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Giro 2024 - 16e étape - Encore lui : Tadej Pogacar s'impose au bout d'une étape dantesque, sa 5e victoire
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Publié 21/05/2024 à 17:21 GMT+2
Rien ne peut résister à Tadej Pogacar, pas même une étape mouvementée comme seul le Giro sait en proposer. Après un départ retardé et une grève des coureurs, la 16e étape s'est déroulée - amputée de 80 kilomètres et de la montée d'Umbrail (dont la descente présentait des risques importants de chute) - sous des conditions extrêmes. Alaphilippe a tenté, et "Pogi" (pour la 5e fois) s'est imposé.
Et de cinq : L'ogre Pogacar remet ça à Val Gardena
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Peu importe les conditions, peu importe l’étape, Tadej Pogacar est bien seul sur sa planète. Au terme d’une 16e étape raccourcie en raison des chutes de neige et du froid dans la descente de l’Umbrail Pass, le Slovène d’UAE-Emirates s’est offert son 5e succès déjà sur cette 107e édition en s’imposant en solitaire à Santa Cristina Valgardena (Monte Pana). Le maillot rose a profité du travail des Movistar avant de s’envoler à 1,5 km de l’arrivée et de fondre sur Giulio Pellizzari (VF Group-Bardiani-CSF-Faizané), rattrapé sous la flamme rouge. Avec ce succès, Pogacar creuse encore l’écart au général alors que Daniel Felipe Martinez (Bora-Hansgrohe) a pris la 2e place à Geraint Thomas (INEOS Grenadiers). Romain Bardet (DSM-Firmenich PostNL) a lui encore perdu du temps.
Movistar a tenté mais s’est raté
Avec seulement 118 kilomètres au compteur, l’Umbrail Pass annulé, et un final irrégulier, cette 16e étape semblait favorable aux échappés. D’ailleurs, la formation UAE-Emirates n’a jamais semblé vraiment vouloir la disputer. Mais le scénario leur a - encore – souri. Avec près de 80 kilomètres en faux-plat descendant pour débuter, le peloton aura facilement contrôlé les diverses tentatives avant le départ de l’échappée du jour, formée de Mirco Maestri (Polti-Kometa), Andrea Piccolo (EF Education-Easy post), Davide Ballerini (Astana) mais surtout Julian Alaphilippe (Soudal Quick-Step), ultime rescapé, repris à 5km de l’arrivée. A cet instant, Tadej Pogacar avait déjà senti la bonne opportunité.
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Neige, imbroglio, parcours écourté… Pogi n'a pas l'air perturbé
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Audacieuse, la Movistar avait roulé toute la journée pour tenter de lancer dans le Passo Pinei (1re cat) Pelayo Sanchez puis son duo colombien Nairo-Quintana-Einer Rubio et essayer d’aller chercher une étape dont elle était passée tout près dimanche. Mais ce plan s’est retourné contre elle quand Sanchez, qui était parti en contre derrière Alaphilippe, a été victime d’un souci mécanique et que Rubio n’a pas été en mesure d’attaquer, se contentant de limiter la casse dans le Monte Pana (11e à 45’’). UAE-Emirates a alors pris les choses en main au pied de la dernière ascension, a sérieusement durci l’allure et le peloton a explosé. Le dernier relais de Majka a précédé comme toujours l’attaque de Pogacar, que personne n’a cherché à suivre une seule seconde, trop préoccupé à rester à son rythme.
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La pluie et la neige en invitées, Alaf' en aventurier, Pogi en habitué : le résumé de la 16e étape
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Journée noire pour INEOS Grenadiers
Très facile, presque insolent de facilité, Pogacar a rapidement fondu sur la pépite Giulio Pellizzari et a même semblé vouloir lui laisser la victoire mais l’Italien n’a pas réussi à suivre le Slovène dans le dernier kilomètre et ce dernier n’a pu se relever pour l’attendre, la faute à un Daniel Felipe Martinez trop proche. Le maillot rose s’est alors envolé dans un final infernal (2km à plus de 10%) pour aller chercher en solitaire une 5e victoire d’étape, déjà, sur ce Giro. Et creuser l’écart, un peu plus, au classement général.
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Pogacar chipe la victoire à Pellizzari... mais lui donne son maillot rose
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Derrière le Slovène, la bonne opération du jour est pour Daniel Felipe Martinez, 3e de l’étape et qui a repris la 2e place du classement général à Geraint Thomas, défaillant dans le Monte pana (33’’ perdues sur le Colombien). Le Gallois n’a même pas été attendu par Thymen Arensman, occupé dans la lutte pour le maillot blanc avec Antonio Tibéri (Bahrain-Victorious). Mais c’est l’Italien qui a glané 5’’ pour conforter une 5e place dont Romain Bardet peut encore rêver. Le Français, lâché dès le Passo Pinei, a malgré tout bien limité la casse pour ne concéder "que" 1’20’’, un moindre mal. Pour une journée post-repos, cela aurait pu être bien pire.
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