y en a d'autres qui n'ont pas encore tout à fait pointé le bout de leur nez, mais je sais que ceux-là seront à la hauteur aussi. Je m'attends à tout. Et en même temps, je ne fais pas trop attention aux autres. Ce qui compte, c'est d'être à la hauteur de ce que j'ai mis en place."
Pour préparer l'événement, Perrot a fait sa programmation aux Saisies, dont l'altitude est similaire à celle d'Anterselva. Mentalement, il s'est attaché à ne pas faire de ces Jeux une montagne, "pour ne pas être pris dans l'illusion d'un gros événement, et redescendre un petit peu en tension." Il y en aura forcément, avant un moment qu'il a tant attendu.
"Oui, j'en ai rêvé, a-t-il souri à quelques jours du début de l'évènement. J'en rêve souvent. Rêver, c'est la partie la plus facile." La plus difficile d'assumer la succession de Fourcade et Fillon Maillet. "Factuellement, il y aura les mêmes athlètes qu'en Coupe du monde sur la ligne départ, a rappelé le Peiserot. C'est peut-être un peu inconscient de dire ça, mais à partir du moment où l'on sait qu'on peut gagner une Coupe du monde, on peut gagner aux Jeux Olympiques. Et à partir du moment où l'on sait qu'on peut gagner une course, alors pourquoi pas en gagner six ?" Ce serait effectivement une belle manière de perpétuer la tradition.
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