Rasmussen ne l'a pas volé

Parti courageusement dès le premier kilomètre, Michael Rasmussen a tenu jusqu'au bout pour enlever samedi la sixième étape du Dauphiné Libéré, samedi, à Grenoble. Le Danois de la formation Rabobank s'est imposé avec plus de cinq minutes d'avance sur Ivan

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Crédit: Eurosport

C'est un exploit peu commun qu'a réalisé Michael Rasmussen lors de la première étape de montagne du Dauphiné, l'avant-dernière de l'épreuve. Plus que la bagarre entre les favoris, qui n'a pas vraiment eu lieu, c'est la formidable échappée victorieuse du Danois que l'on retiendra. A quelques hectomètres près, le coureur de l'équipe Rabobank a effectué l'intégralité de la course en tête, d'abord accompagné par Ivan Basso, puis en solitaire. Ni la fatigue ni le vent de face n'ont eu raison de sa détermination.
Le héros raconte sa journée: "J'ai été déçu de mon temps dans le contre-la-montre du Mont Ventoux de sorte que j'avais envie de me racheter avant la fin du Dauphiné. J'ai porté mon attaque seulement dans la mesure où je devais prendre un maximum de temps avant le premier col", explique Rasmussen. Opération réussie. Le duo de tête prenait plus de cinq minutes d'avance à La Mure (km 63,5), puis huit minutes au contrôle de ravitaillement du Fontagneu (km 78,5).
Mayo reste sur ses gardes
C'est dans la montée du col de La Morte que Rasmussen s'est retrouvé isolé. "Ivan Basso a perdu le contact sur un saut de chaîne, reprend le Scandinave. J'ai continué à mon rythme, sans accélérer, mais je ne l'ai jamais revu. Dans la descente du dernier col, je n'ai pas forcé, restant prudent: je pensais à la chute de Beloki dans le dernier Tour de France", explique Rasmussen. Personne ne l'a d'ailleurs revu. A Grenoble, il a signé un des succès les plus marquants de sa carrière, plus encore peut-être que sa victoire d'étape dans la Vuelta l'an dernier.
Malgré ses 30 printemps, Rasmussen est encore tout jeune dans le peloton, puisqu'il est passé professionnel sur le tard, il y a seulement deux ans. Depuis, il a déjà énormément progressé. Ses pensées vont maintenant vers la Grande Boucle. "Mon ambition se porte désormais sur une victoire d'étape dans le Tour de France. Au départ de Liège, nous serons avec Levi Leipheimer sur un pied d'égalité. Les dix premiers jours décideront de celui devra se mettre au service de l'autre", confie-t-il.
Bonne journée également pour le leader, Iban Mayo, jamais mis en difficulté par ses principaux rivaux. Il faut dire que Tyler Hamilton, son dauphin au général, a passé sa journée à chasser après une chute. S'il a pu rentrer dans le groupe maillot jaune, l'Américain n'avait plus la force d'attaquer. Lance Armstrong, lui, ne semblait pas en avoir envie. Du coup, Mayo trouve ça presque louche. "Armstrong est resté totalement tranquille, sans porter la moindre attaque. C'est curieux et cela m'incite à la plus grande vigilance dimanche", avoue le Basque.
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