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La fusée Bennett

La fusée Bennett

Le 12/03/2019 à 17:07Mis à jour Le 12/03/2019 à 17:59

PARIS-NICE – Sam Bennett, l'Irlandais de la Bora-Hansgrohe, s'est imposé assez aisément au sprint lors de la 3e étape. Il a devancé Caleb Ewan (Lotto-Soudal) et Fabio Jakobsen (Deceuninck-Quick Step). Au général, Dylan Groenewegen (Team Jumbo-Visma) est toujours en tête.

Cette fois, rien ne pouvait priver les sprinteurs d’une véritable explication massive. Peu de vent, peu d’envie surtout. Et, à Moulins, c’est Sam Bennett (Bora-Hansgrohe) qui s’est montré le plus rapide pour remporter la 3e étape de ce Paris-Nice 2019. Bien emmené dans le final, l’Irlandais a devancé au sprint Caleb Ewan (Lotto-Soudal) et Fabio Jakobsen (Deceuninck-Quick Step), déjà 2e et 3e le, premier jour. Décevant 9e de l’étape, Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma) conserve toutefois le maillot jaune de leader.

Après deux jours infernaux, le peloton voulait une étape plus calme. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il l’a eu. Comme si tous les coureurs s’étaient passés le mot, les 200 kilomètres entre Cepoy et Moulins se sont déroulés à un train de sénateur (37km/h), après une première heure groupée au ralenti (31km/h de moyenne !). Avec un vent bien plus modéré que ces deux derniers jours, le peloton a longtemps été à l’abri des bordures, malgré une nervosité incessante.

Les Sky tentent tout

Cela a d’ailleurs permis à Ramunas Navardauskas et Alessandro Fedeli (Delko Marseille Provence) de profiter des routes du Loiret et du Cher en tête. Mais, même en comptant jusqu’à 5’55’’ d’avance, les deux hommes n’ont jamais eu la moindre chance d’aller au bout, étant repris à 38km de l’arrivée. On pensait alors que la course allait s’animer, avec un changement de direction qui rendait les bordures possibles. Mais, à l’exception d’une chute à l’occasion d’un rétrécissement sur un pont, rien ne s’est passé. D’ailleurs, même cette chute n’a eu aucune incidence et tout le monde est revenu. On pensait alors se diriger tranquillement vers un sprint massif, mais c’était sans compter sur les Sky.

Intenable depuis le début de l’épreuve, appliquée lors des deux sprints intermédiaires pour permettre à Kwiatkowski de prendre 6’’ de bonifications, la formation britannique a trouvé à 6km du but une route exposée au vent et ne pouvait laisser passer l’occasion de faire mal à tout le monde. Rowe, Bernal et Kwiatkowski ont fait exploser le peloton, rendant un temps incertain une arrivée groupée. Heureusement, l’arrivée en ville a permis le retour de tous les leaders et sprinteurs.

Démare coince encore

Dès lors, la question était de savoir qui allait s’imposer au sprint dans Moulins. Mal placé suite à la bordure, Dylan Groenewegen (Jumbo-Visma) n’a jamais semblé en mesure de tripler la mise, même s’il se contentera de conserver son maillot jaune. Même constat pour Arnaud Démare. Pourtant idéalement placé à la flamme rouge, lancé par deux équipiers, le sprint de la Groupama-FDJ a une nouvelle fois calé dans les 300 derniers mètres et continue son Paris-Nice frustrant (7e, 7e et 8e). Déjà 2e et 3e dimanche, Caleb Ewan et Fabio Jakobsen ont encore cru pouvoir lever les bras. Mais il n’y avait rien à faire face à Sam Bennett.

Absent des avant-postes lundi, l’Irlandais avait vécu une journée plus tranquille que certains sprinteurs comme Démare ou Groenewegen. Ce n’est pas un hasard si les sept premiers du jour avaient tous été lâchés très tôt la veille. Parfaitement placé dans les roues, Bennett a surgi dans les derniers mètres pour produire son effort au bon moment et résister aux retours d’Ewan et Jakobsen. Le sprinteur de la Bora-Hansgrohe s’offre ainsi son deuxième succès sur les routes de Paris-Nice (3e étape en 2017), son deuxième du mois déjà avec celui décroché lors de la 7e étape de l’UAE Tour. Idéal alors que son gros objectif, Milan-San Remo, approche à grand pas.

Le peloton de Paris-Nice

Le peloton de Paris-NiceGetty Images

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