Vous avez réussi la meilleure année de votre carrière. Cette réussite et ces belles victoires étaient-elles attendues?Tout d’abord c’était une première année complète avec un effectif de plus de quatre-vingt-dix chevaux. Il est donc normal qu’elle soit la meilleure. Les bons chevaux ont gagné les bonnes courses. Nous avons terminé l’année avec dix victoires «primées» (dont quatre Groupes 2, ndlr) en commençant fort avec Marianafoot au Qatar puis Royal Julius placé au niveau Groupe 1. Nous avons vu l’éclosion de Skalleti qui a progressivement gagné une bonne course à Marseille Vivaux puis une Listed à Vichy, un Groupe 3 à Deauville et pour finir deux Groupes 2 à Paris Longchamp et en Italie, sans oublier la belle surprise Spirit of Nelson et Pappalino, auteur d’un très bon premier semestre. L’année a été plus que satisfaisante avec près de 3 millions d’euros de gains. C’est très positif. Maintenant le plus dur est de garder ce rythme de croisière.

Dans quelle mesure l’arrivée des chevaux de Jean-Claude Seroul a-t-elle constitué un vrai bouleversement?Nous avons toujours gardé une bonne dynamique au sein de l’écurie. Je n’ai jamais voulu dépasser les quarante chevaux, volontairement, pour garder une structure gérable, sans se noyer dans les charges sociales. De fait, doubler l’effectif est lourd de conséquences. Mais celui de Monsieur Seroul a son propre personnel et sa propre structure, ce qui ne rajoutait pas des charges. Nous avons augmenté le potentiel des chevaux. De plus, il a un élevage riche en éléments de qualité.

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Qu’est-ce qui a changé en termes d’organisation entre 2018 et 2019?C’est davantage l’arrivée de ma fille qui a bouleversée mon quotidien car j’étais bien secondé par ma compagne. J’ai pu m’impliquer dès le début avec l’écurie de M. Seroul. Je me suis donc bien partagé entre les deux écuries. Ce n’est qu’une question d’organisation. Nous avons une très bonne équipe, tout se passe très, très bien.

Vous n’hésitez pas à faire de longs voyages. Pourquoi?Cela me plaît tout simplement. J’ai beaucoup voyagé étant jeune et mon rêve était d’amener nos chevaux dans de belles courses, ce qui m’a réussi. Royal Julius m’a offert ma première victoire dans un Groupe à l’étranger, en Italie (le Premio Présidente della Repubblica, le 13 mai 2018, ndlr). Être invité au Qatar ne se refusait pas puis nous avons eu l’objectif du Bahrein Trophy, la première course internationale disputée là-bas. Ce n’est que le début. D’ailleurs, nous repartons sur les mêmes bases: Marianafoot et Royal Julius seront à Doha pour défendre le titre pour l’une et prendre une revanche pour l’autre.

Skaletti a impressionné en 2019…Il est irréprochable, répondant toujours présent. Son propriétaire a été très patient. Il a lui-même concocté son programme en le préservant sans brûler les étapes. S’il avait été à moi, j’aurais peut-être franchi le cap des Groupes plus tôt mais il ne se serait pas autant endurci et aurait peut-être rencontré plus de difficultés. Son palmarès voudrait dire qu’il vaut mieux que cela mais pour le moment il n’a pas battu de très bons chevaux comme l’a fait Royal Julius. Il nous reste une vitesse à passer, celle des Groupes 1, ce qui nous fait rêver. Nous connaîtrons ses limites cette année. Cet hiver, il a levé le pied et a pris de l’embonpoint. Nous prenons notre temps avec lui. L’idée est de le faire rentrer dans le Prix Edmond Blanc sur un terrain souple le 28 mars, puis nous viserons peut-être le Prix Ganay ou le Prix d’Ispahan.

Quels sont vos autres objectifs pour 2020?Nous aimerions continuer sur les mêmes bases qu’en 2019: garder ce même ratio en espérant surtout ne pas fragiliser ou blesser les bons chevaux qui font vivre notre écurie. Nous sommes mieux armés avec la génération des chevaux de trois ans. Nous devrions être plus compétitifs et gagner plus de courses que l’an dernier. Le cru semble meilleur, ce qui semble augurer une très belle année. Nous espérons réussir la même saison avec nos chevaux désormais âgés de cinq ans. Et il y a l’espoir de voir émerger de nouvelles perles dans les prochaines semaines, du côté des chevaux de trois ans avec lesquels nous avons pris du temps.

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