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Giro 2024 | Olav Kooij et les Visma | Lease a Bike remercient Tadej Pogacar pour son travail sur la 9e étape
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Publié 12/05/2024 à 18:49 GMT+2
Décidément, les sprinteurs ont la vie dure sur ce Giro. S'ils sont trois à avoir levé les bras (Tim Merlier, Jonathan Milan et donc Olav Kooij), trois quarts des sprints massifs ont été perturbés par des attaques décisives, ou non. Samedi à Naples, c'est Jhonatan Narvaez à qui il a manqué 25 mètres pour s'imposer. Un crève-cœur qui doit un peu au travail d'un certain Tadej Pogacar.
Thomas à terre, Pogacar poisson-pilote, Kooij maître du sprint : le résumé de la 9e étape
Video credit: Eurosport
Être sprinteur en 2024 n'est pas une sinécure. Si sur ce Giro, les grosses cuisses ont sept ou huit occasions de briller, le faire demande une certaine dose de force et une gestion du stress à toute épreuve. Comme à Fossano en tout début de Tour d'Italie, le peloton a réussi à reprendre le fuyard du jour, Jhonatan Narvaez (INEOS Grenadiers), mais il s'en est fallu de peu pour que le champion d'Équateur n'imite Benjamin Thomas, victorieux à Lucques. Les acteurs d'un final chaotique le racontent de l'intérieur.
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Narvaez y a cru, mais Kooij l'a battu dans un sprint haletant à Naples
Video credit: Eurosport
De deux choses l'une, soit il fallait être nombreux, soit il fallait être très courageux pour se lancer à l'assaut de cette 9e étape et ses 214 kilomètres sans réelles difficultés. Les équipes de sprinteurs ont toujours plus de tendresse pour les seconds et c'est donc un regard plein de bienveillance qu'ils ont posé sur Andrea Pietrobon et Mirco Maestri (Polti Kometa). Savaient-elles qu'il faudrait batailler dans le final et que toutes les forces seraient nécessaires ?
Costiou a passé un super moment avec Alaphilippe
"Il ne fallait pas s'en tenir à un seul plan, a admis le vainqueur du jour, Olav Kooij qui a profité d'un travail de l'ombre de son équipe Visma | Lease a Bike pour rester placé dans un final dingue. Il fallait s'adapter à ce qui se passait sur la route." Et il s'en est passé des choses. L'attaque de Julian Alaphilippe (Soudal Quick-Step) ne fut finalement pas la plus menaçante pour le sprint massif mais elle a semé une belle zizanie, forçant certains équipiers à travailler plus tôt tout en étirant le peloton. Surtout, elle a permis au jeune Ewen Costiou (Arkéa-B&B Hôtels) de s'offrir un joli moment.
"Ça fait vraiment plaisir de partager ça avec un coureur comme Julian, racontait-il, le sourire jusqu'aux oreilles à notre micro. Pour moi c'est hyper enrichissant, je suis vraiment content. Il était très encourageant, il me parlait à chaque passage de relais. Ça fait super plaisir. Je savais que le dernier taquet à 3 km était long, j'ai essayé de tout mettre mais je voyais le peloton revenir. J'étais mort donc j'ai essayé de lancer Julian. Sans cette bosse, ça l'aurait peut-être fait mais c'était un peu dur."
Le premier étage de la fusée qui devait mettre le peloton sens dessus dessous avait fonctionné même si c'est bien malgré lui qu'Alaphilippe a favorisé les desseins de Narvaez qui l'a contré à 7 kilomètres du but pour n'être repris qu'à 25 mètres de la ligne d'arrivée et terminer 11e de l'étape, preuve qu'il ne lui a vraiment pas manqué grand-chose. Ce petit rien portait un maillot rose, répondait au nom de Tadej Pogacar (UAE-Emirates) et avait, semble-t-il, encore des fourmis dans les jambes.
Pogacar voulait "aider les copains"
"On peut remercier Pogacar parce qu'il a fait un sacré boulot, rigole Marc Reef, le directeur sportif d'une Visma | Lease a Bike qui a retrouvé le sourire ce dimanche après un début de Giro maudit (abandon de Christophe Laporte et Robert Gesink). On peut être très content d'avoir été capable de remporter cette étape." Sans ce relais de "Pogi", qui avait au préalable joué des coudes avec le costaud Jonathan Milan (Lidl-Trek), qu'en aurait-il été du scénario de cette 9e étape ?
"C'était un final super compliqué. Molano a fait du très bon travail pour être à l'avant, a analysé Pogacar. J'ai essayé de l'aider, ce n'était pas suffisant mais si je peux le faire, surtout dans ce genre de final un peu chaotique sur des mauvaises routes, quand ça monte et que ça descend et que je dois être devant… C'est toujours bien d'aider les copains." Même quand il ne joue pas pour lui, le maillot rose influe sur le final des étapes. Son équipe n'a pas gagné mais il a, à l'évidence, favorisé le destin du peloton et du vainqueur, Olav Kooij.
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La palette : Comment Kooij a sorti les muscles avec Molano et avalé Milan au sprint
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