Offredo : "Si je suis au départ, c'est que j'y crois"

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Deux ans après avoir embrasé la Riviera, Yoann Offredo (FDJ) brûle de retrouver Milan-Sanremo, la classique qu'il avait terminée à la 7e place en 2011.

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Comment abordez-vous Milan-Sanremo?
YOANN OFFREDO : Je l'aborde un peu différemment que les autres années car mon dernier Milan-Sanremo c'était il y a deux ans. J'ai forcément une préparation différente, qui est celle d'un coureur qui n'a pas eu la charge de travail d'un coureur qui a fait un an de course en plus. Mais ce qui est sûr, c'est que j'ai la même motivation. 
Dans le sport, le mental est complémentaire de la forme physique. Pour ce qui est de votre condition, on vous voit de plus en plus à l'aise dans les courses, mais est-ce que le mental suit?
Y.O. : Tout à fait. Je pense que souvent le mental prône sur la forme physique, surtout sur des courses comme Milan-Sanremo qui durent environ sept heures. J'arrive sur la Primavera dans de bonnes dispositions, que ce soit au niveau mental ou physique. Sportivement, j'ai fait de bonnes charges de travail, je me suis servi de certaines courses pour peaufiner ma préparation. Mentalement, je me sens très bien également car je peux compter sur la confiance des coureurs et du staff qui m'entourent, et cet aspect-là est très important.
Milan-Sanremo, ça représente quoi pour vous?
Y.O. : Avant toute chose, ça représente le début de la campagne des Classiques. Mais Milan-Sanremo c'est aussi la plus longue course au monde et c'est toute une atmosphère bien particulière.
Aborder cette course avec le rôle de leader, c'est beaucoup de pression…
Y.O. : Justement ce rôle de leader sera partagé avec Arthur Vichot. Mais la pression est quand même présente dans la mesure où on a envie de bien faire et de donner satisfaction aux gens qui nous entourent. Le rôle de leader ajoute de la pression mais pas à outre-mesure. Je sais que je vais donner, quoi qu'il arrive, 100% de ce dont je suis capable. Peut-être que ça ne fonctionnera pas, peut-être que les circonstances de course feront que ce ne sera pas le bon moment. Mais je sais que je n'aurai rien à regretter car j'ai eu la meilleure préparation possible. Je vais tout donner.
Selon vous, qui sont les favoris pour cette course?
Y.O. : Il y a un archi-favori qui est Peter Sagan parce qu'il passe bien les bosses, il roule et va vite au sprint. Mais il y a aussi énormément d'outsiders. J'ai roulé un peu avec QuickStep ce samedi et rien que dans leur équipe, il y a Sylvain Chavanel qui marche très bien et qui est capable de sortir dans le final. Il y a aussi Niki Terpstra qui va très vite, descend vite et qui est capable de prendre des risques dans un final même si c'est mouillé. Il peut aller loin. Dans la même équipe, il y a aussi Cavendish et Boonen. Après, il y a aussi des coureurs du type Jürgen Roelandts, Thor Hushovd ou même Pozzato. C'est une course qui est archi-ouverte et je pense qu'il y a de la place pour tout le monde. Le classement va dépendre des conditions météo et des scénarios qu'on va rencontrer pendant l'épreuve.
Croyez-vous en vous chances ?
Y.O. : Je ne peux pas dire que je n'y crois pas. Ce serait me décrédibiliser à la vue de mes coéquipiers. Si je suis au départ de la course, c'est que oui j'y crois, sinon ça sert à rien de se présenter. Je pense que la plupart des coureurs qui se présentent au départ de Milan-Sanremo et surtout ceux présents dans le final pensent qu'ils peuvent gagner. C'est ça qui fait la magie du vélo et du sport. Chacun pense qu'il est capable de l'emporter même si au final il n'y a qu'un seul gagnant.  Donc, bien sûr que je crois en mes chances.
Pour vous, quel serait le scénario idéal?
Y.O. : Dans l'idéal, ce serait une course de mouvement avec un écrémage assez rapide pendant la course dans la descente de la Manie. Après, il faudrait accélérer dans la montée et la descente de la Cipressa pour arriver dans le final avec un groupes de trente coureurs. Enfin, dans le final, il s'agira d'anticiper. Avec l'équipe, on a décidé de faire surtout une course d'anticipation et de mouvements. Il ne faudra pas forcément suivre, mais aussi oser.
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