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Le bon coup de Barredo
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Publié 14/03/2008 à 11:15 GMT+1
L'Espagnol Carlos Barredo (Quick Step) a remporté en solo la 5e étape de Paris-Nice vendredi, à Sisteron. Robert Gesink reste en jaune.
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Crédit: Eurosport
Inlassable attaquant, l'Espagnol Carlos Barredo est sorti vainqueur vendredi à Sisteron d'une étape de transition à travers la Haute-Provence, sans conséquence pour le leader néerlandais Robert Gesink, à deux jours de l'arrivée. Barredo, souvent vu à l'avant dans les grandes classiques, a cette fois conclu. Il a distancé ses quatre derniers compagnons d'échappée à 10 kilomètres de l'arrivée, en conclusion d'une cinquième étape vivement menée à plus de 43 km/h malgré un parcours accidenté.
"C'est une belle victoire mais ce n'est pas forcément la plus belle car j'avais gagné chez moi, dans les Asturies, quelques mois après mon passage chez les professionnels", s'est félicité l'Espagnol de 26 ans, qui a débuté sous la coupe de Manolo Saiz avant de rejoindre l'année passée la formation belge Quick Step et ses leaders de classiques (Bettini, Boonen, etc). S'il est l'un des rares coureurs de son pays à se distinguer dans les courses du Nord, Barredo affiche aussi des capacités dans les grandes courses par étapes. "Il peut terminer dans les dix premiers d'un grand tour", estime son manager Patrick Lefévère, preuve à l'appui. L'an passé, le natif de Gijon s'est classé dixième de la Vuelta.
Moreau battu
A Sisteron, Barredo a touché la récompense des efforts prodigués dans l'échappée de 24 coureurs, réduite ensuite à 17 éléments, qui s'est dégagée après une cinquantaine de kilomètres et un début de course très animé. Intéressé par une remontée au classement général (6e désormais), le futur vainqueur s'est montré très actif dans ce groupe comprenant notamment trois représentants des équipes Crédit Agricole (Rolland, Gerrans, Botcharov) et Agritubel (Moreau, Lequatre, Gonzalo).
L'écart a grandi jusqu'à trois minutes sur le peloton mené par les équipiers de Gesink, qui se sont usés à la poursuite. Le coup de main fourni par les hommes de l'Italien Davide Rebellin, deuxième au classement général, a permis au groupe principal de limiter finalement la différence à 2 min 15 sec.
A l'avant de la course, Moreau a provoqué une première fois la décision en emmenant avec lui, à 18 kilomètres de l'arrivée, quatre autres coureurs (Rolland, Barredo, Kroon, Mori). Le champion de France n'a pu toutefois suivre Barredo quand l'Espagnol a mis à profit une petite côte, sur les hauteurs ensoleillées de Sisteron, pour attaquer à deux reprises, avant les neuf derniers kilomètres.
Au lendemain de sa prise de pouvoir sur les pentes du Ventoux, Gesink a préservé sa position. Mais les efforts des premières journées, conjugés aux conséquences du mauvais temps, se sont fait sentir sur le peloton qui a perdu 17 coureurs en une journée. Entre autres, l'Ecossais David Millar, malade depuis 48 heures, et le Français Rémy Di Grégorio. Samedi, la sixième et avant-dernière étape, la plus longue de l'épreuve, conduit de Sisteron à Cannes sur un parcours de 206 kilomètres qui franchit sept obstacles, le dernier, lecol du Tanneron, est situé à 20 kilomètres de l'arrivée.
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