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Boasson Hagen règle la première étape au sprint

Boasson Hagen règle la première étape au sprint

Le 09/06/2019 à 14:37Mis à jour Le 09/06/2019 à 15:09

CRITERIUM DU DAUPHINE – Au terme d’une étape de 142 kilomètres entre Aurillac et Jussac, animée par plusieurs échappées, c’est Edvald Boasson Hagen (Dimension Data) qui a décroché la victoire au sprint. Le Norvégien a devancé sur la ligne Philippe Gilbert (Deceuninck-Quick Step) et Wout Van Aert (Jumbo-Visma). Journée assez tranquille pour les cadors du peloton.

Une arrivée massive sur une étape compliquée, c’était un jour pour Edvald Boasson Hagen. Le Norvégien de la Dimension Data a remporté ce dimanche la 1re étape du Critérium du Dauphiné en devançant au sprint Philippe Gilbert (Deceuninck-Quick Step) et Wout Van Aert (Jumbo-Visma) au terme d’une journée où les sprinteurs n’auront pas tenu le choc et où les favoris ont vécu une entame tranquille. Avec ce succès, son 3e de la saison et son 5e sur les routes du Dauphiné, Boasson Hagen se pare du maillot de leader.

Une sacrée lutte entre peloton et échappée

Cette première étape était favorable à une échappée avec pas moins de cinq ascensions au programme, dont le Puy Mary (1re cat, 10,6km à 6%) à une centaine de kilomètres de l’arrivée. Surtout, le circuit final tracé autour de Jussac était sinueux, même piégeux en raison d’une route humide mais avant tout difficile. L’ascension de la côte de Roquenatou (2e cat) et ses 3,6km à 7%, effectuée lors des deux tours du circuit final, laissait entrevoir une belle bagarre entre peloton et échappée. On n’a pas été déçu.

Le peloton lors de la 1ère étape du Critérium du Dauphiné

Le peloton lors de la 1ère étape du Critérium du DauphinéGetty Images

Partis dès les premiers kilomètres en compagnie de quatre autres coureurs, Olivier Naesen (AG2R La Mondiale) et Magnus Cort Nielsen (Astana) ont longtemps cru pouvoir aller au bout. Même s’ils n’ont jamais compté plus de 3’40’’ d’avance sur un peloton longtemps emmené par les Bora-Hansgrohe du sprinteur de référence de ce Dauphiné, Sam Bennett. Mais l’Irlandais, tout comme Bouhanni (Cofidis), Greipel (Arkéa-Samsic) ou encore Hodge (Deceuninkc-Quick Step), n’a pas tenu le choc au fil d’une étape disputée à une allure très élevée (41,6km/h). Du coup, dans le dernier tour, personne n’a vraiment roulé derrière l’échappée, qui comptait encore plus d’une minute de marge au pied du dernier passage de la côte de Roquenatou.

Deceuninck-Quick Step, à l’envers mais sans regret

C’était sans compter sur l’énorme accélération des Deceuninck-Quick Step. Zdenek Stybar a imposé un tempo d’enfer sur le premier kilomètre de l’ascension, ramenant un peloton fortement amaigri mais avec tous les favoris à 15’’ de la tête de la course. Mais Ni Alapahilippe, ni Gilbert n’en ont profité pour attaquer. Bjorg Lambrecht, lui, ne s’en est pas privé. Le puncheur de la Lotto-Soudal, 4e de la Flèche Wallonne au printemps, est sorti en solitaire pour rejoindre Naesen et Cort Nielsen et redonner vie à une échappée alors à l’agonie. Sous son impulsion, le trio a retrouvé un second souffle et a longtemps résisté à un peloton emmené par les Michelton-Scott d’Impey et les Bahrain-Merida de Colbrelli. Mais les trois hommes ont fini par abdiquer à 500m de la ligne.

Encore une fois, ce sont les Deceuninck-Quick Step qui ont pris les choses en main, avec Alapahilippe qui a travaillé pour Philippe Gilbert. Mais le Français a lancé trop tôt et le Belge a été contraint de faire l’effort avant même le virage clé, à 200m de l’arrivée. En tête alors, Gilbert n’a rien pu faire face à la puissance d’Edvald Boasson Hagen, resté caché jusque-là et sorti du virage avec un maximum de vitesse. Souvent oublié au moment d’évoquer les sprinteurs dont il ne fait plus vraiment partie, le Norvégien s’est rappelé aux bons souvenirs d’une épreuve dont il a déjà remporté cinq étapes pour devancer Gilbert et Wout Van Aert (Jumbo-Visma). Il se pare également du maillot jaune de leader qu’il cherchera à conserver lundi, dans une étape qui a de bonnes chances de ressembler à celle de dimanche. Et ce n’est pas Boasson Hagen qui s’en plaindrait.