Dubaï Turf, le 30 mars à Meydan (Émirats arabes unis)

Impériale au Japon, Almond Eye effectuait un premier voyage à l’étranger pour se jauger face à la crème de la crème des chevaux émiratis et européens. Bien partie, la championne a voyagé en milieu de peloton puis a été rapprochée très facilement à quatre cents mètres de l’arrivée. La japonaise a déposé ses adversaires dans un véritable canter puis a résisté aux retours de Vivlos et Lord Glitters. Plus à l’aise sur 2.000 et 2.400m, la fille de Lord Kanaloa a néanmoins bluffé bon nombre de spécialistes pour décrocher son cinquième Groupe 1 – elle en a remporté un sixième fin octobre à Tokyo. Attendue dans l’Arc, elle a finalement vite décliné la lutte après des soucis de santé. Si elle reste à l’entraînement à cinq ans, elle sera l’une des attractions de 2020… au Japon car les longs voyages ne sont pas sa tasse de thé.

Course hippique
«Skalleti a de quoi nous faire rêver», Jérôme Reynier
11/02/2020 À 09:05

King George VI and Queen Elizabeth Stakes, le 27 juillet à Ascot (Grand Bretagne)

La course de l’année. L’Arc anglais offre toujours de grands moments de sport, et l’édition 2019 n’a donc pas dérogé à la règle. La reine Enable, le grand Crystal Ocean et le très bon Waldgeist, futur vainqueur de l’Arc, ont été à la lutte toute la ligne droite. Les King George ne pouvaient pas rêver d’une meilleure affiche et d’un tel happy end. Devant une foule en délire, Enable a repoussé les attaques de Crystal Ocean, le champion de Sir Michael Stoute. Le commentateur anglais a parlé de course épique, mémorable. Ce combat, comparable à celui des lourds Anthony Joshua et Andy Ruiz sur les rings, restera dans les mémoires. La Reine est entrée dans l’histoire de la course, rejoignant Dahlia et Swain, seuls double lauréats des King George.

Irish Champion Stakes, le 14 septembre à Leopardstown (Irlande)

Sur le papier, l’affiche promettait d’être belle. Selon les parieurs, Magical avait deux bonnes longueurs d’avance mais rien n’était gagné d’avance avec les présences des bons Headman, Madhmoon et Elarqam, sans oublier la japonaise Deirdre. Jamais loin de la tête de course, la championne d’Aidan O’Brien est passée à l’attaque au début de la ligne droite. Dure comme un roc, elle n’a fait que prendre de l’avance sur ses solides adversaires. Les représentants britanniques ont cédé à deux cents mètres du poteau contrairement à la coalition O’Brien qui s’est emparée des trois premières places. Battue deux fois par Enable cet été, Magical a alors renoué avec la victoire en Groupes 1. Elle a décroché une troisième victoire dans cette catégorie après le British Filles & Mares en 2018 et la Gold Cup au Curragh fin mai 2019. Cinquième de l’Arc trois semaines plus tard, elle a manqué de fraîcheur sur l’exigeante distance de 2.400m, avant de conclure son année avec brio par une victoire dans les QIPCO Champion Stakes le 19 octobre à Ascot.

Vincent O’Brien National Stakes, le 15 septembre au Curragh (Irlande)

Cette course a marqué les esprits par l’écart de neuf longueurs constaté à l’arrivée. Oui Pinatubo, âgé seulement de deux ans, a laissé Armory loin, très loin à l’arrivée de ce Groupe 1. Facile en tête de peloton, magistral quand on lui a demandé d’accélérer, Pinatubo a montré qu’il avait la classe des grands. Rarement un Pur-sang de deux ans n’avait laissé une telle impression. Pour Godolphin, il sera difficile de faire un choix pour les Groupes 1 de 2020 vu la grande qualité de Pinatubo, Earthlight, vainqueur du Prix Morny et des Middle Park Stakes, et Victor Ludorum, gagnant du Prix Jean-Luc Lagardère. En six sorties, le fils de Shamardal demeure invaincu et le total des longueurs infligées à son meilleur poursuivant dans chaque course atteint déjà le chiffre de vingt-cinq. Il est de loin le cheval le plus attendu par les spécialistes de galop en 2020.

Qatar Prix de l’Arc de Triomphe, le 6 octobre à Paris Longchamp

Battre la Reine Enable, telle était la mission de onze concurrents en ce premier dimanche d’octobre sur l’hippodrome phare de la capitale française. Priver la star d’un premier triplé dans l’Arc semblait très compliqué. Et pourtant! Waldgeist, le protégé d’André Fabre, a refait son retard mètre après mètre dans la dernière ligne droite pour venir dominer Enable dans les cent derniers mètres. Mené de main de maître par Pierre-Charles Boudot, qui avait déclaré à Eurosport que son cheval était capable de vaincre, le fils de Galileo s’est envolé pour offrir un huitième Arc à son entraîneur et un premier à son jockey paré de la casaque rouge et verte du Gestüt Ammerland. Waldgeist a été à 100% le Jour J, confirmant sa grande et belle année 2019.

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