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Mathieu Van der Poel, vainqueur de Milan-Sanremo : "De grands champions n'ont jamais gagné ici"
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Publié 18/03/2023 à 19:24 GMT+1
MILAN-SANREMO - Il l'a fait. Pour sa cinquième participation Mathieu Van der Poel (Alpecin-Deceuninck) a trouvé la clé de la Primavera à la faveur d'un contre surpuissant au sommet du Poggio après s'être accroché dans la roue d'un Tadej Pogacar (UAE Team Emirates) qui avait une nouvelle fois allumé la mèche. Une nouvelle case cochée dans sa magnifique carrière.
Il a résisté à Pogacar puis s'est envolé : Van der Poel, l'attaque de la gagne
Video credit: Eurosport
On doute que Tadej Pogacar et Julian Alaphilippe vont s'échanger des messages sur le retour de Milan-Sanremo mais on a un sujet à leur proposer : les attaques de Mathieu Van der Poel en Italie. Le Français avait pris la foudre à Sienne dans le final des Strade Bianche, Tadej Pogacar l'a pris, dans une moindre mesure, sur le Poggio peu avant de voir Sanremo. L'attaque du Néerlandais, vainqueur ce samedi de la Primavera, fut parfaite tant tactiquement que physiquement pour son plus grand bonheur.
Des Monuments, Mathieu Van der Poel en compte trois à son palmarès (2 Tour des Flandres et 1 Milan-Sanremo). La classique italienne fut la seule remportée par son grand-père, Raymond Poulidor, il y a de cela 62 ans. "J'ai entendu ça, a souri le petit-fils. C'est sympa de gagner le même. Cette course n'offre pas beaucoup d'occasions." Le premier Monument de la saison est le plus difficile à gagner selon les coureurs. Parce que son parcours n'est pas assez sélectif et qu'il permet donc à beaucoup d'hommes de se rêver sur la plus haute marche du podium.
Un plan qui s'est déroulé sans accroc pour Van der Poel
Nombreux sont les prétendants, rares sont les gagnants. Si depuis deux ans, Milan-Sanremo s'était offert à des seconds couteaux (Jasper Stuyven et Matej Mohoric) qui avaient surpris les favoris, Tadej Pogacar, et sa formation, ont fait en sorte cette année de les éliminer. Le tempo des UAE dans la Cipressa a largué les plus faibles, le travail de Tim Wellens et l'attaque de son leader dans le Poggio ont fini de faire le ménage. "Je pense que j'ai déroulé le plan parfaitement. Je ne pouvais pas rêver d'un meilleur scénario que celui-ci", souriait Van der Poel à l'arrivée.
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Mathieu Van der Poel et son trophée de Milan-Sanremo
Crédit: Getty Images
Sur Milan-Sanremo, le premier ennemi à tuer est l'ennui. Et Van der Poel n'échappe pas à la règle. "J'ai aimé les 100 derniers kilomètres. Le problème c'est les 200 kilomètres avant…", rigolait-il à moitié une fois la ligne franchie. C'est dans la Cipressa, quand les jambes ont répondu comme il le voulait, que MVDP a su qu'il y avait quelque chose à faire. Tirreno-Adriatico était oublié. Non, il n'était pas aussi bien qu'espéré la semaine dernière et non il ne bluffait pas.
Non, il ne bluffait pas à Tirreno
"Non je ne joue pas à ça, répond le Néerlandais. Mais j'avais besoin de jours de course pour atteindre mon meilleur niveau. Je suis quelqu'un qui a besoin de souffrir d'abord. Tirreno a été une préparation parfaite pour Sanremo. Et ici j'étais à mon meilleur niveau." A l'entendre tout était parfait et force est de reconnaître que la route confirme ses dires. "Quand Tadej Pogacar a attaqué dans le Poggio, j'étais bien. Ces dernières années, j'avais été trop défensif dans cette dernière ascension. Avec l'expérience, je savais qu'il fallait que je prenne le risque d'y aller. Aujourd'hui, j'ai pris mon destin en mains."
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Van der Poel raconte le final : "J'ai réussi à faire un petit trou avec Pogacar et Van Aert..."
Video credit: Eurosport
Restait à ne pas faire d'erreur dans la descente où l'impression visuelle laissait penser qu'il était à fond alors qu'il s'estimait "à 80%". "Si j'avais chuté, je ne me le serais pas pardonné. Je n'entendais rien dans l'oreillette, je ne connaissais pas les écarts, et c'était tant mieux." Comme souvent sur Milan-Sanremo, le fuyard n'a pas été revu avant la Via Roma. Derrière Van der Poel, Filippo Ganna, Wout van Aert et Tadej Pogacar, qui ont complété le Top 4, n'ont pu jouer que pour la deuxième place. Un seul de ces hommes, le Belge a déjà dompté le premier Monument de la saison. "De grands champions n'ont jamais gagné ici, rappelle d'ailleurs Van der Poel. Je suis fier de l'avoir fait."
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La Palette : Quand Trentin fait la cassure pour Pogacar, le premier moment décisif du Poggio
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