Tour d'Italie 2026 | Felix Gall, Thymen Arensman, Jai Hindley… : qui pour accompagner Jonas Vingegaard sur le podium final ?
Par Emile Pawlik
Publié 28/05/2026 à 23:58 GMT+2
Avec 4 minutes et 3 secondes d'avance sur Felix Gall, Jonas Vingegaard semble se diriger vers un premier succès sur le Giro assez tranquille. L'enjeu des deux dernières étapes de montagne, c'est l'identité des coureurs qui l'accompagneront sur le podium à Rome. Entre Felix Gall, Thymen Arensman ou encore Jai Hindley, rien n'est encore joué et la lutte s'annonce passionnante.
Menu gargantuesque à deux jours de Rome : le profil de la 19e étape
Video credit: Eurosport
C'est souvent le cas lorsque Jonas Vingegaard ou Tadej Pogacar sont au départ. Le suspense s'éclipse très rapidement quant à la tunique de leader. Alors, par dépit ou par intérêt – c'est selon – nos regards se posent plus bas. Sur le podium et les deux coureurs qui accompagneront, sauf accident, le Danois sur le podium à Rome.
Et très bonne nouvelle, tout reste ouvert et serré à ce niveau-là entre Felix Gall, 2e, et Afonso Eulalio, 5e, il n'y a que 1'13", avant les deux dernières étapes de montagne. À commencer par celle de ce vendredi qui emmènera les coureurs à Piani di Pezzè en empruntant notamment le Passo Giau, dans une journée après de 5000 m de dénivelé positif. Tour d'horizon des prétendants au podium.
Gall, l'évidence (2e, +4'03")
Il est assurément le deuxième homme de ce Giro, mais il n'a pas encore fait le break. Le leader de la Decathlon CMA CGM n'est qu'à trois jours de son premier podium en grand tour, à 28 ans. Il faut se souvenir qu'en première semaine au Blockhaus, on annonçait l'Autrichien comme un rival potentiel de Jonas Vingegaard. Entre-temps, l'écart s'est agrandi, le Danois a affirmé son monde, mais le 5e du Tour de France 2023 reste constant. Sauf énorme retournement de situation, il devrait être sur la boîte à Rome, dimanche. Avec une étape en prime ? Rien n'est moins sûr…
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/05/15/image-d023aefe-509f-4d6c-bd88-485a195cb5aa-85-2560-1440.jpeg)
Gall : "J'ai bien fait de suivre mon rythme et pas celui de Vingegaard"
Video credit: Eurosport
Arensman, la régularité récompensée (3e, +4'27")
Quel étrange Giro que celui de Thymen Arensman. Le leader néerlandais a évité toutes les interviews, avancé dans l'ombre jusqu'à ce contre-la-montre où il s'est affirmé comme un candidat très sérieux à un podium final. Profitant d'une défaillance de Jonas Vingegaard, il a mis une claque à la concurrence. Depuis, le leader de la Netcompany INEOS a toujours joué placé dans les étapes de montagne, lâchant quelques secondes par ci, par là. Cela serait une belle consécration pour un coureur adepte des victoires d'étapes, mais pas forcément du général jusqu'ici.
Hindley, la prime à l'expérience (4e, +5'00")
L'hydre à deux têtes de la Red Bull-BORA-hansgrohe composée de Giulio Pellizzari et Jai Hindley n'en compte plus qu'une. Le prometteur grimpeur italien a laissé le costume de vedette au discret Australien qui joue toujours placé avant les étapes décisives. Le vainqueur du Giro en 2022 est très à l'aise dans la haute montagne et pourrait bien faire parler son expérience (30 ans) pour renverser la table, ce vendredi et ce samedi. 33 secondes, c'est beaucoup et c'est peu à la fois, alors gare à Thymen Arensman car ça pousse fort derrière. Sur les pentes de Cari, c'est d'ailleurs le natif de Perth qui avait fini juste derrière Felix Gall, un signe prémonitoire ?
Eulalio, ça paraît compliqué (5e, +5'40")
Quel vent de fraîcheur que ce Afonso Eulalio (Bahrain-Victorious). Le Portugais, porteur du maillot rose pendant neuf jours, a crevé l'écran pendant ce Tour d'Italie. Dépassant ses limites plus d'une fois, le jeune puncheur va certainement les rencontrer dans les Dolomites. A Cari, il a lâché près de deux minutes sur des concurrents plus sérieux au podium. Sur les pentes du Passo Giau et de tous les autres cols au menu – copieux – des coureurs, l'addition pourrait bien être encore plus lourde. Qu'importe, le porteur du maillot blanc s'est découvert et s'est fait un nom auprès du grand public.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/05/28/image-11569376-bc82-490d-923d-50e5c671f445-85-2560-1440.jpeg)
Un ravito en plein chaos : l'ancien maillot rose Eulalio à terre
Video credit: Eurosport
Piganzoli, le cadeau du chef ? (8e, +7'57")
Justement, le maillot blanc pourrait bien revenir sur les épaules d'une autre révélation de ce Giro 2026. Aux côtés de Jonas Vingegaard se trouvait un jeune Italien, une pépite dont la Botte peut se ravir de la compter dans ses rangs. Davide Piganzoli, 23 ans, réalise trois semaines de très haute volée. Pur grimpeur formé dans les rangs de la Polti VisitMalta, l'Italien s'est affirmé comme un candidat crédible au moins à un top 5, si ce n'est plus. Si les grandes manoeuvres devaient débuter tôt ce vendredi, tout pourrait se retrouver chamboulé. 6e à Cari, à quelques encablures du groupe Gall, il a prouvé qu'il pouvait conjuguer son rôle d'équipier tout en favorisant ses desseins personnels.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/05/23/image-4313c857-b452-4e65-b210-1613d5a1ba93-85-2560-1440.jpeg)
Vingegaard : "Piganzoli a enlevé tout le monde de ma roue, c'était impressionnant"
Video credit: Eurosport
Interrogé sur la possibilité d'aider son jeune partenaire, Jonas Vingegaard n'a pas écarté l'idée. "On est aussi dans une situation où Davide Piganzoli peut peut-être viser le maillot blanc. Il a énormément fait pour moi et c’est quelqu’un de vraiment bien, donc si je peux l’aider, même un peu, je serai heureux de le faire", avait-il indiqué mardi. Même s'il l'a rappelé jeudi soir : il aimerait bien gagner l'étape reine pour asseoir sa domination. Pour le maillot blanc, reprendre un peu plus de deux minutes à Eulalio semble dans ses cordes. Pour le reste, il devra sûrement se débrouiller tout seul et aller chercher son dû à la pédale.
Plus de détails
/images.sports.gracenote.com/images/lib/basic/sport/timejudgesports/competition/logo/300/20559.png)
Étape 19 | MontagneFeltre → Alleghe / 151 km
1
S. KussTerminé
Commenté
Publicité
Publicité