La Primavera sous la neige

Ce Milan-Sanremo 2013 est déjà assuré de rester dans l'histoire. La neige, tombée en abondance, a contraint les organisateurs à mutiler le parcours.

Eurosport

Crédit: Eurosport

Qui parlait de réchauffement climatique? A deux jours du printemps, la neige a joué les trouble-fêtes sur Milan-Sanremo. Devant le manteau blanc au sol, les organisateurs ont préféré jouer la sécurité et neutraliser la course sur 40km, privant ainsi le peloton de l'ascension du Turchino et du Manie, les deux premières difficultés majeures du parcours.
Récupérés à Ovada par les bus de leurs équipes, les coureurs ont été acheminés jusqu'à Arenzano, une quarantaine de kilomètres plus loin pour reprendre le départ de la course. Celle-ci a repris vers 15 heures, à plus de 125 kilomètres de l'arrivée. Une fois au chaud, les réactions se sont multipliées au sein du peloton et les coureurs ont tweeté à tout va.
Cavendish: "fucking freezing"
Tube de selle glacé pour Thomas Lövkvist (IAM Cycling), casque et casquette enrobés d'une pellicule de glace également pour Taylor Phinney (BMC) ou les pieds congelés de Jose Joaquin Rojas (Movistar), une chose est sûre la Primavera n'avait pas connue de telles conditions depuis 1991! En guise de résumé de l'état général du peloton, Mark Cavendish a simplement écrit: "Fucking Freezing". Simple et efficace.
Milan-Sanremo, surnommée la Primavera puisqu'elle a lieu en début de saison, n'a pas toujours connu des conditions idéales. En 1910, Eugène Christophe avait remporté l'épreuve,  transi de froid après avoir roulé dans 30 cm de neige à plusieurs endroits du parcours. Il avait terminé avec plusieurs heures d'avance sur le second. Alors même si cette année l'organisation a préféré jouer la carte prudence, la prouesse sportive n'en reste pas moins exceptionnelle.
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