Eurosport
O'Grady-Mayo, sacré duo
Par
Publié 13/06/2004 à 14:00 GMT+2
Deuxième victoire en trois jours pour Stuart O'Grady sur le Dauphiné Libéré. L'Australien, déchaîné, a surpris tout le monde en enlevant la dernière étape dimanche, sur un terrain montagneux qui ne lui convient guère. L'autre grand vainqueur de la semaine
Eurosport
Crédit: Eurosport
Michael Rasmussen, vainqueur la veille en partant dès le coup de pistolet, a semble-t-il donné des idées au reste du peloton. La dernière étape de ce Dauphiné 2004, disputée autour de Grenoble, a donc ressemblé à la précédente, avec une échappée lancée dès les premiers hectomètres et qui a tenu jusqu'au bout, et des favoris plutôt apathiques. Iban Mayo, malgré une marge relativement mince sur Hamilton au classement général, a donc conservé son maillot jaune jusqu'au bout, sans véritablement trembler.
Un groupe d'une dizaine de coureurs avait donc pris l'initiative d'emblée, suite à une attaque initiale de Sandy Casar. Parmi ces échappés, Stuart O'Grady, déjà vainqueur à Sisteron vendredi. Après ce succès, l'Australien avait annoncé qu'il achèverait ce Dauphiné dans le gruppetto. Il s'est pourtant subitement senti des ailes, alors qu'il s'était livré le matin à des calculs de manière à connaître l'écart sensible pour le hors délais.
Mayo en contrôle
Sur un terrain qui ne lui est vraiment pas favorable, O'Grady le sprinter a réussi un improbable exploit, parvenant à distancer Casar dans le final pour signer sa première victoire en montagne! Grenoble lui réussit décidément à merveille, puisqu'il s'était déjà imposé ici en 1998, sur le Tour de France. "J'étais inquiet dans le camping-car: je m'étais même renseigné pour savoir l'écart du hors délai. Mais, j'étais très motivé pour le maillot vert. Il m'eut paru injuste qu'un grimpeur l'endosse. J'ai repensé à ce grand souvenir qu'a constitué ma victoire, ici-même, dans le Tour de France 98. Je l'ai emporté au courage", confie le héros.
Car Stuart O'Grady restera vraiment comme le héros sympathique de la semaine. Iban Mayo, lui, est en le grand triomphateur. Maître du chrono, tant sur le prologue de Megève que sur les flancs du Mont Ventoux, un Géant de Provence ayant encore boudé Armstrong, Mayo a parfaitement contrôlé une course il est vrai dénuée de grands cols dans sa partie finale. Ses coéquipiers de l'Euskaltel ont fait le maximum jusqu'à l'ultime montée, le col de Sarcenas, où Iban Mayo s'est retrouvé seul comme un grand. Il fallait voir avec qu'elle facilité il a contrôlé la tête des poursuivants au sein desquels Lance Armstrong se faisait d'ailleurs une petite frayeur en déchaussant.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité