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Les cinq raisons pour lesquelles ce Paris-Nice 2014 sera plus intéressant que l'on veut bien le dire

Les cinq clefs d'un Paris-Nice excitant

Le 07/03/2014 à 21:00Mis à jour Le 08/03/2014 à 08:36

Plateau séduisant et parcours très ouvert : la course au soleil s'annonce mouvementée, même sans Richie Porte ni haute montagne.

Oui, ce Paris-Nice se fera sans chrono ni haute montagne. Oui, il manque les grands noms du Tour de France. Et pourtant... Avec un plateau séduisant et un parcours qui devrait en surprendre plus d'un, la course au soleil s'annonce une nouvelle fois excitante pour marquer le début des choses sérieuses dans la saison 2014. Des jeunes à suivre, en passant par les coureurs présents et les détails du parcours, voici pourquoi cette édition 2014 de la Course au soleil a de bonnes raisons d'être passionnante à suivre.

Le plateau n'est pas si faible que cela

2013 tour de france arthur vichot

2013 tour de france arthur vichotPanoramic

Pas de chrono ? Tant mieux !

Le contre-la-montre n'a pas toujours fait le bonheur de Paris-Nice. Prenons les éditions 2011 et 2012 : les succès de Tony Martin et Bradley Wiggins s'y sont construits dans l'exercice solitaire, loin des joutes à couteaux tirés que la Course au soleil peut réserver. Avec ce genre de parcours, les grimpeurs savent qu'ils n'ont aucune chance et les rouleurs cadenassent la course. En enlevant toute épreuve chronométrée de cette édition 2014, les organisateurs de Paris-Nice ont ouvert le jeu.

The peloton rides during the second stage of the 71st Paris-Nice cycling race between Vimory and Cerilly (AFP)

The peloton rides during the second stage of the 71st Paris-Nice cycling race between Vimory and Cerilly (AFP)AFP

Un parcours très indécis

Sur huit jours de course, difficile d'identifier les étapes où les leaders pourront se relâcher. Seules la première et la troisième semblent destinées à un sprint massif. Dès lundi, vers Saint-Georges-sur-Baulche, arrivée musclée avec des faux-plats pour casser les jambes dans l'emballage final. Les puncheurs puissants seront encore mieux servis le samedi, vers Biot. Au milieu, les quatrième et cinquième étapes s'annoncent bien plus musclées, avec ascensions de deuxième catégorie à moins de quinze kilomètres de l'arrivée. De quoi séduire puncheurs, grimpeurs et aussi descendeurs. Il faudra tout de même être très costaud vers Belleville (4e étape) avec des passages à 25% dans la dernière difficulté du jour ! Vendredi, c'est toujours casse-pattes, vers Fayence, avec quatre difficultés dans les 55 derniers kilomètres et notamment le col du Bourigaille (1re caté), avant le mur final de Fayence. Enfin, le dernier jour de course mènera le peloton vers la promenade des Anglais après les ascensions de la côte de Peille et du col d'Eze. La dernière montée d'un parcours en montagnes russes qui devrait inspirer les coureurs. Tous les types de coureurs.

A la découverte de futures stars

Briller sur Paris-Nice à très jeune âge, c'est souvent garantie de grandes réussites futures. On pourrait citer Alberto Contador, vainqueur en 2007 avant de s'imposer sur le Tour. Mais l'exemple le plus marquant se nomme Peter Sagan. Pour la deuxième épreuve World Tour de sa carrière, le jeune Slovaque de 19 ans est venu décrocher deux étapes et le maillot vert en 2010, malgré une vraie concurrence. Pour cette édition 2014, de nombreux jeunes ont les dents longues et rêvent d'un destin à la Sagan. À commencer par son coéquipier Davide Villella (Cannondale) en vue sur les courses italiennes de fin de saison 2013 alors qu'il n'était que stagiaire. Sixième du Tour de San Luis puis quatrième au Tour Méditerranéen, le grimpeur argentin Eduardo Sepulveda (22 ans) sera lui très attendu lors du week-end final, en prévision du Tour de France où il doit emmener la formation invitée Bretagne-Séché. Parmi les autres coureurs à suivre, on citera notamment le grimpeur suisse Sebastian Reichenbach (24 ans, IAM), le puncheur britannique Adam Yates (21 ans, Orica GreenEdge) ou encore le grimpeur russe Sergey Chernetiskiy (23 ans, Katusha).

Liquigas's team rider Peter Sagan of Slovakia celebrates winning the fifth stage of Paris-Nice cycling race between Pernes-Les-Fontaines and Aix-En-Provence

Liquigas's team rider Peter Sagan of Slovakia celebrates winning the fifth stage of Paris-Nice cycling race between Pernes-Les-Fontaines and Aix-En-ProvenceReuters

Bref, et si on revivait 2010 ?

Il y a quatre ans, Paris-Nice vivait une édition riche en mouvements. Le plateau était de très bonne qualité (les vainqueurs 2009 du Tour et de la Vuelta Contador et Valverde, le tenant du titre Luis Leon Sanchez, le Français Sylvain Chavanel au sommet, Fränk Schleck en verve...) et le parcours propice aux offensives. La victoire était revenue à Alberto Contador devant Alejandro Valverde et le tenant du titre. Mais si les écarts se sont surtout créés au sommet de la Montée Laurent Jalabert, à Mende, les deux adversaires du Madrilène ont attaqué le leader d'Astana presque tous les jours, jusqu'au dernier col de cette édition 2010, le Col d'Eze grimpé presque à l'attaque du début à la fin. Cette année encore, le parcours et le plateau de l'épreuve nous mettent l'eau à la bouche. Et si le nom du vainqueur final de ce Paris-Nice 2014 venait à se décider uniquement sur cette ultime ascension d'Eze, avec une nouvelle pépite comme Peter Sagan en 2010, cette édition serait vraiment un grand cru.

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