Mark Cavendish dans the Power of Sport : "Le sprint n'est pas qu'une question de puissance, c'est toute une gestion"

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Mark Cavendish va-t-il refaire parler la poudre cette année ? Au sein de sa nouvelle équipe d'Astana Qazaqstan Team, drivée par Alexandre Vinokourov, le sprinteur britannique de 37 ans attend son heure. Son début de saison timide ne le dévie pas de son objectif : refaire un coup sur le Tour de France pour assouvir son envie insatiable de victoire. Au sprint, forcément...

Cavendish : "Astana est l'occasion parfaite pour essayer de gagner de nouveaux sprints"

Video credit: Eurosport

Mark Cavendish est lié au Tour de France à vie. Après avoir raté la défense de son maillot vert en 2022 avec la formation belge Quick Step-Alpha Vinyl, qui avait préféré ne pas le retenir à l'intersaison, 2023 sera celle de son retour sur la Grande Boucle, si tout va bien. Et le coureur britannique le sent : tout ira bien. Invité de "The Power of Sport", émission de Warner Bros. Discovery sports, l'homme de l'île de Man a repris goût au cyclisme au sein de l'équipe Astana Qazaqstan Team, avant de retrouver celle de la victoire cette saison.
Champion du monde 2011, il a remporté au total 161 victoires dans sa carrière, dont 34 sur le Tour de France, 16 sur le Tour d'Italie, 3 sur le Tour d'Espagne. Un palmarès long comme le bras et une envie de gagner toujours vivace. Avec Eddy Merckx, Cavendish co-détient le record du plus grand nombre de victoires d'étape sur le Tour. Même s'il cache une envie irrépressible de le dépasser, à bientôt 38 ans, cette légende du cyclisme n'a donc pas dit son dernier mot en trouvant une nouvelle équipe après l'échec B&B Hôtels. Tant que ses jambes parleront, son talent s'exprimera, encore et encore.
"Je ne veux pas seulement un travail, Astana est l'occasion parfaite pour essayer de gagner de nouveaux sprints. Les sprints sont quelque chose que l'équipe n'a jamais fait auparavant mais elle a les capacités de le faire. Et c'est vraiment excitant." Il est vrai peu armée pour les sprints, l'équipe s'est adaptée au coureur britannique pour le placer dans les meilleures conditions pour lui permettre de l'emporter. Pour le moment, aucun succès n'est encore venu concrétiser cela, sauf sur le Grand Prix de l'Escaut où il a pris la troisième place.
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Philipsen a su se faufiler, Cavendish pointe le bout de son nez : la vidéo de l'arrivée

Video credit: Eurosport

"Vous n'avez pas spécialement besoin d'un train, même si c'est le meilleur moyen de gagner un sprint, tempère Cavendish. Le sprinteur est la dernière partie de ce système, il doit faire les choses aussi bien que les autres mais chaque élément de séquence a un impact dans le sprint : s'il le fait bien ou mal, cela a un effet d'entraînement non seulement sur la personne qui le suit mais aussi sur tous les coureurs qui suivent."
Chez Astana, équipe d'Alexandre Vinokourov, on a envie d'y croire autant que lui, comme il le laissait entendre au moment de rejoindre l'équipe kazakhstanaise au mois de janvier 2023. "On a parlé de succès mais aussi de ce qui se passerait si cela se passe moins bien. On m'a juste dit : peu importe, si on ne gagne pas, on ne gagne pas, mais on va essayer.Cela faisait très longtemps que quelqu'un ne m'avait pas parlé comme ça. Ici, je me sens respecté pour ce que j'ai accompli, ce qu'il me reste à accomplir et tout simplement en tant que personne."
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Mark Cavendish au sein du peloton avec son équipe d'Astana

Crédit: Getty Images

Quel est son secret de longévité d'ailleurs ? Dans "The Power of Sport", Cavendish explique qu'il empile les objectifs les uns derrière les autres sans vraiment prendre le temps de savourer chaque victoire après chaque sprint. A bien l'écouter, il comparerait presque le sprint à de l'art, fait de puissance mais aussi beaucoup d'instinct. "Il y a une différence entre être un sprinteur et être un sprinteur de Grands Tours. Les gens pensent que si on met le maximum de puissance, on est le meilleur sprinteur. Il y a des gars qui ne font que produire de la puissance mais le sprint, en cyclisme, n'est pas qu'une question de puissance, c'est toute une gestion. Je n'ai pas de pic de puissance élevé mais je ne perds pas trop d'énergie et je suis assez efficace dans le peloton."
Le 1er juillet, au départ de Bilbao, les regards seront aussi braqués sur lui, autant que sur les favoris naturels du Tour de France, Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar ou encore Primoz Roglic. Sur les quatre premières étapes avant de rejoindre les Pyrénées, il va falloir sortir du lot. "Ça ne va certainement pas changer ma vie, avait-il laissé entendre en mars au quotidien italien Gazzetta Dello Sport. "Je ne vais pas (sur le Tour) pour juste remporter une victoire de plus, mais pour en gagner autant que possible ; une victoire de plus satisferait n'importe qui d'autre, mais moi, quand je gagne une étape, je commence immédiatement à penser à la suivante".
Avant de conclure ainsi : "les conséquences d'une victoire ou d'une défaite dans cette course sont plus importantes que n'importe quoi d'autre, les 170 sont tous au sommet de leur forme sous les yeux du monde du cyclisme, mais aussi du monde entier. Le Tour de France dépasse notre sport, ça dépasse tout." S'il s'impose sur une étape du Tour du haut de ses 38 ans, il ne sera pas le plus vieux vainqueur d'une étape sur le Tour, le record appartenant à un autre temps, le Belge Pino Cerami 41 ans en 1922, il y a plus d'un siècle.
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