Paul Seixas, lauréat de la Flèche wallonne, et candidat au sacre à Liège-Bastogne-Liège face à Pogacar et Evenepoel : après la Flèche, l'inaccessible
Eurosport sur GooglePaul Seixas a décoché une première Flèche victorieuse, en triomphant mercredi à Huy. Mais sa cible principale de la semaine se nomme Liège-Bastogne-Liège… ou Tadej Pogacar, par désir de personnification du défi immense qui se présente à lui. Remco Evenepoel sera aussi dans l'équation que ce jeune homme de 19 ans, "en belle forme" et déterminé à "(se) frotter (aux) grands", devra résoudre dimanche.
Seixas a contrôlé, attaqué puis triomphé : les temps forts en vidéo
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"Paul, dis-nous qui tu as battu…". Si vous êtes un fidèle lecteur de ce site, vous risquez de fustiger notre manque d'inspiration. Après le sacre de Paul Seixas au Pays basque, nous invitions déjà le phénomène français à lister l'identité de ses victimes, pour mettre en exergue l'excellence de sa performance. Son dauphin, Florian Lipowitz, 3e du dernier Tour de France, n'avait pas fait le poids, tout comme Isaac del Toro, battu sur chute mais surclassé avant cet incident, Primoz Roglic, dans le coup pour la boîte jusqu'au dernier jour, ou encore Juan Ayuso, en méforme (abandon).
Rebelote à Huy ? Pas vraiment. Seixas a remporté la Flèche wallonne dès sa première participation… devant Mauro Schmid (2e) et Ben Tulett (3e). Ce dernier, que l'on peut encore qualifier de prometteur à 24 ans, a "apprécié son premier podium en World Tour". Schmid est particulièrement saignant en ce début de saison (quatre succès, 6e de l'Amstel), mais il serait audacieux de faire de lui l'étalon de la grandeur d'un coureur. Ce mercredi, c'est intrinsèquement et en se montrant à la hauteur de son statut de favori, que Paul Seixas, "en belle forme", a marqué les esprits.
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Comment Seixas a broyé la concurrence : l'arrivée en vidéo
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Ça va être une autre paire de manches
"Son attitude, le fait de se mettre devant quasiment dès le pied du Mur, ça m'a impressionné", apprécie notre consultant Steve Chainel, qui salue le discours ambitieux tenu par Seixas au matin de l'épreuve : "Quand je m'aligne sur une course, c'est pour gagner." Un mantra qui se heurtera dimanche à une concurrence bien plus aiguisée. Tom Pidcock, Remco Evenepoel et, surtout, Tadej Pogacar seront cette fois à battre pour triompher lors de Liège-Bastogne-Liège. "Ça va être une autre paire de manches", admet volontiers le prodige de 19 ans, plus jeune lauréat de la Flèche.
En conférence de presse, Seixas a pris soin de ne pas minimiser son succès : "Il n'y a pas que Pogacar. On ne se rend pas compte, parfois, mais le niveau World Tour est très, très dense. De son canapé ou devant la télé, on se dit que c'est facile. Mais non, chaque victoire, il faut aller jusqu'au plus profond de soi-même pour aller la chercher." Respectueux de la difficulté de son sport, il assume que son niveau appelle, déjà, à ne pas parler d'exploit, même dans un tel cas : "C'est bien d'avoir pu gagner aujourd'hui (mercredi, ndlr), mais il faut passer à autre chose maintenant."
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"L'an dernier, je la regardais à la télé et là je la remporte" - Le rêve continue pour Seixas
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Seixas, l'impatient
Lancé sur l'affrontement à venir avec Pogacar et Evenepoel, il a répondu, l'œil pétillant : "Je suis vraiment impatient de pouvoir me frotter à ces gars-là, ce sont des grands du cyclisme, ils sont extrêmement forts, ça va être une course différente (…) plus longue, avec des efforts (en côte) un poil plus long également." La Doyenne se conquiert après un périple de 259,5km, soit une soixantaine de bornes de plus que la Flèche wallonne, ce qui correspond à un tout autre défi. Les ascensions au menu sont de nature à plaire à Seixas… mais à ses deux rivaux (au moins) autant.
Le Belge (2022, 2023) et le Slovène (2021, 2024, 2025) se partagent les cinq dernières éditions de ce Monument. Le Français n'a jamais achevé la moindre course devant eux (hors étapes), expérimentant depuis quelques mois ce qui le sépare de l'élite absolue. A savoir une minute, le 7 mars dernier, lors des Strade Bianche, où le leader de Decathlon CMA CGM avait terminé au 2e rang d'une course remportée par celui de la formation UAE Emirates - XRG. L'illustration d'une progression pour Seixas, après son bronze européen et une 7e place lors du Tour de Lombardie.
Mais l'ultime cap à franchir semble à nul autre pareil. Depuis 2024, dans les grands rendez-vous, l'inaccessible Tadej Pogacar ne redevient une cible raisonnable que lorsqu'il s'aventure sur un terrain propice à le voir vaciller (Milan-Sanremo, Paris-Roubaix, les chronos), et ce seulement pour des gros bras patentés (Van der Poel, Van Aert, Evenepoel). En direction de Liège, c'est dans son domaine de prédilection qu'il sera à défier. Seixas ne promet que de "(se) battre pour faire de (son) mieux." Si on lui demande qui il a vaincu, dimanche soir, c'est qu'il aura marqué l'histoire.
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Seixas a contrôlé, attaqué puis triomphé : les temps forts en vidéo
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