Nys pour l'apothéose

Le Belge Sven Nys part en conquête de son deuxième titre mondial dimanche à Coxyde devant plusieurs dizaines de milliers de supporters, pour ce qui constituerait l'apothéose de la longue carrière de l'idôle de tout le peuple flamand.

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Crédit: Eurosport

A 35 ans, Nys fait la fierté de la Flandre des labourés. D'octobre à février, celui qui a tout gagné dans sa discipline fait l'objet des attentions médiatiques et populaires. A Coxyde, les fans belges devraient être 50.000 à le pousser vers l'arc-en-ciel. Huit titres de champion de Belgique, neuf "Superprestige" et 46 victoires en Coupe du monde (dont sept succès finals): le coureur de l'équipe Landbouwkrediet est la star de sa discipline.
N'avoir décroché qu'un seul titre mondial chez les Elites (en 2005 à Sankt-Wendel) constitue logiquement une frustration. "Un seul titre, c'est maigre pour un coureur qui a dominé sa génération comme je l'ai fait (depuis le début des années 2000, ndlr)", concède "le Cannibale de Baal. "Durant ma carrière, j'ai fait le pari de la régularité. Cela m'a plutôt souri car j'ai accumulé les victoires comme personne. Le revers de la médaille: j'arrive souvent fatigué en fin de saison quand il faut aborder les Mondiaux", explique Nys. "Je stopperai ma carrière dans deux ans. Ces Mondiaux de Coxyde constituent sans doute ma meilleure chance de décrocher un deuxième maillot arc-en-ciel", affirme-t-il.
A raison sans doute car Nys apprécie le circuit sablonneux de Coxyde, tracé dans les dunes qui font face à la Mer du Nord. Il s'était imposé le 26 novembre dernier lors de la manche de Coupe du monde disputée au même endroit. Le Brabançon avait battu au sprint son compatriote Kevin Pauwels qui s'annonce comme son grand rival dimanche au même titre qu'un autre belge, Niels Albert, et que le Tchèque Zdenek Stybar, champion du monde sortant. Mais dans quel état de forme est réellement Nys ? Les deux dernières manches de Coupe du monde, à Liévin en France (4e) et à Hoogerheide aux Pays-Bas (6e) ont montré une baisse de régime.
Nys dément: "Liévin et Hoogerheide n'étaient absolument pas prioritaires. Je n'ai pas gagné mais il ne faut pas en conclure que je ne suis pas en forme. Au contraire, tant mentalement que physiquement, je me sens très bien. Ma préparation a été excellente et mes récents problèmes de dos sont résolus". Le champion de Belgique est pourtant nerveux. Cette semaine, il a ouvertement critiqué le sélectionneur belge Rudy de Bie, coupable à ses yeux de ne pas avoir repris Sven Vanthourenhout, son fidèle lieutenant chez Landbouwkrediet, "une erreur", assure-t-il. Entre les Belges "tous les coups seront permis, sauf ramener Stybar", assure Kevin Pauwels: Nys sait donc qu'il ne pourra compter que sur lui-même pour décrocher l'arc-en-ciel.
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