Chavanel: "Je suis mort"

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Sur ce Paris-Nice, Sylvain Chavanel nous présente l'étape du jour : dimanche, la 7e et dernière étape, Nice-Nice (135 km). Il revient sur la 6e étape de samedi, La Crau-Cannes (184 km), où il a terminé attardé, à 6 min du vainqueur, le Néerlandais Posthum

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Crédit: Eurosport

"J'ai plus de jus"
Après, quasiment, une semaine de course, il est temps, pour certains coureurs, que ça se termine. Le peloton n'a, en effet, pas été épargné depuis dimanche dernier et le prologue qui s'est tenu à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Le froid, la neige ont, tout d'abord, obligé les organisateurs à modifier et raccourcir trois étapes. Les coureurs ont profité des courtes distances pour réaliser des records de vitesse. De quoi, forcément, perturber les organismes.
Du coup, lors de la 6e étape, samedi, entre La Crau et Cannes (184 km), il n'y a, en fait, pas eu de course. Oh, bien sûr, il y a eu, tout de même, un vainqueur, en la personne du Néerlandais de la Rabobank, Joost Psthuma.
Mais, pour le reste, il faut l'avouer, on s'est bien ennuyé, samedi, sur les routes du Paris-Nice. Une Course au soleil qui semble promise à l'Américain de la CSC, Bobby Julich, dimanche, à l'issue de la dernière et 7e étape, Nice-Nice (135 km). Ses adversaires (Valverde, Jaksche, Zaballa, Evans...) donnent l'impression de s'être résignés. Franchement, on aurait aimé meilleur suspens pour cette course d'ouverture du Pro Tour.
"J'aurais bien aimé la pimenter, reconnaît le Français Sylvain Chavanel. Mais je n'ai plus de jus, plus de force dans les jambes. J'ai attrapé froid et j'ai bien peur d'avoir une gastroentérite. C'est peut être pour ça que j'ai pas marché dans le Mont-Faron, vendredi (Il a fini 41e à 2min 29 du vainqueur l'Italien Simoni de la Lampre). Et, aujourd'hui (samedi), c'était un calvaire. Au bout de 10 km, j'avais mal au ventre. Si bien que j'ai terminé, à l'arrivée, à 6 minutes."
"Je risque d'abandonner"
Dur, dur pour le Français, qui visait une bonne place au général à Nice. Le voilà, désormais, 43e à 4 min 55 du maillot jaune et blanc porté par Julich. Pis. Il n'est même pas sûr de pouvoir prendre le départ, dimanche, de la 7e et dernière étape. Une fin de Paris-Nice difficile pour le leader de Cofidis.
"Je suis vexé car j'avais de bonnes jambes avant que je tombe malade, avoue Chavanel. Je suis déçu pour l'équipe. J'espère qu'on ne va pas me juger, juste sur cette course. Si, dimanche, je suis aussi mal, je ne prendrai pas le départ. Cela sert à rien d'être ridicule."
Au bout du rouleau Chavanel. Comme la plupart de son équipe. Porteur du maillot à pois, du meilleur grimpeur, sur ce Paris-Nice, son coéquipier, David Moncoutié, a terminé, samedi, avec les attardés et son compère Chavanel.
"Il est temps que ça se termine, reconnaît, contrarié, le manager général de Cofidis, Francis Van Londersele. Le virus est parti de Thierry Marichal, et là il se propage. On a perdu, samedi, Jimmy Engoulvent. Sylvain (Chavanel) et David (Moncoutié) ne sont pas biens. Non, c'est décevant. On avait des objectifs sur ce Paris-Nice, et ils se réduisent comme une peau de chagrin."
"Il nous faut le maillot à pois"
Cofidis à l'agonie ? Il reste, tout de même, un objectif à l'équipe française : ramener à Nice le maillot à pois, du meilleur grimpeur, que porte toujours David Moncoutié.
"Il nous le faut ce maillot pour limiter les dégâts, convient Chavanel. Le problème, c'est qu'il n'est pas bien et il a très peu d'avance avant d'aborder la dernière étape montagneuse."
Trente et un points sont, en effet, à prendre, dimanche, lors de la 7e étape avec les ascensions de 3 cols de 1re catégorie : le Col de la Porte, La Turbie, et le Col d'Eze. Voilà pour le défi de Cofidis.
"J'aimerais que Valverde gagne"
Mais, surtout, il reste une étape à se disputer pour connaître le vainqueur du Paris-Nice 2005. A moins que les coureurs fassent comme la veille, c'est à dire, ne pas faire la course...
Grand favori, pour s'adjuger la Course au soleil, l'Américain Bobby Julich (CSC). Il possède, au classement général, 19 et 20 secondes d'avance sur les Espagnols Zaballa (Saunier-Duval) et Valverde (Ills Balears).
"Cela va être dur d'aller le chercher, avoue Chavanel. Il a l'équipe pour gagner car elle est forte et, en plus, solidaire. Mais j'aimerais bien que le jeune Espagnol, Valverde, parvienne à l'emporter. Il est sympa, simple, abordable. Il mériterait de s'imposer. Le problème, c'est qu'il est, un peu, esseulé. Attention, aussi, à Cadel Evans (Davitamon-Lotto), il peut fair eun coup."
Reste qu'après réflexion, Sylvain Chavanel mise plutôt "sur la victoire finale de Julich tant il semble sûrt de sa force."
A ses adversaires, donc, d'essayer de faire mentir notre chroniqueur sur ce Paris-Nice. Au moins, on aura le plaisir d'assister à une course... à rebondissements. Ces imprévus, ces changements de leader, de dernière minute, qui ont fait, de Paris-Nice, sa légende. Espérons alors... !
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