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Freire : "Je le sentais"
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Publié 04/10/2004 à 15:45 GMT+2
Comme ses glorieux aînés Alfredo Binda, Rik Van Steenbergen et Eddy Merckx, Oscar Freire compte désormais trois titres mondiaux. L'Espagnol tient sa part de légende. Les malheurs de Bettini et la force collective de son équipe ont servi ses desseins. Son
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Crédit: Eurosport
Oscar Freire gagne peu mais bien. Cette année, le natif de Torrelavega n'affiche que trois victoires à son compteur personnel. On est très loin des chiffres affolants de Petacchi, ou même de ceux de Boonen, Valverde ou Armstrong. Mais à la quantité, Freire préfère la qualité et ses trois succès, tous acquis dans des courses majeures, suffisent à faire de lui un des hommes de l'année.
L'Espagnol a d'abord triomphé en mars dans Milan- San Remo, la première manche de la Coupe du monde. Après ce printemps triomphal, il lui a fallu attendre le Tour d'Espagne et le mois de septembre pour le voir lever à nouveau les bras. Le troisième volet de ce triptyque, assurément le plus précieux, est donc intervenu dimanche à Vérone. Le point commun à ces trois victoires? Erik Zabel. A chaque fois, l'Allemand a endossé le rôle ingrat du dauphin...
L'hommage de Bettini
En trois succès, Oscar Freire a donc étoffé sensiblement un palmarès déjà fort respectable. Mais il est clair que la dernière en date va le faire changer de dimension. On ne devient pas impunément l'égal de Binda, Van Steenbergen et surtout Eddy Merckx. C'est désormais son cas après ce troisième sacre. Paolo Bettini, beau joueur, ne s'y est pas trompé. "Oscar Freire est un grand, a confié le Toscan en guise d'hommage. Il a aussi démontré qu'il n'était pas seulement un redoutable sprinter."
En grand champion, Freire avait parfaitement préparé son affaire. "Je le sentais. Je savais que le titre était à ma portée, parce que j'avais beaucoup travaillé ces derniers temps. Puis l'équipe d'Espagne est très forte", note le roi des Mondiaux, entouré par cinq équipiers dans les deux derniers tours, et amené sur un plateau par Valverde lors du sprint. "J'ai préféré opter pour la roue d'Alejandro Valverde plutôt que pour celles de Zabel ou de O'Grady. Après 250 kilomètres, je savais qu'il serait difficile de les passer. J'avais de plus la conviction qu'Alejandro me lancerait parfaitement", reprend-il. Bien vu.
Les bonnes ondes de 1999
Le Mondial est décidément sa course, et Vérone est bien sa ville. Etre couronné champion du monde deux fois dans la même cité, voilà qui n'est pas commun. En 1999, c'est déjà sur les bords de l'Adige que Freire avait conquis son premier maillot irisé. "Il était important de revenir sur les lieux mêmes de ma première victoire, admet le coureur de la Rabobank. A l'entraînement, les jours précédents, sur ces routes très spéciales, une multitude de souvenirs m'ont rappelé des moments particulièrement importants pour ma carrière".
Mais si le résultat et le bonheur sont identiques, les circonstances, elles, n'ont plus rien à voir, explique Freire: "La différence essentielle est que je n'espérais pas vaincre la première fois. J'étais simplement alors un bon coureur, mais peu connu. Cette fois, je n'avais rien à démontrer. Cette première victoire a donc tout changé. Je suis passé du statut de quasi inconnu à celui de champion du monde. Aujourd'hui, je n'ai pas bénéficié de l'effet surprise" . Sa victoire n'en est que plus belle&hellip
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