Pourquoi Kévin Vauquelin a choisi INEOS Grenadiers : "Je voulais découvrir autre chose que cette mentalité française"

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Très courtisé après son Tour de France réussi sous les couleurs d'Arkéa-B&B Hôtels, Kévin Vauquelin a décidé de signer chez INEOS Grenadiers. Un choix mûrement réfléchi dont il s'explique dans le reportage "Dans la roue de Kévin Vauquelin". Le Français a été séduit par l'approche de la performance et réalisé son rêve, alors qu'il s'avance parmi les favoris de la Flèche Wallonne, ce mercredi.

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En 2025, Kévin Vauquelin a pris une autre dimension. Après avoir enchanté les Français avec une 7e place au classement général du Tour de France, la question de son avenir s'est vite posée. Sa formation Arkéa-B&B Hôtels s'apprêtait à mettre la clé sous la porte. Mais même sans les déboires financiers de l'équipe bretonne, le Normand serait de toute façon parti sous d'autres horizons. Parce que son talent devenait trop grand pour la structure d'Emmanuel Hubert.
Beaucoup de grosses formations s'étaient renseignées pour s'attacher les services de la sensation de 24 ans. Très rapidement, le nom d'INEOS Grenadiers s'est détaché. Après le Tour de France, on n'a plus revu Kévin Vauquelin sur un vélo de la saison, la faute à une vilaine blessure à la cheville. Au cœur de l'automne, son nom a été officiellement lié à la formation britannique qui était à la recherche de leaders pour les Grands tours. En plus du Français, le prometteur Oscar Onley, 4e du Tour 2025, est également venu renforcer les rangs des leaders capables de jouer sur trois semaines.

Performance et choix du coeur

La réputation de l'équipe qu'on appelait jadis la Sky en la matière n'est plus à démontrer. Les multiples accomplissements de Christopher Froome servent de témoin. Lors de sa signature, Kévin Vauquelin s'était confié sur les raisons de son choix dans les colonnes de L'Equipe. "J'ai vraiment signé pour la performance. J'ai envie de me découvrir à 100 % et Ineos, ça sonne tout de suite bien en termes de performance", avait-il alors lancé, tout en reconnaissant son affection pour la super team.
"Bradley Wiggins, Geraint Thomas, cela sonnait en moi. C'est un rêve de gosse qui se réalise. La plus grosse équipe où j'ai toujours voulu aller, c'était Ineos." Dans le reportage "Dans la roue de Kévin Vauquelin" (à retrouver sur HBO Max et Youtube), le Normand est revenu sur son intégration au sein de sa nouvelle formation et les méthodes de celle-ci.

L'humain au coeur du projet

On pourrait penser que performance rimerait avec rigueur et data à outrance, comme souvent dans un peloton de plus en plus au millimètre. A en croire le natif de Bayeux, il n'en est à rien chez les oranges et blancs. "L'avantage, c'est qu'on a plus de personnes qui travaillent autour de nous pour s'occuper de nous, explique-t-il, attablé à un café de la région niçoise. Elles nous disent qu'il faut avoir le moins de stress possible. Donc les data, par exemple, ils vont tout collecter, ils vont tout prendre, mais si tu ne veux pas le savoir, tu ne le sais pas." Loin du système D dans sa dernière équipe, Kévin Vauquelin est désormais suivi par un staff pléthorique aux petits soins.
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"J'ai un entraîneur, qui est mon premier interlocuteur. Je passe beaucoup par lui, pour tout. Lui est en lien avec toutes les autres branches (médecin, nutritionniste, kiné…). Et il s'occupe de tout. Tu as une bulle avec le coureur, l'entraîneur et le reste des branches autour. Tout est mis en place pour que t'aies le moins de stress possible." Dans le reportage, il présente par exemple l'application qui lui permet de lui donner des conseils en nutrition, de préparer des cakes énergétiques…
Le choix de partir à l'étranger était une évidence pour Kévin Vauquelin. "C'est une nouvelle façon de faire, c'était la mentalité que je cherchais aussi. De changer de cette mentalité française… Je voulais découvrir autre chose. C'était vraiment un souhait de ma part de partir à l'étranger", détaille-t-il. Loin de l'image de machine froide qu'on pourrait lui attribuer de prime abord, INEOS Grenadiers a surpris le rouleur-grimpeur par son caractère chaleureux. 

Un choix payant ?

"(Les autres coureurs) étaient très heureux que j'arrive et que l'on travaille ensemble. Je ne le ressentais pas de l'extérieur, mais c'est très familial. Je l'ai vraiment ressenti pendant les stages. C'est très, très fusionnel, à base de : 'je suis vraiment content pour toi', 'j'ai vraiment envie de travailler pour toi'. On te donne ta chance et on ne te critique pas si tu n'y arrives pas. C'est-à-dire que t'essayes, et puis voilà." Au sein de sa nouvelle équipe, Kévin Vauquelin a signé pour être l'un des leaders. 
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Ce mercredi et sur les Ardennaises, il forme un trio avec Axel Laurance et Dorian Godon qui pourrait faire des étincelles en compagnie des autres Tricolores sur les terribles pentes du mur de Huy. Le début de saison de Kévin Vauquelin a été bon avec un Paris-Nice achevé au pied du podium, une 5e place sur le Tour d'Algarve et un très bon chrono sur le Pays basque. Le Normand a vite pris ses marques, et prouve que son choix a sûrement été le bon.
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