Flèche wallonne - Paul Seixas (1er) les a encore bluffés : "En réalité, c'est comme Tadej (Pogacar)…", le félicite Benoît Cosnefroy (4e)
Eurosport sur GoogleDès sa première Flèche wallonne, Paul Seixas a mis dans le mille mercredi à Huy. Benoît Cosnefroy (4e) s'est avoué vaincu sur un terrain à sa convenance, s'aventurant à une comparaison avec Pogacar. Mauro Schmid (2e) a souligné l'accélération du lauréat du jour, dont les aptitudes de puncheur viennent s'ajouter à une longue liste de qualités. Le phénomène a pris de l'ampleur avant Liège, dimanche.
Cosnefroy adoube Seixas : "Il a vraiment couru en patron"
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On ne compte plus ses actes de naissance. Paul Seixas a encore été ébouriffant, mercredi dans le Mur de Huy. Le Français de 19 ans est devenu le plus jeune lauréat de la Flèche wallonne, sans laisser planer de doute sur sa supériorité, à partir du moment où il a lâché les chevaux. Mal placé au pied et premier des battus, Mauro Schmid raconte : "Quand il est parti à 250 mètres de la ligne, j'ai dû attendre un moment pour retrouver mes jambes. Sur la fin, j'en avais encore… mais je n'ai pas pu répondre à son accélération."
De quoi confirmer que Seixas, l'inclassable talent, sait aussi faire parler son "punch", cette notion hybride, entre les efforts qui se rapprochent d'un sprint et ceux, en bosse, qui durent plutôt trois minutes. En terminant fort dans les rues de Sienne lors des Strade Bianche (2e), ou encore en larguant ses rivaux en un claquement de doigts durant l'ultime étape de son Tour du Pays basque victorieux, le leader de la formation Decathlon CMA CGM avait proposé des bribes de faculté en la matière. Huy, c'est autre chose.
Mondiaux sur route
"Quand on roule ensemble, il nous broie" : Seixas, l'aura du leader
il y a 8 heures
Benoît Cosnefroy sait à quel point l'ascension finale de la Flèche (1,3km à 9,6%) est singulière. Quatrième cette année (comme en 2024), deuxième en 2020, l'ancien coureur de chez AG2R avait suggéré une attaque de Seixas à un tour de l'arrivée, lundi dans notre émission Bistrot Vélo, sans que l'on sache si ce conseil était sincère. Ce mercredi, le chef de file du jour de l'équipe UAE Emirates - XRG n'a pu que constater que son compatriote pouvait gagner de façon assez traditionnelle dans le royaume des puncheurs.
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Comment Seixas a broyé la concurrence : l'arrivée en vidéo
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C'était la dernière case qui restait à cocher dans la 'checklist'
"Je pensais que ce n'était peut-être pas un effort qu'il (Seixas) appréciait vraiment, a réagi Cosnefroy, à chaud, encore essoufflé. Mais en réalité, c'est comme Tadej (Pogacar) et les grimpeurs, quand tu es fort physiquement, tu arrives à briller sur tous les terrains." Celui qui sera équipier de "Pogi" dimanche lors de Liège-Bastogne-Liège a flirté avec Ben Tulett (3e) et le podium, mais n'a pas entrevu le sacre : "Paul (Seixas) a couru en patron, et il a montré aujourd'hui qu'il était le plus fort. Chapeau à lui."
"Son profil, c'était plutôt rouleur-grimpeur, abonde Steve Chainel, au sujet du phénomène tricolore, qui découvrait cette épreuve au plateau relativement modeste cette saison. En contre-la-montre, il est extrêmement fort. En descente, il est ahurissant de facilité et de technique. On l'a déjà vu tenir de très hautes intensités dans de longs cols, mais on avait des doutes sur sa capacité à 'puncher', même s'il avait déjà battu des grands coureurs sur la giclette. Le faire sur des pourcentages aussi raides (…) c'était la dernière case qui restait à cocher dans la 'checklist'."
Et notre consultant de saliver : "Il coche maintenant toutes les cases pour rivaliser avec celui qui est le n°1 dans ce domaine, Tadej Pogacar". Un Slovène qui s'était cassé les dents sur la Flèche wallonne à plusieurs reprises (53e en 2019, 9e en 2020, 12e en 2022) avant de la remporter deux fois, en 2023 et 2025. Rayon précocité, le quadruple lauréat du Tour de France a trouvé à qui parler, en la personne de Seixas. Mais c'est encore au Français de prouver qu'il peut causer avec lui, ou autre Remco Evenepoel, au sommet de la Redoute, dimanche lors de la Doyenne. Pour un nouvel acte de naissance ?
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Seixas a contrôlé, attaqué puis triomphé : les temps forts en vidéo
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