Coupe du monde - Nove Mesto - à 15 jours des JO, le relais mixte Français prend rendez-vous face à l'Italie

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Dépassé sur le fil par les Italiens ce samedi dans la fureur de Nove Mesto, le relais mixte français a dû se contenter d’une très belle deuxième place en République Tchèque, à 10 jours de l’épreuve du relais mixte des JO. Un résultat frustrant, mais qui n’inquiète pas du tout les Bleus, conscients aussi de la performance “monstrueuse” de Tommaso Giacomel pour les Transalpins.

Giacomel écoeure Fillon Maillet, les Bleus 2es : le résumé du relais mixte

Video credit: Eurosport

Chuter, pour mieux se relever. C’est un peu le mantra de l’équipe de France après l’épreuve de relais mixte ce samedi à Nove Mesto, en République Tchèque. Longtemps en tête de la course, le quatuor tricolore composé d’Océane Michelon, Justine Braisaz-Bouchet, Oscar Lombardot et Quentin Fillon-Maillet a fini par craquer face au surpuissant Tommaso Giacomel, qui a pris le meilleur sur "QFM" pour s’imposer avec 24,7 secondes d’avance. 
Rayonnants depuis jeudi, les Bleus ont cette fois subi la loi des futurs hôtes des Jeux Olympiques. "Ils sont très très forts, on a mis toutes nos armes dedans, aujourd’hui je pense que Hofer (Lukas, le troisième relayeur italien) était un peu plus fort que moi, je ne peux pas faire mieux, je fais un 10/10", a ainsi raconté Oscar Lombardot, avant-dernier coureur tricolore, au micro de La Chaîne L’Equipe dans la fureur et le bruit des supporters tchèques, qui ont vu leur équipe finir à une historique 3e place.
Quentin a fait du quentin mais aujourd'hui Tommaso a été tellement au-dessus
"C’était compliqué de faire mieux, Quentin a fait du Quentin mais aujourd'hui Tommaso a été tellement au-dessus", a embrayé le Pontissalien, estomaqué par la performance du leader de la coupe du monde. "Ça fait depuis début janvier qu’en ski il est monstrueux", a-t-il admis. Parti avec près de 15 secondes de retard sur Fillon-Maillet, Giacomel a certes bénéficié d’un tir puis d’une pioche manquée par le Français pour se relever devant le Tricolore après l’avant-dernier tir, couché, mais il a en surtout mis 10 secondes dans la vue à son poursuivant avant d’arriver au dernier tir, où il s’est montré presque-parfait (1 pioche). 
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Tommaso Giacomel esultanza

Crédit: Imago

"L’écart n’était pas si grand, donc je savais que ce n’était pas impossible de revenir. Je suis très content de ma performance aujourd’hui", s’est contenté de commenter le héros du jour italien, qui a offert un succès que son pays attendait depuis six ans dans cette épreuve. "Tommy était très fort, il m’a mis dans le dur sur les skis", n’a pu que reconnaître Quentin Fillon-Maillet, qui a préféré voir le verre à moitié plein : "On a une performance plus que respectable aujourd’hui face à la composition type d’ici 2 semaines sur les JO de l’Italie, on a fait un beau relais, c’était sympa".
C’est plaisant d’être dans ces conditions et dans cette équipe
"Je voudrais avoir un mot pour mes coéquipiers et coéquipières qui ont fait un super job, c’est plaisant d’être dans ces conditions et dans cette équipe", a aussi tenu à souligner "QFM", plein d’entrain avant la course du 8 février prochain à Antholz, devant un public italien qui devrait être nettement plus chauvin que les Tchèques aujourd’hui. "Peut-être qu’on commence à lever le pied ou à fatiguer un peu sur cette fin de période, le plus important c’est d’être en forme dans 10 jours (15, en fait, NDLR)", a pour sa part tenté d’expliquer Lombardot, alors que les Bleus ont compté jusqu’à 27 secondes d’avance sur la concurrence lors de cette course. 
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Une carabine endossée de façon imprudente : la disqualification de l'Allemagne expliquée

Video credit: Eurosport

Tommaso attend la France, mais pas que

"J’ai envie de courir, si j’avais manqué un peu d’énergie j’aurais fait l’impasse mais ça n’empêche que la course sera dure demain quand même", a pour sa part déclaré Fillon-Maillet, qui sera aussi ambitieux sur la mass start de ce dimanche. On ne pouvait en tout cas rêver mieux comme dernière passe d’armes avant la grande explication olympique.  
Interrogé sur l’empoignade à venir de l’autre côté des Alpes dans deux semaines, Tommaso n’a pas caché son empressement, en évitant de jouer le mano a mano avec les Tricolores : "L’équipe de France est une équipe incroyablement solide donc oui, ce sera vraiment un combat difficile. Mais pas seulement qu’avec la France. Il y a aussi la Suède, la Norvège, l’Allemagne… Beaucoup de bonnes équipes qui ont au moins deux filles et deux garçons forts, donc c’est excitant". Rendez-vous est pris.

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