Paris-Nice 2026 - "Je rêve de gagner" : avec Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers), l'ambition se conjugue au présent
Publié 07/03/2026 à 21:55 GMT+1
Pour son premier objectif personnel de la saison, Kevin Vauquelin aura fort à faire sur Paris-Nice avec la concurrence de Jonas Vingegaard ou encore Juan Ayuso, mais aussi au sein de son équipe INEOS Grenadiers, avec Oscar Onley et Carlos Rodriguez. Un trio de leaders qui pourrait servir les desseins du Français, qui rêve de triompher sur la Course au Soleil.
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Vingt-neuf ans que la France attend un successeur à Laurent Jalabert, dernier vainqueur tricolore de Paris-Nice au terme d'un fabuleux triplé (1995, 1996 et 1997). Depuis ? Huit podiums, de nombreux maillots jaunes, mais toujours pas de 22e sacre. Du moins, pour l'instant. Avant même que Paul Seixas ne s'y attaque dans le futur, potentiellement en 2027, Kevin Vauquelin apparait dès cette saison comme un candidat à la victoire finale. Même s'il n'est clairement pas un favori.
Un parcours taillé pour ses qualités
Avec la présence au départ de Jonas Vingegaard (Visma - Lease a Bike), Juan Ayuso (Lidl-Trek) ou encore Brandon McNulty (UAE-Emirates XRG), voir le Normand remporter cette 84e édition semble très improbable, mais depuis son immense et surprenant enchainement Tour de Suisse (3e) - Tour de France (7e) de l'an passé, le Tricolore ne veut plus rien s'interdire. Surtout sur une course sur laquelle il tient tant. "J'aimerais m'affirmer sur une course d'une semaine, en accrocher une à mon palmarès dans les deux prochaines années, expliquait-il en début d'année à L'Equipe. Et je rêve de Paris-Nice, car c'est en France, dans une région où j'habite maintenant. Disputer Paris-Nice cette saison, c'est un vrai choix personnel". Et un choix de raison aussi, vu le tracé.
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Une étape "punchy" en ouverture qui pourrait créer des écarts, trois étapes à Uchon, Colombier-le-Vieux et Apt taillées pour ses qualités, une arrivée au sommet pas trop dure à Auron avant une étape finale allégée vers Nice... Le parcours de ce Paris-Nice 2026 est idéal pour laisser rêver Vauquelin, surtout avec le contre-la-montre par équipes prévu le 3e jour. Pour le nouveau pensionnaire d'INEOS Grenadiers, l'une des meilleures formations dans l'exercice, l'avantage est réel et le test grandeur nature avant celui du Tour de France, à Barcelone.
Le surnombre est un avantage dans les moments importants
"Cela peut être un avantage, mais il ne sera pas définitif, tempère toutefois le Français. On a une belle équipe mais, dans un chrono, on ne sait jamais ce qu'il peut se passer. La moindre erreur de cinq secondes peut vite mener à des pertes de temps. C'est pourquoi il est important de performer en vue du Tour de France. Et, après ce chrono, on verra comment on se situe au général". On, car chez INEOS Grenadiers, Vauquelin est loin de s'afficher comme un leader unique. Avec Oscar Onley et Carlos Rodriguez également présent sur la "Course au Soleil", ce sont trois hommes sur lesquels la formation britannique pourra compter pour jouer le général. Et autant d'option pour malmener la Lidl-Trek et la Visma-Lease a Bike des deux favoris, Juan Ayuso et Jonas Vingegaard.
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Kevin Vauquelin (INEOS Grenadiers) sur le chrono du Tour d'Algarve 2026
Crédit: Getty Images
"Avoir deux ou trois leaders, c'est toujours bénéfique, poursuit le Normand. Pour gagner face à de grosses individualités, il faut savoir parfois 'mettre le bordel'. Il faut jouer sur le surnombre, sur l'équipe et les stratégies qui peuvent être mises en place sur les différentes ascensions. En Algarve, on l'a vu, quand j'ai pu sortir avec Florian Lipowitz (Red Bull Bora Hansgrohe), cela a permis un mouvement de course et à mes équipiers de ne pas rouler pendant que je pouvais jouer l'étape. Le surnombre est un avantage dans les moments importants, dans le final quand on n'est plus que cinq ou dix".
Quand on voit les descentes, il vaut mieux les connaître
Un surnombre qui pourrait se révéler précieux dès dimanche, dans le final de l'étape vers Carrières-sous-Poissy. Mais également le week-end prochain, autour de Nice, sur des routes que Kevin Vauquelin connaît à la perfection. "Je connais tout par coeur, c'est un avantage, assure-t-il. Quand on voit les descentes, il vaut mieux les connaître". À condition d'être encore dans le jeu d'ici-là. Et vu le parcours de cette 84e édition, c'est bien possible.
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