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David Lappartient (UCI) : "Incapable de vous dire si le cas Froome sera réglé avant le Giro"
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Publié 27/02/2018 à 18:42 GMT+1
TOUR D'ITALIE - "C'est un dossier plus complexe qu'un dossier lambda", explique le président de l'UCI, David Lappartient, dans des déclarations à eurosport.fr. Comme Tom Dumoulin, vainqueur du Giro 2017, il espère voir le dossier Froome réglé avant le départ du Tour d'Italie. "Maintenant, je ne suis pas à la manoeuvre sur ces éléments", rappelle-t-il.
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Comme Tom Dumoulin ou les organisateurs du Tour d'Italie, le nouveau président de l'UCI n'a aucune envie de voir le dossier Chris Froome empoisonner la saison 2018, et notamment son premier grand tour. Mais, à l'instar du dernier vainqueur du Giro ou des hommes de RCS, David Lappartient n'est aujourd'hui pas en mesure d'assurer que le flou peu artistique entourant le coureur britannique sera levé avant début mai et le départ d'une nouvelle course au maillot rose (à partir du 4 mai prochain). "Je ne suis pas maître de la procédure", nous a-t-il expliqué lors d'un entretien mené mardi, une semaine après une prise de position forte de Dumoulin sur le sujet.
"Je comprends l'analyse de Tom Dumoulin", concède-t-il. Le Néerlandais appelle à une résolution rapide pour éviter un éventuel déclassement a posteriori d'un Chris Froome potentiellement vainqueur en Italie de son troisième grand tour consécutif, après le Tour de France et la Vuelta en 2017. "J'espère qu'on pourra avoir une décision avant le Giro, pour tout le monde", appuie David Lappartient. "Pour le Giro, parce que c'est une magnifique épreuve ; pour Chris Froome lui-même, au demeurant ; et pour l'ensemble des téléspectateurs."
"Je ne suis pas à la manoeuvre sur ces éléments"
"On ne peut pas imaginer qu'un potentiel vainqueur du Tour d'Italie puisse ensuite éventuellement être déclassé", poursuitle président de l'UCI. "Il faut que ça aille relativement vite. Maintenant, je ne suis pas à la manoeuvre sur ces éléments."
Depuis qu'un contrôle mené en septembre dernier, sur la Vuelta, a révélé un taux de salbutamol deux fois supérieur aux limites définies par les règlements antidopage, Chris Froome et son équipe Sky travaillent à démontrer une absence d'infraction de leur part. Ils s'efforcent notamment de reconstituer les conditions dans lesquelles le Britannique pourrait présenter une telle concentration de salbutamol tout en ayant respecté les règles sur cette substance dite spécifiée, qui fait partie de son traitement contre l'asthme. Une procédure qui peut encore s'étaler sur plusieurs mois.
"Le respect de la procédure prend un certain temps"
"Je suis effectivement incapable de vous dire si ce sera réglé avant le Giro, parce que le respect de la procédure, des droits des uns des autres, des expertises, prend un certain temps", justifie David Lappartient. "C'est un dossier plus complexe qu'un dossier lambda, avec plus d'avocats et de moyens, donc ça prend plus de temps en termes de procédure."
En attendant la résolution de son cas par les commissions médicale et disciplinaire de l'UCI, Chris Froome peut courir. Il l'a déjà fait cette saison, sur le Tour d'Andalousie. Et il est déjà attendu en Italie la semaine prochaine pour y disputer Tirreno-Adriatico (une épreuve également organisée par RCS).
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