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Defrasne attend son heure
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Publié 11/02/2004 à 10:00 GMT+1
Sixième du sprint en dépit d'une chute, quatrième de la poursuite, Vincent Defrasne réussit des Championnats du monde remarquables à Oberhof. Une performance éclipsée par la razzia de son pote Raphaël Poirée. Jeudi, lors du 20km, Defrasne se voit offrir u
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"Je suis très content de mes courses", commente-t-il ses résultats du premier week-end des Mondiaux-2004. "En poursuite, j'étais face à des mecs dont on connaît la valeur, au même niveau que Bjoerndalen", ajoute le biathlète de Metabief, âgé de 26 ans. Trouvant cependant "un peu rageant" que, pour la deuxième fois, il termine 4e de Mondiaux après avoir déjà échoué au pied du podium lors du 20 km individuel en 2003, Vincent Defrasne est confiant pour la suite.
"Je sais que je peux chercher une médaille sur chaque course ", lance-t-il. Sans victoire en Coupe du monde jusqu'à présent, il "espère que ce sera pour bientôt". "Je prends course par course ". La prochaine est le 20 km individuel mercredi. Oberhof lui a souri jusqu'à présent. En 2002, il y a réalisé son meilleur résultat en Coupe du monde en terminant deuxième derrière Raphaël Poirée. "Les montées sont longues et font appel plus à la résistance et l'endurance qu'à la force. Je ne suis pas un gros gabarit (1,74 m, 61 kg) ", explique-t-il.
"Raphaël est une locomotive"
Né à Pontarlier, où il a débuté dans le ski de fond jusqu'à la catégorie juniors, le jeune Defrasne a vu les biathlètes s'entraîner. Après y avoir goûté à son tour, ce sport ne l'a plus lâché. "C'est un plaisir de faire du biathlon, c'est vraiment ma passion", insiste-t-il. "En outre, l'équipe de France devient vraiment forte avec Raphaël Poirée et un noyau de gars autour. Cela crée une émulation qui aide tout le monde", souligne le médaillé de bronze du relais des jeux Olympiques de Salt Lake City de 2002.
Defrasne n'estime pas que Poirée fasse de l'ombre à lui et aux autres membres de l'équipe. Au contraire: "C'est une grosse locomotive. Il nous a montré que c'est possible de gagner des Coupes du monde, des Championnats du monde. C'est super-motivant". "Bien sûr, il est tellement souvent sur le podium. C'est le gars qui est le plus médiatisé. C'est normal. Mais nous rapports sont super-sympas", souligne-t-il. Son contrat de sportif militaire de l'armée de terre court jusqu'en 2006, juste après les Jeux de Turin. Sa "grande limite" se situerait aux Jeux 2010. Après, il voudrait "un peu rendre la monnaie de sa pièce au biathlon et transmettre (son) expérience".
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