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Simoni dompte le Faron
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Publié 11/03/2005 à 16:21 GMT+1
L'Italien Gilberto Simoni (Lampre) a remporté la 5e étape, vendredi, entre Rognes et le Mont-Faron (172,5 km). L'Américain Bobby Julich (CSC) prend le maillot jaune et blanc de leader. Belle performance de David Moncoutié, le Français de Cofidis, qui s'e
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Simoni sur le Mont-Faron
C'était l'étape reine de la 63e édition du Paris-Nice. Parce que, d'une part, c'est la seule arrivée en altitude, cette année, de la Course au soleil, et qui plus est, au sommet du mythique et terrible Mont-Faron près de Toulon. Mieux valait être fort pour couvrir, vendredi, les 172,5 km entre Rognes et ce Mont, long de 5,5 km, avec des pentes à 8,9%.
Et à ce petit jeu, l'Italien Gilberto Simoni de la Lampre a montré que le Faron, il sait le dompter. Parti seul, dans les derniers lacets de l'ascension, à envrion 3 km du sommet, Simoni ne sera jamais rejoint. Personne n'est parvenu à suivre son rythme. Bilan, il est le premier à l'arrivée, avec près de 20 secondes d'avance sur ses poursuivants.
"C'est génial de gagner au sommet, reconnaît Simoni, à l'arrivée. Il y avait beaucoup de monde au bord des routes. Cela fait penser un peu au Tour de France. C'est ma première victoire de la saison. Franchement, je la savoure. Je ne sais pas si je peux jouer la victoire finale. Un succès sur une étape c'est déjà bien."
Julich avec le maillot jaune et blanc de leader
Si Gilberto Simoni ne pense pas à la victoire finale de ce Paris-Nice, il y en a un qui doit y songer fortement. Dixième de l'étape au sommet du Faron, l'Américain, Bobby Julich, de la CSC s'est emparé, vendredi, du maillot jaune et blanc de leader. A deux jours de l'arrivée sur la Promenade des Anglais à Nice, Julich possède 19 secondes d'avance sur l'Espagnol Zaballa (Saunier-Duval), 20 sur Valverde (Illes Balears). L'Allemand Voigt (CSC) est désormais 4e à 44 secondes. Quant au vainqueur de l'an passé de la Course au soleil, l'Allemand, Jörg Jaksche, peut toujours envisager de réaliser le doublé. Il est 5e du général, à 45 secondes du leader.
"Rien n'est joué dans cette course, explique Bobby Julich. C'est toujours bien d'avoir le maillot jaune et d'être en tête du général mais les écarts ne sont pas énormes entre les coureurs. Beaucoup d'hommes peuvent encore essayer d'aller chercher ce maillot. Il reste deux jours, alors il va falloir être vigileant."
Vinokourov, le grand perdant du jour
L'étape reine et son Mont-Faron ont déjà fait une sélection parmi les favoris de ce Paris-Nice. Si les Julich, Zaballa, Valverde, Voigt, Jaksche, Pellizotti, Rebellin..., peuvent toujours espérer gagner à Nice, d'autres ont, par contre, totalement disparu des premières places. Piégés, et à la peine, dans l'ascension du Faron, ils y ont perdu toutes leurs illusions. Celles de bien figurer au classement général final de la Course au soleil.
Parmi eux, le Kazak Vinokourov (T-Mobile) qui s'est, littéralement, écroulé. Même constat pour l'Ukrainien Popovych (Discovery Channel), le Néerlandais Dekker (Rabobank), l'Italien Frigo (Fassa-Bortolo), l'Espagnol Anton (Euskaltel)... A coup sûr, ils vont tenter de gagner une étape. Mais il ne reste plus que deux jours de course.
Moncoutié, la satisfaction
Le Mont-Faron a été également fatal aux Français. Jamais dans le rythme, Thomas Voeckler (Bouygues Telecom) termine loin du vainqueur du jour, Gilberto Simoni. Tout comme le leader de la Cofidis, Sylvain Chavanel, 41e de l'éatpe, à 2 min 29... Mais il avait prévenu. "Les arrivées en altitude ne m'ont jamais souri, nous avait-il confié, jeudi, à l'arrivée de la 4e étape. En plus, les pourcentages du faron sont trop durs pour moi."
En fait, il y a un Français qui s'est "amusé" dans l'ascension du Mont-Faron : David Moncoutié. Le coureur de chez Cofidis, porteur du maillot de meilleur grimpeur du Paris-NIce, s'est survolté. Pour terminer troisième au sommet, à l'arrivée. Il n'a concédé que 19 secondes à Simoni. Du coup, Moncoutié conserve son maillot à pois rouge du Grand Prix de la montagne. Nul doute que son objectif est de le ramener à Nice, dimanche.
Plus que deux jours à tenir
Pour cela, il ne lui reste que deux jours à tenir. Deux jours de souffrance avec, samedi, la 6e étape entre La Crau et Cannes (184 km). Au menu, 6 côtes et cols de 3e, 2e et 1re catégorie, dont les fameux Cols de Bourigaille et du Tanneron. On ne devrait pas s'ennuyer car les perdants du Mont-Faron auront, peut être, à coeur de se rattraper. Sans parler de la bataille entre les favoris du Paris-Nice.
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