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Chavanel: "Je vais tenter"
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Publié 12/03/2005 à 09:00 GMT+1
Sur ce Paris-Nice, Sylvain Chavanel nous présente l'étape du jour : ce samedi, la 6e étape, 184 km entre La Crau et Cannes. Il revient sur l'arrivée de la 5e étape, vendredi, au sommet du Mont-Faron près de Toulon. Il a terminé 41e à 2 min 29 du vainqueur
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"Il y a du beau monde dans les dix"
Il fallait s'y attendre. L'étape reine du Paris-Nice, vendredi, avec l'arrivée au sommet du Mont-Faron après 172,5 km de course, nous a révélé quelques enseignements.
Tout d'abord, les principaux favoris à la victoire finale, dimanche à Nice, ont répondu présent : L'Américain JUlich (CSC), les Allemands Jaksche (Liberty-Seguros) et Voigt (CSC), l'Espagnol Valverde (Illes Balears), l'Italien Rebellin (Gerolsteiner). Mais, il y a aussi, ceux qu'on attendait pas vraiment : l'Italien Simoni (Lampre), vainqueur du jour, l'Australien Evans (Davitamon-Lotto), les Espagnols Zaballa et Gomez de Saunier-Duval, ou encore les Transalpins Pellizotti (Liquigas) et Piepoli (Saunier Duval)... Bilan, la majorité de ces coureurs se retrouvent dans les 15 premiers du général, un classement, désormais, dominé par l'Américain de la CSC, Bobby Julich.
"C'est clair qu'il y a du beau monde dans les dix premiers, convient Sylvain Chavanel. Ce n'est pas étonnant. Les gros bras se jouent la victoire de l'épreuve. Dans la descente de la dernière difficulté de la journée de vendredi, avant d'aborder les premiers lacets du Faron, on les a vu se précipiter dans les premières places du peloton. C'était quasi impossible de se positionner en tête. Et dès le début de l'ascension du Faron, ils ont accéléré. On a vu ce que ça a donné au sommet."
"Je n'ai rien à me reprocher"
Au sommet du Mont-Faron, l'Italien Gilberto Simoni l'a emporté. Les principaux favoris ont terminé dans les premiers. Quant à notre chroniqueur, Sylvain Chavanel, il a franchit la ligne à la 41e place à 2 min 29 du vainqueur.
"Ce n'est pas une contre-performance de ma part, s'explique le leader de la Cofidis. J'ai toujours dit que les arrivées en altitude ne me convenaient pas. Je n'ai rien à me reprocher. Je suis, bien sûr, déç de ma place vis-à-vis de l'équipe mais j'ai fait ce que j'ai pu. Ce qui me rassure, c'est que j'ai senti de bonnes sensations."
Ce qui, visiblement, ne fut pas le cas du Kazak Vinokourov (T-Mobile), ou de Popovych (Discovery-Channel). Ils ont concédé plus d'une minute et trente secondes au sommet du Faron, perdant toutes chances de s'imposer sur ce Paris-Nice. "C'est plutôt suprenant de leur part, reconnaît Chavanel. Le Faron leur a fait très mal. Mais ils n'ont peut être pas dit leurs derniers mots."
Si Vinokourov, Popovych, Chavanel.... ont perdu quelques illusions dans l'ascension du Mont-Faron, le Français, David Moncoutié, coéquipier de Sylvain Chavanel à la Cofidis, lui a montré toutes ses aptitudes de grimpeur. Il a terminé troisième de l'étape, à tout juste 19 secondes de Simoni.
"C'est une belle perf, se réjouit Chavanel. Il a bien marché mais ce n'est pas vraiment une surprise. David est un bon grimpeur. Mais le plus important, c'est qu'il a conforté son maillot à pois du Grand Prix de la Montagne. J'espère qu'il va le porter jusqu'à Nice, dimanche."
"Les perdants du Faron vont se venger"
Nous sommes, en effet, à deux jours de l'arrivée de ce Paris-Nice. Deux jours de course où tout peut encore arriver.
"Moi, je crois que les favoris vont se disputer la victoire le dernier jour, l'étape de dimanche où il y a 3 gros cols de 1re catégorie, suggère Chavanel. Par contre, samedi, entre La Crau et Cannes, cela risque d'attaquer de partout. Des coureurs comme Vinokourov ou même moi, on n'a plus d'ambition pour le général. On va aller chercher la victoire d'étape."
Rendez-vous, donc, vendredi pour la 6e étape entre La Crau et Cannes, 184 km qui devraient donc être animés. Avec Chavanel aux avants postes ?
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