Kontiolahti I Pour les Bleus (Claude, Fillon Maillet, Perrot, Jacquelin),"presque le plus beau relais de l'histoire"
Par Vincent Bregevin
Mis à jour 01/12/2024 à 19:46 GMT+1
L'équipe de France masculine a frappé très fort en remportant le premier relais de la saison dimanche à Kontiolahti, mettant ainsi un terme à la série de 12 succès consécutifs de la Norvège dans la discipline en Coupe du monde. Fabien Claude, Quentin Fillon Maillet, Eric Perrot et Emilien Jacquelin ont ajouté la manière en signant une performance proche de la perfection. Forcément prometteur.
Jacquelin : "Presque le plus beau relais dans l'Histoire"
Video credit: Eurosport
Marquer l'histoire dès l'entame de la saison n'est pas donné à tout le monde. La France ne l'a pas fait. Mais elle n'est vraiment pas passée loin. Les Bleus étaient à 37/37 et en passe de réussir un 40/40 inédit en Coupe du monde dimanche, sur le relais masculin de Kontiolahti. Puis Emilien Jacquelin a fini par manquer la cible une première fois. Et une deuxième dans la foulée. Il n'y a pas eu de record. Mais cela donnerait presque une dimension encore plus impressionnante au succès tricolore.
L'étalon norvégien n'a pas résisté à la vague bleue. Il a été emporté dans des proportions difficiles à imaginer au départ de la course. La Norvège avait remporté les douze derniers relais masculins en Coupe du monde. Elle avait bien plus de certitudes que la France, malgré le titre mondial des Tricolores à Oberhof l'an passé. Mais cette confiance inébranlable était bien dans le camp tricolore. "Les Norvégiens n'ont pas pu jouer, tout simplement, constatait Loïs Habert, consultant pour Eurosport, dans l'émission Chalet Club. Ils font un bon relais, ils ne font que trois pioches, ils n'ont pas à rougir. Mais les Français étaient trop forts."
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La Marseillaise improvisée par les Bleus avec le public
Video credit: Eurosport
Les Bleus ont tout mis bout à bout. Fabien Claude a fait une première différence sur le raidard à la fin de son relais. Quentin Fillon Maillet a porté l'avance des Français à 30 secondes, Eric Perrot à une minute. Et Emilien Jacquelin, malgré ses deux fautes au tir, a bien fini le travail pour permettre aux Tricolores de devancer les Norvégiens de près de 26 secondes. "C'est une discipline où ce sont quatre courses alignées, on ne peut pas se noyer dans un collectif, soulignait Loïs Habert. Chaque contre-performance de l'un se voit réellement."
"Clairement, ça jouera devant"
Il n'y en a pas eu, tant chacun des relayeurs français a maîtrisé son sujet dans tous ses aspects. Au tir donc, mais aussi sur la vitesse à skis, avec 23 secondes d'avance sur la Norvège. "On a frôlé un record, un relais sans pioche ce n'est jamais arrivé de l'histoire, hommes et femmes confondus, rappelait Loïs Habert. C'est dire la qualité du relais. En plus les temps de ski sont bons. Si on chipote un peu, il y a Quentin qui est en léger retrait et qui prend une vingtaine de secondes, Eric qui prend un peu dans le dernier tour, mais c'est à pondérer avec les courses qui vont arriver. C'est un alignement de planètes et ils ont été très bons du début à la fin."
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🎯 40/42 : le relais au presque parfait des Bleus face aux cibles
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Une entame idéale qui a réjoui les relayeurs tricolores. Même si le record n'était pas loin, il n'y avait vraiment aucun regret à la fin. "C'était une victoire presque parfaite, presque le plus beau relais de l'histoire, s'enthousiasmait Jacquelin, tout sourire. On pense toujours à un relais sans erreur, et après le deuxième relais j'y pensais déjà. Quand j'ai attaqué le mien, j'ai pensé qu'il fallait rester concentré sans s'intéresser à ça. Sur le pas de tir, je me suis dit 'peut-être qu'on peut y arriver'. Je tremblais un peu mais on a bien géré tout ça, j'ai fait ce que j'ai pu. Les autres ont été complétement dingues, Fabien, Quentin... Je crois que le coach peut être fier."
Et optimiste pour l'avenir. Avec ce succès, l'équipe de France masculine pourrait bientôt ne plus souffrir de la comparaison avec son homologue féminine. "L'an dernier, on s'est reposé sur une équipe féminine qui était très forte là où les garçons ont plus péché, même sur les deux dernières saisons, jugeait Tom Lahaye-Goffart, consultant sur Eurosport. Cette victoire envoie le signal que l'équipe masculine est de retour. L'équipe féminine, je leur fais confiance, on a une armada sur la start-list. C'est du biathlon, tout peut se passer. Mais clairement, ça jouera devant." Et c'est franchement enthousiasmant.
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