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Amstel Gold Race: Peter Sagan (Cannondale) a tout pour lui

Sagan a vraiment tout pour lui
Par Eurosport

Le 12/04/2013 à 10:47Mis à jour Le 12/04/2013 à 18:12

Forme du moment, caractéristiques de la course, modification de l'arrivée… Peter Sagan a vraiment le profil parfait pour remporter l'Amstel Gold Race, dimanche.

Et si, cette fois, c'était la bonne? Le printemps 2013 a été annoncé comme celui de la consécration pour Peter Sagan.  En toute logique. Après une montée en puissance en 2012, le Slovaque semble prêt à 23 ans à mettre la main sur ses premières grandes classiques. Le coup est passé très près sur Milan-Sanremo, où Sagan a pris la deuxième place, n'étant battu qu'au sprint par Gerald Ciolek. Ce fut un tout petit peu moins vrai au Tour des Flandres, tant Fabian Cancellara était au-dessus du lot. N'empêche. Là encore, la bombe de Cannondale a endossé le costume du dauphin. Alors que l'Amstel se présente dimanche, Sagan fait encore office de favori.

La nouvelle star du peloton a déjà beaucoup gagné en 2013: huit victoires. Dont Gand-Wevelgem et la Flèche Brabançonne. Il lui reste simplement à concrétiser sur une classique de plus de 250 kilomètres, qui délimite la frontière entre belles et grandes victoires. En dominant Philippe Gilbert, un des maitres es ardennaises, mercredi, dans la Flèche Brabançonne, Sagan a vraiment pris date. Une victoire presque malgré lui. "Mon ambition au départ de Louvain n’était pas d’impérativement jouer un rôle en vue sur cette épreuve, a-t-il confié à La Dernière Heure, mais plutôt de tester mes jambes en vue de l’Amstel, dimanche, dont j’ai fait l’un de mes grands objectifs avant même le début de la saison." Le décor est planté. L'an passé, il était passé tout près de gagner, mais un mauvais timing dans son sprint au sommet du Cauberg l'avait obligé à se contenter de la troisième place.

Volpi: "Il va disposer de plusieurs options tactiques"

Pour ce qui est de tester ses jambes, Sagan a en tout cas été pleinement rassuré. "Je me suis vraiment très bien senti, assure-t-il. Au lendemain du Ronde, je n’ai pas enfourché mon vélo pendant deux jours avant de reprendre ensuite le chemin de l’entraînement pour des séances de quatre à cinq heures. J’avais besoin de ce petit break sans course et ne regrette aucunement d’avoir fait l’impasse sur Paris-Roubaix, très atypique. J’ai pu faire le plein de fraîcheur, un élément qui risque bien d’être déterminant sur l’Amstel." Requinqué et toujours aussi déterminé, Sagan a vraiment toutes les cartes en main pour mettre enfin dans le mille dans une classique majeure.

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Alberto Volpi, le directeur sportif de la formation, Cannondale, se frotte déjà les mains. "L’apparition de ce tronçon séparant le véritable sommet de cette difficulté du nouveau portique d’arrivée est une excellente nouvelle pour Peter Sagan, juge-t-il. Il va disposer de plusieurs options tactiques. Il peut très bien démarrer dans le Cauberg, à l’endroit où la pente est la plus raide (NdlR : 12 %), faire la différence ensuite dans le faux plat montant ou bien encore miser sur sa pointe de vitesse et attendre le sprint. Il a diverses cartes dans son jeu." Oui, Sagan a beaucoup d'atouts. Il n'en aura que davantage de pression et une nouvelle place d'honneur, plus encore que les deux précédentes, aurait valeur d'échec pour lui.

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