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La revanche des sprinters?
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Publié 03/10/2003 à 13:00 GMT+2
Neuvième et avant-dernière manche de la Coupe du monde 2003, Paris-Tours constitue également l'ultime répétition à une semaine des Mondiaux sur route au Canada. Sur un parcours on ne peut plus plat, les sprinters chercheront dimanche à ramener à la raison
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Le paradoxe tourangeau
De toutes les classiques de Coupe du monde, Paris-Tours est celle qui offre le profil le plus linéaire, avec pour point culminant le Gault-du-Perche, qui n'excède pas 200 mètres d'altitude! Dans un contexte aussi favorable pour eux, les sprinters devraient faire la loi. Ce fut longtemps le cas dans les années 90, avec notamment la victoire d'Erik Zabel en 1994. L'Allemand s'était révélé à cette occasion. Mais depuis le triomphe de Jacky Durand voilà cinq ans, les attaquants font main basse sur Paris-Tours. Depuis, Wauters, Tafi, Virenque et Piil ont emboîté le pas du Mayennais. Alors, l'heure de la revanche a-t-elle sonné?
Petacchi, première?
Si les sprinters parviennent à contrôler la course, le favori est tout trouvé. Non, vous ne voyez pas? Vraiment? C'est pourtant simple. Depuis le début de la saison 2003, qui dit sprint massif dit victoire d'Alessandro Petacchi. La machine à gagner italienne rêve d'accrocher sa première grande classique. Un succès à Tours viendrait parachever sa fantastique année. On devrait donc voir les hommes de la Fassa Bortolo se démener pour mater les échappées, afin d'amener leur leader sur un plateau sur l'interminable ligne droite de l'avenue de Grammont (2600m).
Durand comme chez lui
Vainqueur en 1998 au terme d'une course mémorable, deuxième l'an passé, où seul Jakob Piil l'avait devancé, Jacky Durand adore Paris-Tours. A 36 ans, le Mayennais boucle une saison très difficile, marquée par une sale chute sur le Dauphiné Libéré, qui l'a notamment privé du Tour de France. Rétabli de sa fracture de l'os iliaque, le puncheur de la fdjeux.com (qu'il quittera en fin de saison) se sent encore des fourmis dans les jambes. "Pas mal de formations à l'heure du briefing prononceront mon nom", estime le Mayennais de Grenoble. Il risque en tout cas de constituer une fois encore la meilleure chance française, en l'absence de Richard Virenque.
Bettini pense au Mondial
Solide leader de la Coupe du monde, Paolo Bettini sera bien présent au départ à Saint-Arnoult en Yvelines, dimanche. Mais l'Italien sait que cette course n'est pas pour lui. Son fameux précepte ("quand je prends le départ d'une course, ce n'est pas avec la conviction que je vais m'imposer mais avec la certitude que je peux la gagner"), ne devrait pas s'appliquer en Touraine. Au niveau du réglement, Bettini doit encore participer à une des deux dernières manches de Coupe du monde pour conserver sa couronne, on ne serait donc pas étonné de le voir se retirer en course de route... D'autant que son objectif se situe ailleurs: "Pour gagner à Tours, il faut prendre des risques, remarque le N.1 mondial. Le sprint peut être dangereux. Je dois d'abord penser au Mondial".
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