Après une année 2019 qui a tenu toutes ses promesses jusqu’au sacre de Waldgeist dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, les belles courses de galop reprendront dès fin mars à Dubaï pour tenir les fan de galop en haleine jusqu’au joutes asiatiques de décembre.

Dubaï World Cup (Gr.1), 28 mars, Meydan (Émirats arabes unis)C’est le premier temps fort de l’année. Cette course disputée sur un sable appelé dirt est le point d’orgue de la dernière réunion du Dubaï Carnival qui anime l’hiver sur le majestueux hippodrome de Meydan, où trône une tribune longue d’un kilomètre. Sur 2.000m, les champions s’affrontent pour décrocher un Graal et une dotation de 12 millions de dollars. La Dubaï World Cup a sacré des phénomènes comme les américains California Chrome et Arrogate, véritables spécialistes du sable, ainsi que Thunder Snow, double tenant du titre. Le champion de Saïd ben Surour, associé à la star belge Christophe Soumillon, a laissé une trace dans l’histoire des courses sur cette surface. Retraité depuis fin 2019, il manquera aux courses des émirats. Mais c’est maintenant un nouveau triptyque qui est proposé, en 2020, aux champions du dirt avec la Pegasus World Cup fin janvier, la Saudi Cup fin février et cette course fin mars. 

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11/02/2020 À 09:05

QIPCO Prix du Jockey Club (Gr.1), 31 mai, Chantilly Depuis trop longtemps, un vainqueur du Jockey Club n’a pas brillé cinq mois plus tard dans le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Le dernier doublé, réussi par le crack Dalakhani, remonte à 2003. La distance était alors de 2.400m, comme la plus grande course du monde, avant d’être ramenée à 2.100m en 2005, un changement qui fait coincer les champions français, entre autres. Le Derby français, programmé quinze jours avant le Longines Prix de Diane, est le grand moment de l’année pour les Pur-sang de trois ans. L’an passé, il a été remporté par la nouvelle pépite de l’écurie Rouget, Sottsass, qui s’est ensuite très bien comporté dans l’Arc en prenant la troisième place. L’entraîneur palois et deauvillais détient sûrement encore les clés de ce Groupe 1 dont il a soulevé la coupe à trois reprises lors des quatre dernières éditions.

Gold Cup (Gr.1), 18 juin, Ascot (Grande-Bretagne)La Gold Cup est le rendez-vous de l’année pour les meilleurs stayers d’Europe. Ce Groupe 1 se dispute lors du meeting Royal Ascot et promet déjà un match entre deux champions: Stradivarius et Kew Gardens. Double lauréat, le protégé de John Gosden sera consacré à cette épreuve de 4.000m en 2020. Le fils de Sea The Stars pourrait réaliser un triplé comme Sagaro, vainqueur en 1975, 76 et 77. Il reviendrait également à une unité de Yeats, auteur d’un quadruplé entre 2006 et 2009. La partie ne s’annonce pas gagnée d’avance avec la présence de Kew Gardens. Le Pur-sang de cinq ans entraîné par Aidan O’Brien avait devancé Stradivarius au terme d’une splendide lutte dans la Champions Long Distance Cup (Gr.2) à Ascot. L’homme de Ballydoyle a coché cette date pour le fils de Galileo. Pour arbitrer les débats, on peut penser à Dee Ex Bee, l’éternel dauphin de Stradivarius. Du côté des jeunes, Technician, vainqueur du Prix Royal-Oak (Gr.1) à Paris Longchamp pourrait être un rival de taille. Le plateau donne des étoiles plein les yeux!

King George VI and Queen Elizabeth Stakes (Gr.1), 25 juillet, AscotSurnommés «l’Arc anglais de l’été», ces «King George» sont toujours un très grand moment de sport. Tous les plus grands ou presque ont inscrit leur nom au palmarès de cette course mythique : Lammtarra, Galileo, Hurricane Run, Nathaniel et Enable à deux reprises en 2017 et 2019. La championne de John Gosden entrerait un peu plus dans l’histoire des courses en cas de succès en juillet prochain. Elle serait la première à remporter cette épreuve pour la troisième fois. C’est dire l’exploit qui attend la Reine. L’an dernier, sa lutte durant toute la ligne droite avec Crystal Ocean et Waldgeist, futur vainqueur de l’Arc de Triomphe, avait offert un spectacle époustouflant. Sur le plus bel hippodrome d’Europe, les champions auront rendez-vous avec la gloire en ce dernier samedi de juillet.

Qatar Prix de l’Arc de Triomphe (Gr.1), 4 octobre, Paris LongchampLe plus grand intérêt de la plus belle course au monde pourrait se résumer en un nom: Enable. En 2019, la reine de John Gosden a échoué dans la quête d’un triplé inédit, Waldgeist ayant brisé le rêve de son entourage. Celui-ci retente ce défi en 2020 pour la fille de Nathaniel, désormais âgée de six ans. Montée par son fidèle partenaire Lanfranco Dettori, Enable sortira peut-être par la grande porte en devenant la première à réaliser un triplé dans l’Arc. La jeunesse sera également au rendez-vous avec Sottsass et Japan, respectivement troisième et quatrième l’an passé. Il faudra aussi se méfier des Pur-sang de trois ans mais aussi des possibles champions du Japon, toujours en quête d’un premier sacre. Récemment réélu Longines World’s Best Horse Race, soit la plus belle course au monde, l’Arc est le rendez-vous incontournable des grands de ce monde, dans les tribunes comme sur la piste. Tous les yeux seront rivés sur Paris… et Impossible n’est pas Enable!

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