Amstel Gold Race - Benoît Cosnefroy veut s'offrir Mathieu van der Poel : "Je me dis que c'est possible"
Eurosport sur GoogleBenoît Cosnefroy a remporté la Flèche brabançonne, ce qui fait de lui un candidat crédible à la victoire lors de l'Amstel Gold Race. L'absence de Mathieu Van der Poel, mercredi, et sa présence, dimanche, poussent certes à relativiser ce statut. Mais le puncheur de Decathlon AG2R La Mondiale (quatre succès en 2024) ne part pas perdant face au Néerlandais, qu'il a devancé sur cette course en 2022.
Cosnefroy : "J'ai fait ce geste sur la ligne parce que, ici, je me sens chez moi"
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Merci pour le suspense. En l'absence de Mathieu Van der Poel ou autre Tadej Pogacar, la Flèche brabançonne n'a livré son verdict que dans ses derniers hectomètres, mercredi. Benoît Cosnefroy l'a remportée en gagnant un sprint en petit comité, au sein d'un groupe de 6/7 coureurs qu'il semblait difficile de départager autrement. D'où cette impression que le Français s'est montré le meilleur des "autres".
Une impression caricaturale, d'autant plus que Cosnefroy a gagné sur son terrain, comme il l'a stipulé en explicitant sa célébration : "Ici, je me sens chez moi." Avec quatre podiums en cinq participations, le puncheur de Decathlon AG2R La Mondiale est un spécialiste de l'épreuve (8e place pour pire résultat). En 2020, déjà, il avait frôlé la gagne à Overijse. En tête à 50 mètres du but, il avait été doublé par le champion du monde Julian Alaphilippe et… un certain Van der Poel.
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Cosnefroy dompte enfin la Flèche brabançonne : les temps forts en images
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Le fameux souvenir de 2022
Certes, "MVDP" n'est plus le même, mais cela illustre le fait que, sur ce type de routes, il n'y a pas un monde entre le Français et le Néerlandais. L'ambition de sacre de Cosnefroy est ainsi intelligible, avant l'Amstel Gold Race ce dimanche. "Sur Paris-Roubaix, Van der Poel a une équipe exceptionnelle, considère-t-il comme rapporté par L'Equipe. Mais c'est une course très plate, alors que l'Amstel est un peu moins facile à maîtriser (…) Je me dis que c'est possible."
L'édition 2022 de l'Amstel a aussi de quoi lui donner confiance. Battu par Michal Kwiatkowski à la photo-finish dans des conditions rocambolesques – il avait d'abord été annoncé vainqueur –, Benoît Cosnefroy avait coupé la ligne vingt secondes avant Mathieu Van der Poel (4e), moins dominant sur les pentes du Cauberg par exemple qu'il ne l'est sur les monts flandriens, où les deux hommes ne boxent pas dans la même catégorie.
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Annoncé vainqueur puis finalement 2e derrière Kwiatkowski : l'arrivée frustrante de Cosnefroy
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Un coup d'avance devenu coup de retard
Or, lorsque le favori n'écrase pas la course, la dimension tactique entre en jeu et cela peut se retourner contre lui. "Quand Mathieu est là, il est beaucoup regardé et cela peut être plus facile pour un coureur à côté de s'exprimer", salive celui qui signe un très bon début de saison (quatre succès, alors que son record sur un exercice complet est de cinq). D'autant plus que rayon stratégie, il s'est bien débrouillé mercredi, malgré une situation proche de lui échapper.
Cosnefroy a embrayé tôt, à une cinquantaine de bornes de l'arrivée : "Je n'étais pas sûr que ce parcours puisse faire de grosses différences, avec une montée en moins. C'est pour ça que je me suis lancé dans une première échappée à trois tours de l'arrivée." Une cartouche grillée qui lui a valu de manquer le coche quand le trio Teuns - Wellens - Van den Berg a pris le large. Mais après un dernier effort de son coéquipier Dorian Godon, il a pu "faire le jump". La suite a été une parfaite lecture de sa part.
"Quand (Marijn) van den Berg a attaqué, je me suis dit : 'C'est super'", a-t-il décrit, concernant l'offensive peu ou prou improvisée du coureur de EF Education EasyPost, à 2,5 km du terme. Le meilleur sprinter du groupe de tête s'est ainsi brûlé les ailes avant la dernière ascension. "Ça m'a fait plaisir de le voir attaquer comme ça sur le plat, insiste Cosnefroy dans un sourire. Après, j'avais identifié Dylan (Teuns). En me mettant dans sa roue, j'ai essayé de le dissuader de faire un sprint long, comme je sais qu'il les aime. J'ai réussi à le passer à 70 mètres de la ligne."
Face à "MVDP" ou autre Ben Healy (2e de l'Amstel l'an passé derrière Pogacar, qui fait l'impasse), dimanche, il n'y aura peut-être pas de seconde chance. Mais à l'aune de sa forme et de la dynamique de sa formation (neuf victoires en 2024), il est possible que ce soient les rivaux de Benoît Cosnefroy qui le déplorent.
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Cosnefroy : "Très important d'avoir un bon vélo"
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