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Giro 2024 - "C’est écœurant" : Les UAE-Emirates de Pogacar ont dégoûté les échappés, dont Bardet et Alaphilippe
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Publié 11/05/2024 à 18:33 GMT+2
Entre une étape qui paraissait favorable à une échappée et la formation d’un groupe conséquent en tête de course, cette 8e étape avait tout pour sourire aux audacieux. Sauf le bon-vouloir de la formation UAE-Emirates, qui voulait gagner et qui a gagné, avec Tadej Pogacar. Une gestion qui a écoeuré les hommes de tête et notamment les Français Romain Bardet et Julian Alaphilippe.
Bardet et Alaphilippe écœurés, UAE en contrôle : le scénario de la victoire de Pogacar
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"Les journées comme ça, il faut avoir le moral". En une phrase, Julian Alaphilippe a sans doute parfaitement résumé l’état d’esprit des 14 coureurs qui avaient réussi à se glisser dans l’échappée du jour ce samedi, sur la route de Prati di Tivo. Alors que beaucoup s’attendaient à voir une échappée aller au bout, certains estimant même que Tadej Pogacar ne serait pas contre lâcher le maillot rose, l’opportunité semblait idéale d’assister à une deuxième échappée victorieuse mais encore fallait-il se glisser dans le bon coup. Et être costaud.
Une mauvaise collaboration mais surtout UAE-Emirates
"On est sorti dans une partie difficile, je me sentais vraiment bien, racontait Romain Bardet après l’arrivée. Mais, après, on a eu vent de face toute la journée, c’était dur et, en plus, on ne tournait pas à fond, comme souvent quand on est 14 devant". Une désorganisation reconnue aussi par son son compère de fugue, Julian Alaphilippe, qui n’a jamais cru en la chance de l’échappée. "Ce n’était pas évident que le groupe collabore bien, on n’a jamais pris beaucoup d’avance", explique le Français de la Soudal Quick-Step.
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La palette | "Pogacar comme à l'entraînement" : son sprint diabolique
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Mais si l’échappée n’est pas allée au bout, ce n’est pas vraiment de son fait. "UAE avait un plan pour faire gagner Pogacar et même si on s’était retrouvé à un plus petit groupe quand j’ai relancé, avec des coureurs moins proches au général, ils auraient quand même roulé à bloc derrière", estime le double champion du monde (2020, 2021). Une tactique que n’a pas compris Romain Bardet.
"Je n’ai pas vraiment compris à quoi ils jouaient, pourquoi ils ont roulé, avouait-il, un brin désabusé. Pogacar regagne une étape mais bon… Ne jamais avoir pu avoir plus de deux minutes, ça m’a tué mentalement. C’est écoeurant". Une situation tellement désespérante qu’elle a bien failli pousser Alaphilippe à l’impensable. "A un moment, j’ai même hésité à me relever, avoue le coureur de Soudal Quick-Step. Mais je n’aime pas vraiment faire ça". Mais poursuivre l’aventure, en vain, a fini par coûter cher.
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Alaphilippe : "Le groupe n'a pas très bien collaboré"
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"A l’arrivée, c’est beaucoup de forces laissées pour rien du tout", résume Bardet. Mais aussi 2’21’’ de perdues, en plus, sur la ligne d’arrivée et une bonne place au classement général final qui s’éloigne un peu plus (16e désormais à 7’51’’ du Slovène). "Ce n’était juste pas pour l’échappée", analyse après coup Alaphilippe. Et c’est souvent le cas avec la formation UAE-Emirates.
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