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Landis prend date
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Publié 09/03/2006 à 14:45 GMT+1
Floyd Landis a pris une sérieuse option sur la victoire finale à Nice après avoir creusé un écart conséquent lors de la dernière ascension, mercredi. D'autant que la 4e étape jeudi semble dévolue à un sprinteur... Après une saison 2005 en demi-teinte, l'A
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Crédit: Eurosport
Qu'il est loin le temps où Floyd Landis se sacrifiait pour son lieutenant. Un certain Lance Armstrong. Passé chez Phonak pour ne plus jouer les équipiers de luxe, l'Américain n'avait pas complètement répondu aux attentes de l'équipe suisse en 2005: une seule victoire - sur le modeste Tour de Géorgie, une 9e place sur le Tour de France et un équipier, Oscar Pereiro, beaucoup plus entreprenant que lui. Landis se sentait pourtant de taille à assumer de nouvelles responsabilités. Mais il est toujours plus facile d'être dans l'ombre que dans la lumière.
La donne semble avoir changé. Peut-être fallait-il au coureur de la Phonak, une année de transition pour que le costume de patron lui aille parfaitement. Il le répète d'ailleurs sans cesse à qui veut bien l'entendre, comme un avertissement pour ses adversaires: il est en bien meilleure forme que l'année dernière à pareil époque. Il l'a prouvé il y a quelques jours en s'adjugeant la première édition du Tour de Californie avec au passage, une victoire sur le contre-la-montre. Fort de ce succès, l'Américain est arrivé au départ de Paris-Nice avec une étiquette de favori.
"On croirait de la haute montagne"
Seulement onzième du prologue, c'est la première grosse difficulté de cette course au soleil, le col de la Croix-de-Chaubouret (et sa montée de 17 km) qui lui a offert l'occasion de s'exprimer. "Je suis resté sagement dans les roues jusqu'à Saint-Chamond " , explique Landis. "J'avais décidé d'attaquer avant le sommet parce que l'arrivée, au bas de la descente, était idéale pour moi." "Tout s'est passé comme prévu, reprend John Lelongue, son directeur sportif. Il fallait profiter de cette étape qui était idéale pour nous, avec l'arrivée jugée tout de suite après la descente du dernier col."
A quelques enclavures du sommet, l'attaque de l'Américain a fait mouche. Sachant qu'il prendrait le maillot de leader, Landis "offrait" la victoire à l'Espagnol Vila. La tunique jaune et blanche ainsi que l'écart creusé au général suffisant largement à son bonheur et à celui de son équipe. "C'est un grand jour pour Phonak", exultait même Jacques Michaud, l'autre directeur sportif de la formation suisse. "C'est une étape qui semblait dure sur le papier, mais on ne s'attendait pas à de tels écarts. On croirait une étape de haute montagne. Il va falloir s'attendre à des réactions dans les prochains jours."
Un présage pour le Tour
Probablement. Mais avec plus d'une minute d'avance sur des candidats potentiels au succès sur la promenade des Anglais, Floyd Landis n'a plus qu'à gérer. Même si deux de ses équipiers (Clerc et Hunter) ont abandonné mercredi. "C'est un peu la mauvaise nouvelle" , reconnaît l'Américain. Surtout qu'il reste encore de difficiles journées". John Lelongue lui ne s'inquiète pas. "Maintenant, on n'a plus que cinq coureurs pour faire le travail pour Floyd. Mais, quatre d'entre eux étaient en Californie où nous avons bien répété nos gammes."
Ses gammes, Landis est aussi en train de les répéter dans l'optique du Tour de France. C'est l'objectif avoué de sa saison et toute sa préparation est axée dessus. "Après Paris-Nice, j'aurai quelques semaines sans contrainte de résultats. Je courrai le Critérium international, le Tour de Géorgie puis le Giro q ui sera plus une préparation en condition de course". En attendant, Floyd se réjouit de son maillot de leader qu'il se verrait bien porter sur la Grande Boucle. "Ce maillot, un bon présage pour le Tour? Je l'espère...". Ca y ressemble en tout cas...
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