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Katusha attend son heure

Katusha attend son heure
Par Eurosport

Le 18/04/2011 à 16:18Mis à jour Le 18/04/2011 à 16:22

En plaçant deux hommes dans les cinq premiers de l'Amstel Gold Race dimanche, l'équipe Katusha a prouvé qu'elle avait les armes pour briller sur les Ardennaises. Reste maintenant à concrétiser. C'est tout particulièrement vrai pour Joaquim Rodriguez, dauphin de Gilbert au Cauberg.

Avant l'Amstel Gold Race, Philippe Gilbert avait pointé la menace. Pour le Belge, le principal adversaire à surveiller, c'était l'équipe Katusha. Il avait vu juste. Collectivement, la formation russe était la plus solide dimanche aux Pays-Bas. Et individuellement, Joaquim Rodriguez est celui qui lui a donné le plus de fil à retordre dans l'ascension finale du Cauberg, même si Gilbert a finalement pris le dessus assez facilement.

Avec deux anciens vainqueurs (Danilo Di Luca et Serguei Ivanov) dans ses rangs, et deux redoutables puncheurs considérés à juste titre parmi les principaux prétendants (Alexandre Kolobnev et Joaquin Rodriguez), Katusha avait effectivement de quoi semer la zizanie. Pourtant, alors que Leopard-Trek, malgré la perte de Cancellara et Frank Schleck, a sérieusement menacé Philippe Gilbert via l'offensive d'Andy Schleck, l'équipe de Serge Parsani est restée en dedans. A l'arrivée, Kolobnev n'a presque pas bougé, ou alors à contretemps et pas durablement. Seul Joaquim Rodriguez a joué sa carte dans le Cauberg. Mais l'Espagnol est tombé sur plus fort que lui. "La deuxième place pour Purito (Rodriguez), la cinquième pour moi, c'est un bon résultat pour l'équipe", estime Kolobnev.

Kolobnev: "Nous avons fait ce qui était prévu"

C'est vrai, le bilan d'ensemble est satisfaisant. Mais les Katusha n'avaient-ils pas les moyens de déstabiliser davantage Philippe Gilbert? Non, à en croire Serge Parsani. "On avait prévu d'avoir au moins deux coureurs devant sur les quatre qui étaient protégés (NDLR: Di Luca, Ivanov, Kolobnev, Rodriguez). Et on en avait encore deux (Kolobnev et Rodriguez) après l'Eyserbosberg, où ça se décide toujours. Mais Gilbert était super, il a fait un sacré numéro..." Un avis partagé par Kolobnev. "Nous avons fait sur le terrain ce qui était prévu avant la course, assure le Russe. Nous avons essayé de courir en grande équipe. Dans le final, nous avons fait de notre mieux. Gilbert a été extraordinaire parce que, même après avoir un effort incroyable dans les derniers kilomètres, il a été capable de contrer l'attaque de Rodriguez."

Un Rodriguez qui n'en finit plus de tourner autour du pot sur les Ardennaises. Deuxième de Liège-Bastogne-Liège en 2009, deuxième de la Fèche Wallonne en 2010 et donc deuxième de l'Amstel Gold Race en 2011. Un drôle de Grand Chelem pour l'Espagnol. "Il a commis deux petites erreurs, juge Parsani, en attaquant dans le Keutenberg alors qu'il y avait encore trois Rabobank et trois d'Omega Pharma dans le groupe, et en lançant le sprint de très loin plutôt que de rester dans la roue de Gilbert." Pourtant, le Catalan ne se montrait pas trop déçu dimanche. Au contraire. "Je suis très content de cette deuxième place, explique-t-il. Dans le sprint, j'ai essayé d'anticiper parce que je sais bien qu'il est beaucoup plus rapide que moi. Dans ces conditions, une deuxième place est une belle récompense."

Et la première, elle est pour quand? Sur a Flèche, mercredi? A Liège, dimanche? C'est tout sauf impossible. "Des trois "ardennaises", l'Amstel Gold Race est celle qui me convient le moins", confie Rodriguez. En haut du Mur de Huy, seul Cadel Evans l'avait devancé l'année dernière. Or l'Australien ne sera pas là mercredi. Alors... Il y croit en tout cas, d'autant que les jambes sont là. "Je vais chercher à garder la même condition. Le travail hivernal porte ses fruits." Pour lui comme pour Katusha, il ne reste plus qu'à les cueillir.

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