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"Je veux gagner Liège"
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Publié 23/04/2005 à 11:25 GMT+2
Danilo Di Luca (Liquigas), vainqueur mercredi de la Flèche Wallonne, estime s'être imposé "avec intelligence" et grâce au "travail de son équipe". Fort de ses victoires sur l'Amstel et la Flèche, leader du ProTour, l'Italien est le grand favori de Liège-B
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DANILO DI LUCA, après votre succès dimanche à l'Amstel Gold Race, vous aviez annoncé vouloir vous concentrer sur Liège-Bastogne-Liège ce prochain week-end, sans faire de la Flèche un véritable objectif. C'était une manière d'écarter la pression?
DANILO DI LUCA :"Non, je le pensais vraiment. Gagner à Liège reste mon principal objectif. Mais mercredi, j'ai bien entendu couru pour gagner. J'avais bien l'intention de faire la course et de ne pas manquer l'occasion de l'emporter si l'occasion se présentait. C'est ce que j'ai fait, surtout pour remercier mes équipiers qui ont réalisé un formidable travail pour aller rechercher Voigt."
L'an passé, vous terminez 4e de l'Amstel et 2e de la Flèche. Cette fois, vous vous imposez au terme des deux courses. Comment vous expliquez cette évolution?
D.D.L :"Primo, ma tête. Secundo, mon entourage. Dans ma tête, j'ai définitivement la conviction d'être un grand coureur. Et actuellement, ma condition est exceptionnelle. Et puis il y a mon entourage et mes équipiers qui m'apportent la sérénité nécessaire pour remporter des grandes courses".
Toujours l'année dernière, vous vous étiez incliné tant à l'Amstel qu'à la Flèche devant Davide Rebellin. Cette fois, le scénario s'est inversé. Cela vous surprend?
D.D.L :"Non, je pense avoir été plus intelligent cette année. L'an dernier, dans le mur de Huy, j'avais commis une erreur face à Rebellin. Aujourd'hui, j'ai été plus attentif en imprimant le rythme qui me convenait et j'ai émergé quand il le fallait".
Parmi les coureurs de classiques, vous sentez-vous le plus fort en ce moment ?
D.D.L :"J'étais avec tous les meilleurs au pied du mur de Huy et je les ai tous devancés. Par rapport à tous ces coureurs, j'ai effectivement sans doute quelque chose de plus actuellement".
Vous serez l'homme à battre dimanche. S'imposer à Liège-Bastogne-Liège ne s'annonce-t-il pas très difficile?
D.D.L :"Si, évidemment. Gagner à Liège, c'est bien plus dur que de remporter l'Amstel ou la Flèche. Le déroulement de la Doyenne est plus imprévisible. Mais je n'ai pas peur de ce statut de favori. C'est une course pendant laquelle je devrai peut-être plus anticiper. Si je suis avec les meilleurs en abordant la côte finale à Saint-Nicolas, tout sera possible".
Au début de votre carrière, vous sembliez faire une fixation sur les grands tours et surtout sur le Giro. Il apparaît aujourd'hui que vous êtes plutôt un spécialiste des classiques. Ne vous êtes-vous pas trompé de carrière?
D.D.L :"Non. Au printemps et à l'automne, je suis un chasseur de classiques. Mais je n'ai pas renoncé à devenir un bon coureur de tours. Mais, c'est vrai. Je suis aujourd'hui catalogué (rires)...".
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