Coupe du monde de biathlon | Poursuite d'Oberhof | Eric Perrot plombé par son chargeur : "Ce sont des choses qui n'arrivent jamais"
Par Julien Pereira
Mis à jour 10/01/2026 à 18:33 GMT+1
C'est un problème matériel qui a coûté très, très cher. Samedi, sur la poursuite d'Oberhof, Éric Perrot a perdu un temps fou face aux cibles, lors du troisième tir, à cause de la casse de son chargeur. Le Français est tout de même parvenu à limiter les dégâts grâce à son temps de ski mais sans cet incident, il aurait sans doute été en mesure d'accrocher un podium important sur le plan comptable.
Chargeur cassé, mains gelées : grand moment de solitude pour Perrot
Video credit: Eurosport
Pour Éric Perrot, les choses pouvaient difficilement plus mal se passer. Ce samedi, alors qu'il avait encore l'occasion de gratter de précieux points au classement général, en l'absence de Johan-Olav Botn, le Français a vécu un drôle de calvaire sur la poursuite d'Oberhof. Ses trois fautes sur le premier tir avaient déjà sérieusement impacté ses chances de victoire, même si les conditions avaient rendu cette course particulièrement chaotique. Mais ce n'était finalement rien à côté de ce que le Français a connu deux tours plus tard.
Alors qu'il avait parfaitement fait le job sur les skis (troisième temps de ski à l'arrivée) pour rester dans la course au podium, le Peiserot a perdu un temps fou sur le pas de tir, au moment où il ne lui restait plus qu'une cible à blanchir. La faute à un (gros) pépin technique. Le chargeur de sa carabine s'est cassé, comme il l'a révélé par la suite à nos confrères de L'Équipe.
"J'ai tout donné [sur la piste, NDLR], j'ai vraiment fait le maximum, a confié le biathlète de 24 ans. Et là, mon chargeur a décidé de se casser, parce qu'il devait avoir froid comme moi. La dernière balle est tombée dans le chargeur au lieu de remonter pour que je puisse la mettre dans le canon. Ce sont des choses qui n'arrivent jamais."
Avec le froid, je n'avais pas de sensation dans les mains
Face à cet imprévu, le N°1 tricolore a alors tenté d'improviser. "J'ai essayé de mettre une balle mais avec le froid, je n'avais pas de sensation dans les mains, a-t-il détaillé. Et cette balle est tombée comme l'autre, dans le chargeur." Alors que les candidats au podium quittaient le pas de tir, et que d'autres y arrivaient, Perrot, lui, se démenait avec son arme : "il a fallu que j'enlève tout pour pouvoir en remettre une, a-t-il expliqué. J'ai réussi à la mettre miraculeusement."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/01/10/image-e3f3b098-c550-4d9f-86d6-ff050a072d7a-85-2560-1440.jpeg)
"Casser un chargeur, ça n'arrive pas régulièrement"
Video credit: Eurosport
Autre petit miracle, le champion du monde de l'Individuel est parvenu à se remobiliser pour blanchir la cible... près de 30 secondes plus tard. Au total, Perrot a passé 57"3 sur le pas de tir lors de cette troisième salve. C'est-à-dire 37 de plus que Tommaso Giacomel, le vainqueur. À l'arrivée, le Français s'est tout de même classé huitième, à "seulement" 25"7 de son ami italien. Sauvé, donc, par sa performance sur les spatules.
"J’avais la forme en ski, a-t-il confirmé. C’est un point positif parce que sans cela, c’était une journée catastrophe." Le bilan, lui, est loin d'être calamiteux. Alors qu'il comptait 113 points de retard sur Botn avant les deux épreuves individuelles d'Oberhof, Perrot en dénombre désormais 82 sur Giacomel, nouveau porteur du dossard jaune. L'occasion était belle. Elle est manquée. Satané chargeur.
Plus de détails
OberhofPoursuite 12,5km / Hommes
1
T. GiacomelTerminé
Commenté
Publicité
Publicité