Landis de Nice

Ça a farté jusqu'au bout pour Floyd Landis. L'Américain a préservé son maillot jaune pour remporter l'édition 2006 de Paris-Nice. Il succède au palmarès à son compatriote Bobby Julich, s'affirme comme un leader crédible pour l'équipe Phonak. En outre, Lan

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Crédit: Eurosport

Un Américain a succédé à un autre au palmarès du Paris-Nice qui s'est achevée dimanche sur la Promenade des Anglais par la victoire de Floyd Landis et le succès d'étape du Suisse Markus Zberg. Un an après Bobby Julich, qui avait été le premier coureur de son pays à gagner le classement final de la "course au soleil", Landis a conservé sans problème son avance de 9 secondes sur l'Espagnol Patxi Vila. Dans la dernière étape, courue en boucle autour de Nice, il n'a été alerté que par une chute sans gravité en début de parcours.
Leader de l'épreuve depuis l'étape de Saint-Etienne, mercredi dernier, quand il avait pris le dessus sur ses rivaux dans la Croix-de-Chaubouret, Landis a contrôlé par la suite avec l'aide de son équipe Phonak. Derrière lui, ses suivants se sont surtout battus pour les places d'honneur, à l'exemple de l'Espagnol Tonio Colom passé à l'attaque dans les vingt derniers kilomètres. Colom a démarré sur les rampes du col d'Eze, le dernier col de cette étape courte (135 km) mais très accidentée dans l'arrière-pays niçois. Il a rejoint les coureurs de tête, ses compatriotes Joaquin Rodriguez et Alberto Contador ainsi que Zberg, rescapés d'une échappée lancée de loin, mais aussi Petrov, parti quelques kilomètres avant lui.
Sous les yeux de "Vino"
Ce groupe a préservé un avantage de 18 secondes sur le premier peloton, suffisant pour que Colom gagne une place au classement général (3e) et déloge un autre représentant espagnol, Samuel Sanchez, du podium. Pour la victoire d'étape, le cadet des frères Zberg s'est imposé logiquement à Petrov et à Contador sous un soleil printanier. Le Suisse de l'équipe Gerolsteiner, souvent blessé, a renoué avec le succès qui le fuyait depuis la saison 2002. A 30 ans, Landis a enlevé le plus important succès d'une carrière profondément marquée par son expérience auprès de Lance Armstrong dans les rangs de l'US Postal.
Le coureur de Pennsylvanie a participé à trois des sept Tours de France victorieux de son compatriote, de 2002 à 2004, avant de rejoindre Phonak l'année passée pour endosser des responsabilités de leader et se classer 9e de la Grande Boucle. Dans la formation suisse, Landis partage les responsabilités avec le Colombien Santiago Botero. Mais le sans-faute de ce début d'année, sa double victoire au Tour de Californie et surtout dans Paris-Nice, lui donnent l'esprit libre pour préparer le rendez-vous de juillet.
Après le Critérium international fin mars et le Tour de Georgie en avril, ce fils d'une famille de mennonites (mouvement religieux anabaptiste) -il a été élevé de façon plutôt austère sans télévision ni radio-, passera par le Giro pour mieux préparer le Tour. En juillet, Landis retrouvera sans doute le Kazakh Alexandre Vinokourov, venu en voisin saluer ses compagnons du peloton au départ de Nice. "Vino", deux fois vainqueur de l'épreuve, a été probablement intéressé par celui qui pourrait être l'un de ses adversaires l'été venu.
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