Soirée rêvée, déclic espéré pour la piste française aux JO 2024 : "On a réveillé le volcan", se réjouit Benjamin Thomas

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Jeudi, l'équipe de France de cyclisme sur piste a décroché sa première médaille, lors des Jeux Olympiques de Paris 2024, via Benjamin Thomas. En or sur l'omnium, ce dernier a suscité un fort engouement dans un vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines loin d'un tel enthousiasme les trois jours précédents. De quoi espérer, certes timidement, une réaction en chaîne que le programme pourrait favoriser.

Thomas en or malgré sa chute : "il ne pouvait rien m’arriver"

Video credit: Eurosport

La voix enrouée de sanglots de joie, Benjamin Thomas s'est tu un instant. Le temps de reprendre ses esprits. Le temps, aussi, de savourer une Marseillaise entonnée par le public d'un vélodrome national de Saint-Quentin-en-Yvelines bouillant, au sens propre comme au sens figuré. "Ça a éteint les autres et moi, ça m'a démultiplié, j'étais en feu, s'est émerveillé le néo-champion olympique de l'omnium, jeudi soir. On a réveillé le volcan. C'est bon. Ça fait du bien, on est chez nous."
Le réveil a sonné au bout de quatre jours, dans ces Jeux Olympiques de Paris 2024, au sein d'une enceinte dont l'ambiance était timide depuis lundi. Timide, voire non-acquise à la cause de la nation hôte, comme Grégory Baugé, membre du staff français, l'avait fait remarquer. Ce jeudi encore, des drapeaux britanniques ont décoré l'écrin francilien. Mais les prénoms de Mathilde (Gros) et Benjamin (Thomas) ont été scandés avec une force croissante, le dernier cité y contribuant par sa performance.
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Les larmes de Thomas : sa Marseillaise pleine d'émotions en vidéo

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Les problèmes ne se sont pas volatilisés

Parce que le lien de causalité réciproque est indiscutable. Le coureur de chez Cofidis a été poussé par un vent nouveau et cocardier, autant qu'il a poussé les spectateurs à élever le curseur de son intensité. Un cercle vertueux auquel la quatrième place des Bleus, en vitesse par équipes mardi, ne pouvait pas prétendre. Elle fait même figure de symbole du déclassement du sprint français, qui avait toujours décroché une médaille dans cette discipline, depuis son instauration aux JO en 2000.
Sébastien Vigier, battu d'entrée puis en repêchage en vitesse individuelle, s'est épanché sur des tensions internes mercredi : "Il y a eu des démissions dans le staff, beaucoup de mouvements depuis Tokyo (…) Cela n'a pas forcément été apprécié par nous, coureurs". L'enivrant succès de Benjamin Thomas n'effacera pas tout cela. "Ça a déclenché quelque chose, donné de l'énergie et de l'émotion au public, qui va vouloir y regoûter", veut pourtant croire Florian Rousseau, directeur du programme olympique de la FFC. 
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De la chute à la gloire : La course aux points folle de Benjamin Thomas

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On savait que la deuxième partie des Jeux pouvait nous être favorable
Quid de son espoir ? Il n'apparaît pas totalement vain, en raison des épreuves restant à disputer. "On savait que la deuxième partie des Jeux pouvait nous être favorable, pointe Steven Henry, coach de l'endurance. J'espère que ça va redynamiser le groupe." Mathilde Gros est une candidate à la médaille crédible, dimanche en vitesse individuelle (qualifications et premiers tours dès vendredi). Huitième du keirin jeudi, elle a salué le soutien d'un vélodrome qu'elle avait enflammé en octobre 2022, titre mondial à la clef.
C'est dans le un contre un que la sprinteuse de 25 ans a le plus de références récentes, tandis que le madison et l'omnium – respectivement au programme vendredi et dimanche chez les dames – semblent être des courses plus ouvertes, au résultat plutôt à même d'être influencé par la ferveur de l'assistance. Chez les messieurs aussi, le format de l'américaine peut faire saliver le clan tricolore, avec un Benjamin Thomas (en bronze à Tokyo avec Donavan Grondin) à nouveau en action.
"Je me suis bien brûlé (sur sa chute lors de la course aux points de l'omnium, ndlr), demain (vendredi), j'aurai mal partout, mais samedi on va serrer les dents, promet celui qui a débloqué le compteur de breloque des pistards français. J'ai envie d'offrir le meilleur des cadeaux à la Boud' [Thomas Boudat] pour la dernière de sa carrière, lui offrir un beau jubilé." Et Henry de conclure, à peine remis de ses émotions en zone mixte : "C'était son jour. J'espère qu'il y en aura un deuxième samedi."
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Il a flairé le bon coup : comment Thomas a remporté la première épreuve de l'omnium

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