Grand Prix E3 : Mathieu Van der Poel à sa main ?
Battu samedi par Tadej Pogacar, Mathieu Van der Poel se doit de réagir. Six jours après sa chute lors de Milan-Sanremo (8e), le Néerlandais s'avance en favori du Grand Prix E3, face à Pedersen ou autre Laporte, ce vendredi en Belgique. Mais les doutes qui entourent sa main douloureuse atténuent ce statut et ont de quoi inquiéter, dans l'optique du Ronde et de Roubaix, où "Pogi" sera de la partie.
Van der Poel : "Je suis tombé, ma main me fait un peu mal"
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Patatras ! Quand Tadej Pogacar est tombé, samedi sur la route de Sanremo, tout un scénario a battu de l'aile. Celui d'une Cipressa gravie à grande vitesse, en guise de tremplin pour le Slovène, déterminé à enfin conquérir la Primavera. Mais "Pogi" est vite remonté sur sa monture – qui aurait été endommagée – et il a mis son plan à exécution, cuissard lacéré, jambe ensanglantée et poing serré à l'arrivée. Son gadin a donné à son succès libérateur une dimension épique et a intensifié le suspense le temps d'un après-midi. Puisse-t-il ne pas l'avoir tué le temps d'un printemps.
Parce que Pogacar n'est pas le seul à avoir chuté. De l'autre côté de la route, pris dans ce jeu de quilles malencontreux, son principal rival Mathieu Van der Poel a aussi perdu l'équilibre. Il y a laissé de l'énergie, remontant le peloton seul dans le vent juste avant le pied de la Cipressa, mais peut-être bien plus que cela. Lui aussi écorché, emprunté en descente, dépourvu de l'élégance qui le caractérise, le Néerlandais a semblé diminué, dans le final de ce Milan-Sanremo qui lui a échappé (8e). "MVDP" a expliqué avoir souffert à une main. Elle sera toisée ce vendredi.
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Dans le Poggio, l'impitoyable Pogacar met Van der Poel au supplice
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"La main va plutôt bien", selon Dillier
Au départ du Grand Prix E3, Van der Poel demeure le favori en l'absence de Pogacar, ou encore de Wout van Aert, qui les avait vaincus au sprint à Harelbeke en 2023. Mais face à Mads Pedersen, Jasper Stuyven ou autre Christophe Laporte, le double tenant du titre aura matière à se tester en Belgique. "La main va plutôt bien", mais "il ressent encore" les conséquences de l'incident, aux dires de son coéquipier Silvan Dillier, interrogé par Cyclingnews mardi, à l'occasion d'une reconnaissance du tracé à laquelle le leader de la formation Alpecin-Premier Tech a participé.
Sur un parcours légèrement modifié – le Vieux Quaremont sera notamment à gravir deux fois, et pas à l'identique –, l'octuple champion du monde de cyclo-cross disposera de seize ascensions pour faire la différence. En 2024 et en 2025, le Taaienberg lui avait permis d'effectuer un premier écrémage, à peu ou prou 80 bornes de l'arrivée. Puis, il avait gagné en solitaire avec respectivement 1'31" d'avance sur Stuyven et 1'05" sur Pedersen, à l'initiative du premier coup de force l'an passé. Sur le "mini Tour des Flandres", on n'en attend pas moins de lui.
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Pedersen dégaine dans le Taaienberg, Van der Poel embraye... mais où est Van Aert ?
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Nuances de blessures
Il y va de notre espoir d'assister à un duel entre ceux qui se partagent les dix derniers Monuments, lors du Ronde (5 avril), où "Pogi" a dorénavant la faveur des pronostics, et durant Paris-Roubaix (12 avril), où un Van der Poel à 100% paraît susceptible de garder la main. Cet espoir a été secoué de façon assez paradoxale samedi dernier. Si "MVDP" n'était alors que légèrement amoindri, son impuissance dès les premiers hectomètres du Poggio est d'autant plus préoccupante. S'il s'avère sévèrement touché, l'augure n'est pas plus rassurant pour le clan Roodhooft.
L'hypothèse la plus réconfortante, dans l'optique de voir Mathieu Van der Poel regarder Tadej Pogacar droit dans les yeux sur les classiques dites "flamandes" – avant que Remco Evenepoel ne tente de prendre le relais lors de Liège-Bastogne-Liège –, serait celle d'une douleur aussi vive que fugace. Un écueil temporaire qui n'aurait fait que décupler le désir de reconquête d'un monarque battu sur son terrain italien, après avoir été pourfendu deux fois en son royaume flandrien (2023, 2025). Le cas échéant, ses adversaires de vendredi n'y verront rien de réjouissant.
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Le moment clé : l'attaque de Van der Poel dans le Vieux Quaremont
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