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Alaphilippe, encore !

Alaphilippe, encore !

Le 24/04/2019 à 16:27Mis à jour Le 24/04/2019 à 17:26

FLECHE WALLONNE - Julian Alaphilippe a assumé son statut de favori et réalisé le doublé ce mercredi sur la Flèche Wallonne. Le Français l'a emporté au bout d'un duel âpre avec Jakob Fuglsang dans les derniers mètres. Diego Ulissi complète le podium.

Il fallait avoir les nerfs solides et le cœur bien accroché pour remporter cette 83e édition de la Flèche Wallonne. Julian Alaphilippe avait les deux, ce mercredi, pour gagner à l'arraché à Huy pour la deuxième fois consécutive, une première pour un Français. Au bout d'une énorme bagarre avec Jakob Fuglsang dans les derniers hectomètres, le puncheur de Deceuninck-Quick Step a pris le dessus sur le Danois pour lever les bras au sommet du Mur de Huy. Diego Ulissi complète le podium devant le prodige belge Bjorg Lambrecht. Ancien maître des lieux, le champion du monde Alejandro Valverde a lui été absent de la grande bataille. Il s'est classé 11e, juste devant Benoit Cosnefroy et Romain Bardet (AG2R La Mondiale).

Vidéo - Comment Alaphilippe a dompté le Mur de Huy et Fuglsang : son arrivée triomphale en vidéo

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Un changement de vélo à 42 kilomètres de l'arrivée

Présenté comme le grand favori du jour, le numéro 1 mondial a donc fait respecter son rang. Quoi de plus logique, nous direz-vous ? Mais cette Flèche Wallonne, durcie dans le final par l'ajout d'une ascension des côtes d'Ereffe et de Cherave (trois passages contre deux l'an dernier), n'a ressemblé à aucune autre. Elle a été tout sauf un long fleuve tranquille pour Alaphilippe, obligé de changer de vélo à 42 kilomètres de l'arrivée à la suite d'un incident mécanique.

Vidéo - Alaphilippe dû changer de vélo

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La course commençait alors à se débrider sérieusement. Quand Alaphilippe est revenu dans le peloton, Gorka Izagirre venait de placer une banderille pour rejoindre un groupe de contre-attaquants où figurait Damiano Caruso. Ces hommes-là ont été revus. Mais dans l'avant-dernière ascension du Mur de Huy (il y en avait trois), à 33 kilomètres de l'arrivée, le peloton s'est scindé en deux sous l'impulsion de Lambrecht (Lotto-Soudal).

Il peut remercier Mas

Alaphilippe, qui ressentait le besoin de souffler, était à l'arrière. Et il a fallu une alliance avec la Movistar pour revenir sur un premier groupe à la composition très dangeureuse (Wellens, Sanchez, Poels, Teuns, Ulissi...) dans la portion de plaine balayée par vent qui suivait le Mur de Huy. Heureusement pour Alaphilippe, son équipe était très forte malgré les absences de Philippe Gilbert et Bob Jungels.

Dernier élément à ses côtés, Enric Mas a accompli un travail considérable en menant grand train dans la côte de Cherave, avant-dernière ascension du jour où furent repris Matej Mohoric (Bahrain-Merida) et Tomasz Marczynski (Lotto-Soudal). Personne n'a pu attaquer vu le tempo imprimé par le 2e de la Vuelta 2018. C'est ainsi qu'un peloton groupé mais très réduit (une trentaine d'unités), a pu se présenter au pied de la dernière grimpée du Mur de Huy. Où Alaphilippe a pu dicter sa loi. Une nouvelle fois.

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