La victoire au col de Turini et un maillot jaune consolidé : Roglic écrase tout

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PARIS - NICE - Primoz Roglic (Jumbo-Visma) s'est imposé au sommet du col de Turini grâce à un finish de costaud à 200 mètres de la ligne. Le Slovène s'est imposé devant Daniel Martínez (Ineos Grenadiers) et Simon Yates (BikeExchange). Roglic est plus que jamais leader de Paris-Nice avec 47 secondes d'avance sur Simon Yates.

Roglic le plus costaud dans le Turini, Latour perd gros : le résumé de la 7e étape

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Tout en maîtrise. Primoz Roglic a confirmé la mainmise des Jumbo-Visma sur ce Paris-Nice en décrochant samedi la septième étape, la seule avec une arrivée prévue au sommet, celle du Col de Turini (15 kilomètres à 7,3%). Le Slovène a ainsi conforté son maillot jaune de leader en réglant le sprint des derniers favoris en mesure de l’accompagner dans la montée finale. Il possède désormais 47 secondes d’avance sur Simon Yates (Bike Exchange – Jayco), troisième du jour, et 1 minute sur Daniel Martinez (INEOS Grenadiers), deuxième sur la ligne.

La bagarre attendue a bien eu lieu

Le coureur de 32 ans disait avoir "plusieurs rivaux" avant le départ de l’étape. Ces derniers se sont manifestés sur les pentes du Turini, comme on pouvait s’y attendre. Adam Yates (INEOS) a été le premier à attaquer à 7 kilomètres de l’arrivée. Une accélération qui a eu le mérite de décanter la course et de faire exploser le peloton des favoris, déjà réduit à une vingtaine de membres après le travail de sape de Rohan Dennis (Jumbo), solide équipier du maillot jaune. Le Britannique a rapidement été contré par Nairo Quintana (Arkéa Samsic) et Daniel Martinez. Mais aucun d’entre eux n’ont été en mesure d’inquiéter Primoz Roglic. Concentré, à l’aise sur ses pédales, il a répondu aux offensives avant de placer lui-même sa propre banderille, à 5 kilomètres de la ligne. Sans forcer.
Martinez a été le seul à le suivre pendant un moment, prenant même quelques relais légers dans l’optique de récupérer la deuxième place du général. Le duo a ensuite été rejoint par Simon Yates et Nairo Quintana. Tous ont tenté de faire craquer Roglic. Surtout Yates, deuxième au classement. En vain. Les jambes étaient trop lourdes et les attaques de moins en moins franches. Sauf celle du leader de la Jumbo, qui a lancé un sprint de costaud à 200 mètres de l’arrivée. Personne n’a pu suivre et il s’est adjugé sa première victoire de la saison… et la troisième de l’équipe néerlandaise sur ce Paris-Nice après Christophe Laporte et Wout Van Aert. Le maillot jaune s’est passé d’équipier en équipier et il est bien parti pour rester jusqu’au bout sur les épaules du triple vainqueur de la Vuelta.
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Une échappée à 18, Pierre Latour grand battu du jour

Les 140 premiers kilomètres de course ont surtout été une introduction rapide – vu le rythme effréné du peloton – en attendant l’explication des favoris sur les rampes du Col de Turini. 18 hommes se sont tout de même isolés en tête pendant une longue partie de la journée. Parmi eux, trois membres de la Groupama FDJ dont David Gaudu et Quentin Pacher, mais aussi d’autres Français comme Frank Bonnamour et Alexis Gougeard (B&B Hotels – KTM) ou encore Julien Bernard (Trek Segafredo). Mais l’écart n’a jamais vraiment décollé, la faute à des INEOS et des Arkéa très actifs en tête de peloton. Le rythme soutenu a fait des dégâts avec plusieurs abandons, en plus des nombreux non-partants du matin. Il n’y par exemple plus que trois coureurs engagés pour la formation AG2R Citroën et deux pour l’équipe Astana.
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Un démarrage fulgurant et Roglic s'est envolé au sommet du Col de Turini : sa victoire en vidéo

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C’est dans la montée vers Turini que le groupe de tête a fini par exploser, sous l’impulsion de Gougeard puis des coureurs de la Movistar. Quentin Pacher et Frank Bonnamour ont été parmi les derniers à tenir bon, accompagné par Gregor Mühlberger. Le grimpeur autrichien était sans doute le plus fort du lot et il s’est isolé à l’avant à 10 kilomètres du sommet. Mais son offensive était condamnée à l’échec. Il ne s’agissait que d’une question de temps avant le retour des favoris.
Pierre Latour (TotalEnergies), en difficulté dès le pied de la montée, n’a pas réussi à suivre les accélérations des principaux leaders. Le Français, troisième du général avant l’étape du jour, a fini quatorzième en concédant plus de deux minutes au vainqueur. Il perd cinq places et se retrouve désormais huitième du général. Un classement dominé par Primoz Roglic, qui devra évidemment rester vigilant lors de la dernière étape demain, un parcours accidenté autour de Nice avec notamment l’ascension du Col de l’Eze à 15 kilomètres de l’arrivée. Mais la victoire finale lui tend les bras. Tout compte fait, il n’a peut-être qu’un seul rival sur cette Course au Soleil : lui-même.
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