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Siskevicius, le héros malheureux de 2018 s'offre un Top 10 un an après

Siskevicius, le héros malheureux de 2018 s'offre un Top 10 un an après

Le 14/04/2019 à 22:35Mis à jour Le 14/04/2019 à 22:38

PARIS-ROUBAIX – Totalement inattendu à ce niveau, Evaldas Siskevicius a connu une 117e édition de Paris-Roubaix exceptionnelle, avec une incroyable 9e place à l’arrivée. Devant les Oliver Naesen, Greg Van Avermaet et Wout Van Aert. Un exploit pour le Lituanien de la Delko Marseille Provence, hors-délais l’an dernier mais qui avait tenu à terminer, par respect pour l’épreuve.

Il avait été la belle histoire de l’édition 2018, il sera encore celle de 2019. Il y a un an, Evaldas Siskevicius avait terminé Paris-Roubaix à plus d’une heure du vainqueur Peter Sagan. Dernier, hors-délais et lâché à 25km de l’arrivée par la voiture balai, le Lituanien de la Delko Marseille Provence avait conclu sa course dans l’anonymat le plus total. Dans un vélodrome complètement vide et dont il avait même fallu ouvrir à nouveau les grilles pour lui permettre de parcourir les deux tours de piste et finir l’épreuve.

Mais il avait tenu à terminer. Par respect pour l’épreuve, par respect pour tous les efforts fournis jusqu’ici. "Je n’allais pas arrêter aussi près du but et après autant de souffrance, a-t-il expliqué au Parisien. Alors j’ai continué. En arrivant devant le Vélodrome, un type sympa d’ASO a rouvert le portail. Et je suis entré. Mais personne n’aurait parlé de moi si une caméra ne m’avait pas filmé. Et je n’ai pas voulu faire le malin. J’étais quand même le dernier des derniers !" Mais il avait surtout été grand. Et il l’aura encore été cette année, dans un autre registre.

Sans référence jusqu’ici sur les épreuves pavées à l’exception de sa 80e place sur l’Enfer du Nord en 2016, le Lituanien a surpris tout le monde, dimanche, en s’accrochant toute l’épreuve au groupe de Greg Van Avermaet, Zdenek Stybar et Olivier Naesen, les trois principaux favoris de cette 117e édition. Impressionnant de fraîcheur, il a même osé attaquer à 20km pour tenter de sortir du groupe de contre et essayer de rentrer sur la tête de course. Avant de se mêler au sprint pour la 6e place avec brio pour décrocher un improbable top 10. Sans doute l’un des destins les plus incroyables vécus sur Paris-Roubaix.

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