Milan-Sanremo: Gerald Ciolek (MTN-Qhubeka) change de dimension

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Révélé à 19 ans, Gerald Ciolek a mis du temps à confirmer les promesses de sa jeunesse. Mais sa victoire dans Milan-Sanremo le fait changer de dimension. L'Allemand s'épanouit pleinement au sein de sa nouvelle équipe, MTN-Qhubeka, où on lui fait enfin pleinement confiance.

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Crédit: Eurosport

Comment avez-vous supporté les conditions aujourd'hui?
G.C. : Juste avant que la course s'arrête et que l'on puisse remonter dans les bus, c'était vraiment horrible. Je pleurais presque tellement mes mains étaient froides et me faisaient mal. Tout le monde sait à quel point on peut avoir mal, y compris quand des mains gelées commencent à se réchauffer. Alors, même une fois dans le bus, j'avais encore mal. Après, c'était bizarre de faire quelques kilomètres dans le bus comme ça, en pleine course. Puis nous sommes repartis, sous la pluie… C'était dur aujourd'hui, mentalement surtout. C'était un Milan-Sanremo très étrange.
Racontez-nous votre sprint final…
G.C. : Dans les 200 derniers mètres, ce n'est pas très compliqué. Il s'agit d'avoir les jambes les plus rapides. J'étais dans la roue de Sagan et c'était la position idéale pour moi. Je suis vraiment heureux d'avoir pu le battre. Il était le grand favori et peut-être que ça m'a servi aujourd'hui.
Avez-vous eu peur que Chavanel et Stannard aillent au bout?
G.C. : Je savais que ça me coûterait trop d'énergie d'être devant dans le Poggio. Même s'il n'y avait aucune équipe complète pour rouler derrière, les Cannondale ont pris leurs responsabilités. Milan-Sanremo a toujours un rythme très élevé dans les derniers kilomètres et j'étais confiant. Je pensais que nous pourrions combler notre retard sur eux avant l'arrivée.
C'est votre première très grande victoire. Vous avez été révélé très jeune mais vous avez eu du mal à confirmer ensuite. Comment l'expliquez-vous?
G.C. : Je n'ai pas été absent pendant ces six dernières années, mais peut-être que les gens attendaient trop de moi. Dès que vous avez un peu de succès, les gens s'attendent à ce que vous ayez encore plus de succès par la suite. Mais ça ne marche pas toujours comme ça. J'évoluais quand même à un bon niveau, j'ai parfois été proche de belles victoires, sur le Tour de France notamment. Mais je suis content d'avoir enfin concrétisé tout ça aujourd'hui.
Parlez-nous de votre équipe, MTN-Qhubeka…
G.C. : Certains ont pu être surpris quand j'ai rejoint cette équipe mais quand j'ai entendu parler du projet Qhubeka et des gens qui étaient derrière cette équipe, je leur ai tout de suite fait confiance. Et l'inverse a été vrai aussi. Ils m'ont offert un soutien total et je pense que je leur ai rendu un peu aujourd'hui. Cette victoire est très importante pour mon équipe et pour moi et j'espère aussi que le cyclisme africain pourra bénéficier du projet Qhubeka. Pour nous, c'est incroyable. Nous sommes venus ici avec une invitation et nous repartons avec la victoire.
Etait-ce important pour vous de pouvoir jouer un rôle de leader en signant dans cette équipe?
G.C. : Oui, pour moi, la situation est complètement différente aujourd'hui. Chez Quick Step, de temps en temps, j'avais ma chance. Mais dans la plupart des courses, je n'étais rien d'autre qu'un équipier. J'ai rejoint cette équipe pour en devenir le capitaine, le leader. La grosse différence, c'est qu'aujourd'hui, j'ai le soutien de tous les coureurs à chaque course.
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