Cyclisme
Paris - Roubaix

Sous les pavés, la page blanche : Vital Concept va découvrir Paris-Roubaix

Partager avec
Copier
Partager cet article

Vital Concept en reconnaissance, à quelques jours de Paris-Roubaix 2018

Crédit: Getty Images

ParAFP
06/04/2018 à 22:31 | Mis à jour 06/04/2018 à 22:32

PARIS - ROUBAIX - Cette saison, Vital Concept, la formation de Jérôme Pineau, fait ses débuts dans le peloton. L'équipe bretonne, qui n'a pas réussi à briller sur le Tour des Flandres, s'attaque maintenant à l'Enfer du Nord. Le défi paraît immense. Mais au sein de cette structure nouvelle, il y a plusieurs hommes qui ont l'expérience de la Reine des classiques... dans l'encadrement et sur le vélo.

Comment gérer les pavés de Paris-Roubaix ? Le casse-tête de la préparation s'impose à toutes les équipes engagées dimanche sur la Reine des classiques, et encore plus pour la néophyte Vital Concept, qui partira d'une page blanche. La Trouée d'Arenberg, Mons-en-Pévèle ou encore le Carrefour de l'Arbre: ces noms mythiques sont surtout des promesses de souffrance pour les coureurs du peloton, qui auront en tout 29 secteurs pavés à affronter dimanche.

"Tous les détails sont importants", sourit Jimmy Engoulvent, l'un des directeurs sportifs de la formation bretonne et maître d'oeuvre de l'opération. "C'est une course à part, la seule de ce genre" ajoute-t-il. Les secteurs pavés requièrent un matériel spécifique et la course réclame un dispositif complexe pour tout ce qui touche au dépannage. A chaque fois, l'expérience est primordiale.

Tour de France

Pineau, déçu du verdict : "La logique aurait voulu qu'on attende encore"

22/03/2019 À 11:48

Bert de Backer, guide et leader

"Même si on est une équipe nouvelle, on a des coureurs qui connaissent pas mal la course et aussi un staff. On ne part pas dans l'inconnu", souligne cependant Engoulvent, douze Paris-Roubaix au compteur quand il était dans le peloton, jusqu'à fin 2015. Pour le matériel, les discussions avec les partenaires techniques se font très en amont. "Notre constructeur (Orbea) est très à l'écoute, demandeur de retour d'informations de la part des coureurs", explique le directeur sportif de l'équipe créée fin 2017 par Jérôme Pineau.

Johan Le Bon (pas au départ de la course cette année), le Néerlandais Bert De Backer (deux fois dans les 12 premiers de Paris-Roubaix, dont en 2015, lorsqu'il avait joué un rôle majeur dans le sacre de son coéquipier de l'époque, John Degenkolb) se prêtent à l'exercice. "Avoir un coureur comme lui (De Backer), ça aide, estime Engoulvent. Ne serait-ce que par l'expérience qu'il a pu avoir dans une autre structure". Privé de Paris-Nice, le groupe breton a mis à profit cette absence de compétition pour suivre un stage en vue des classiques de pavés, Gent-Wevelgem, Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Au programme, reconnaissance des parcours, visionnage, test ou vérification du matériel. Mais, pour l'encadrement, la préparation proprement dite en vue de l'Enfer du Nord commence seulement quinze jours avant.

Un Tour des Flandres décevant

A l'inverse des autres formations, qui reprennent peu ou prou les schémas des années passées, une nouvelle équipe doit partir d'une feuille blanche. Prévoir le dispositif des secours et dépannages techniques, agencer les ravitaillements des coureurs, fixer le rôle de chacun. "Tout le monde est sur le pont", sourit Engoulvent à propos du staff. Pas moins de huit véhicules sont prévus pour aller d'un secteur pavé à l'autre, par des raccourcis, afin de procéder à d'éventuels dépannages. "Par précaution, on double les secteurs importants".

"Paris-Roubaix ne s'improvise pas", dit-on chez Vital Concept comme dans toutes les autres équipes. Qu'en sera-t-il de tous ces efforts consentis et alors que le Ronde a été un échec (Patrick Müller, 21 ans, 71e, a été le premier coureur de la formation à franchir la ligne d'arrivée) ? La réponse appartient à De Backer, ou encore à Corentin Ermenault, un débutant attendu dans une course qui doit en principe lui convenir. En 2016, l'année de son titre européen sur la piste en poursuite, le jeune Picard (22 ans) s'était classé 3e du Tour des Flandres espoirs.

Dans le même sujet
CyclismeParis - RoubaixB&B Hotels - Vital Concept
Partager avec
Copier
Partager cet article