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Paris-Nice : Dylan Groenewegen s'impose à nouveau et conforte son maillot jaune
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Publié 11/03/2019 à 16:13 GMT+1
PARIS-NICE - Dylan Groenewegen est bien l'homme de ce début de Paris-Nice. Déjà vainqueur la veille, le sprinter de l'équipe Jumbo-Visma a signé un nouveau succès lundi lors de la 2e étape. Il a réglé un petit groupe de huit coureurs au terme d'une journée marquée par de multiples bordures. Le Néerlandais conserve évidemment son maillot jaune.
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Crédit: Eurosport
Un vent de folie a encore saisi Paris-Nice ce lundi. Comme la veille, les coups de bordure ont éparpillé le peloton tout au long de la journée. Et comme la veille, c'est Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma) qui s'est montré le plus fort dans ces conditions si compliquées.
Avec le maillot jaune sur le dos, le Néerlandais a réglé au sprint un groupe de huit coureurs à Bellegarde. Il a devancé Ivan Garcia Cortina (Bahrain-Merida) et Philippe Gilbert (Deceuninck-Quick-Step). Romain Bardet et Nairo Quintana ont franchi la ligne d'arrivée avec cinq secondes de retard au sein d'un groupe d'une trentaine d'unités. Ils sont les grands bénéficiaires du jour, à l'instar de l'impressionnant Egan Bernal, favori le mieux placé au général.
Barguil et Izagirre contraints à l'abandon
Les organisateurs avaient pourtant prévu le coup. Vu le fort vent de dos qui allait porter les coureurs jusque dans le Loiret, le départ a été décalé de dix minutes. Malgré cela, les meilleurs sont arrivés avec près d'un quart d'heure d'avance sur l'horaire le plus favorable. La vitesse moyenne sur les 165 kilomètres de course a été vertigineuse : 51,2km/h.
Le rythme a été si rapide que l'échappée du jour - qui a permis à Damien Gaudin de conforter son maillot à pois - a été reprise au bout de 36 kilomètres. Le bal des éventails a commencé dès la première heure de course. Au kilomètre 59, alors que le peloton venait de se scinder en trois parties, la course a perdu deux de ses prétendants. Pris dans la même chute, Warren Barguil et Gorka Izagirre, 3e de Paris-Nice l'an dernier, ont abandonné. Cette 2e étape a fait d'énormes dégâts. Tous piégés, Simon Yates, Miguel Angel Lopez et Marc Soler (le vainqueur sortant) ont perdu tout espoir de briller au général, étant relégués à plus de sept minutes au général.
Bernal impressionne et se positionne
Bardet, Quintana et Bernal ont eux réussi à s'accrocher dans le premier groupe, longtemps fort d'une grosse vingtaine d'unités. Favori le mieux accompagné avec trois équipiers à ses côtés (Gallopin, Naesen et Vandenbergh), le leader d'AG2R La Mondiale a profité d'un sprint intermédiaire, placé à 23 kilomètres de l'arrivée, pour prendre deux secondes de bonifications. Un groupe d'une quarantaine de coureurs a fini par revenir à 10 kilomètres du but. Et après un dernier changement de direction, ce mini-peloton a de nouveau volé en éclats en raison du vent de côté.
Un peu justes, Bardet et Quintana ont dû laisser filer Bernal, présent dans un groupe de huit costauds. Le Colombien de 22 ans s'est découvert des qualités de Flandrien que nul ne soupçonnait vu son gabarit et son inexpérience en la matière. Sous la flamme rouge, c'est d'ailleurs lui qui emmenait le sprint avec son coéquiper Michal Kwiatkowski dans la roue. Bernal fait une intéressante opération au général. Remonté à la 5e place (à 19'' de Groenewegen), il compte quatre secondes d'avance sur Bardet (9e) et six sur Quintana (23e). Mardi, Groenewegen devrait pouvoir conserver son maillot jaune à Moulin, où une arrivée au sprint est prévue. À moins que le vent n'en décidément autrement, encore une fois.
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