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Bettini : "Un jour noir"
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Publié 03/10/2004 à 12:50 GMT+2
Ce devait être son jour. Mais un stupide incident (il a été blessé au genou par une portière de voiture au moment de changer sa roue après une crevaison) a écarté Paolo Bettini de la course au titre mondial, dimanche. Le Toscan reste néanmoins philosophe,
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Erik Zabel (ALL, 2e) : "C'est un honneur de terminer deuxième mais cette position comporte toutefois deux faces. La première est de ne rien avoir à se reprocher d'être battu par un grand champion. Mais la seconde fait ressortir une certaine déception: il ne peut en être qu'ainsi après un Championnat du monde. Il s'agit toutefois d'une réalité qu'il faut accepter."
Luca Paolini (ITA, 3e) : "Je ne suis qu'à moitié satisfait. C'est bien de monter sur le podium mais j'ai le sentiment que j'aurais pu mieux faire. Je suis très décu en revanche pour Paolo Bettini qui était le plus fort d'entre nous."
Alejandro Valverde (ESP, 6e) : "Je n'ai jamais envisagé de faire le sprint pour moi. Oscar était en effet le plus fort. L'Espagne a couru soudée et solidaire: c'est ce qui a fait la différence."
Damiano Cunego (ITA, 9e) : "Je suis surtout déçu pour mes supporteurs venus en grand nombre. Notre course a été bouleversée par l'abandon de Paolo Bettini. Dans le dernier tour, nous étions quelques uns devant, mais en compagnie des meilleurs."
Jérôme Pineau (FRA, 32e) : "Il nous a manqué ce que nous appréhendions: les trente derniers kilomètres. Avant, on a toujours été bien placés. Mais il y a des choses plus graves que de passer à côté d'un podium dans la vie. C'est la raison pour laquelle j'adresse tout mon soutien à Sandy Casar (NDLR: qui a abandonné après le décès de son père)".
Nicolas Vogondy (FRA, 48e) : "Il n'était pas question de mettre pied à terre. Nous avons fait avec les moyens du bord sans jamais pouvoir malheureusement rivaliser dans ce contexte très relevé."
Paolo Bettini (ITA, abandon) : "C'est un jour noir pour moi. Dommage car l'équipe avait bien travaillé. J'ai raté ce championnat à cause d'un incident banal. Mais Oscar Freire est un grand. Il a aussi démontré qu'il n'était pas seulement un redoutable sprinteur."
Philippe Gilbert (BEL, abandon) : "On ne m'a pas vu. Je n'étais pas bien. J'ai pris un coup de chaud. Il y a dix degrés de différence par rapport à chez nous. J'ai toujours eu l'impression d'être à bloc."
Christophe Le Mevel (FRA, abandon) : "Je faisais partie des trois ou quatre coureurs ayant pour mission d'attaquer d'entrée. J'espérais voir revenir quatre ou cinq coureurs de l'arrière. J'étais là pour bosser, je ne pensais pas faire 160 kilomètres devant, mais plutôt une centaine."
Laurent Brochard (FRA, abandon) : "C'était très éprouvant sur les coups d'accélération. Il fallait être dans une grosse condition pour revenir mais cela ne répondait pas vraiment. J'ai été victime de deux crevaisons et je n'avais pas besoin de cela. On a quand-même un peu vu le maillot français du fait que nous avions mis une stratégie de trouble-fêtes en place."
Cyril Dessel (FRA, abandon) : "Après les Championnats de France, c'est la 2e fois que je souffre de maux de ventre. Il fallait que j'arrête. Ce n'est pas une question de stress. J'ai sûrement tendance à trop boire."
Sylvain Calzati (FRA, abandon) : "J'aurais aimé aller plus loin mais mes jambes ne pouvaient plus suivre. J'ai le niveau Coupe de France. Ce sera pour l'année prochaine."
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