MONDIAUX - Le double tenant du titre Julian Alaphilippe veut tomber les armes à la main : "Je vais me mettre la misère"

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MONDIAUX - Julian Alaphilippe remet son double titre en jeu, ce dimanche à Wollongong. Le puncheur sait que la conquête d’un 3e maillot irisé consécutif s’annonce bien difficile au bout d’une saison 2022 chaotique. Si ses jambes ne sont pas à 100%, il annonce avoir “la rage” et compte tout donner sur le circuit australien, pour son propre compte ou ses collègues de l’équipe de France.

Alaphilippe : "On va jouer la meilleure carte"

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Pour Julian Alaphilippe, il est l’heure de remettre le maillot de champion du monde en jeu. Dimanche (à partir de 10h15 à Wollongong et 2h15 en France), le double tenant du titre tentera de remporter un 3e titre consécutif et égaler la performance de Peter Sagan, le seul à avoir déjà réalisé un triplé de la sorte (2015 à 2017). Mais le Français sait que la tâche s’annonce particulièrement corsée.
Cité parmi les grandissimes favoris avant chacun de ses titres, surtout en 2020, le coureur de Quick-Step Alpha Vinyl fait cette fois au mieux figure d’outsider tant sa saison et sa préparation du rendez-vous ont été plombées par les chutes et les blessures. “Je suis dans un état d’esprit différent des dernières années, où j’étais arrivé avec peut-être plus de confiance et une préparation complètement différente, a-t-il confié à nos confrères de L’Equipe. Mais voilà, je suis prêt à tout donner.”

"J’ai faim"

2022 fait figure “d’annus horribilis” pour le puncheur auvergnat, victimes de coups du sort à répétition, de sa spectaculaire cabriole aux Strade Bianche à sa chute “bête” sur la Vuelta, en passant par l’effroyable accident sur Liège-Bastogne-Liège qui a fini par lui coûter sa place pour le Tour de France. Mais il s'est relevé à chaque fois et compte bien finir l'année sur une bonne note : “J’aurais pu me dire, je m’en fous, j’ai déjà gagné deux fois le Mondial, je finis la saison tranquille en Italie et l’année prochaine, je remets le compteur à zéro. Mais non, j’ai faim, j’ai la rage.”
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Alaphilippe a craint "la chute de trop" mais est rassuré : "Cela ne me gêne pas pour rouler"

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Contrairement aux dernières fois, il ne sera pas l’unique leader des Bleus mais une cartouche parmi d’autres pour tenter de toucher la cible irisée. “Je suis aussi super lucide sur ces derniers mois et je sais que dans l’équipe on a des coureurs qui seront très, très forts et qui seront là très certainement dans le final, poursuit-il dans les colonnes de L'Equipe. Suivant la physionomie de la course, si à un moment je me retrouve dans une situation où je peux avoir un rôle important pour favoriser un de mes collègues, je serai super content de le faire.”

"Si un collègue de l’équipe de France pouvait vivre tout ça..."

Sur sa forme et ses chances de bien figurer, Alaphilippe préfère rester prudent : ”Je peux être très bien, comme je peux être un peu juste dans le final et je ne serai pas surpris.” Il pense tout de même pouvoir “peser sur la course et être important pour l’équipe” avec a minima ce souhait : “Apporter quelque chose aux mecs avec le travail qu’ils ont fait pour moi ces dernières années, ce serait chouette.” Et d’ajouter : “Si un collègue de l’équipe de France pouvait vivre tout ça à son tour, ce serait magique.” Que ce soit pour son propre compte ou pour ses coéquipiers, on peut faire confiance à Alaphilippe pour tout donner : ”Je vais me mettre la misère.”
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